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Test dvd

Le Masque arraché

DVD - Région 2
Rimini Editions
Parution : 14 / 2 / 2017

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Disons-le tout de go, on n'aurait pas craché sur une édition HD, d'autant que le matériel (conséquence d'une restauration 2K menée par Cohen Media Group) avait fait l'objet d'une sortie US en Blu-ray en décembre 2016.

Il faut donc se contenter de la SD, c'est probablement triste, mais ceci étant établi, rien n'oblige à continuer de faire éternellement la fine bouche face à un résultat très convaincant - dans les limites évidemment imposées par le support. 

La comparaison, notamment, avec les éditions DVD antérieures est assez édifiante, et tout a été largement amélioré (la propreté, la stabilité, la définition, la gestion des contrastes...) dans des proportions assez gigantesques. Le résultat est donc excellent... et - l'a-t-on déjà mentionné ? - aurait probablement mérité de la HD.

Notons que l'erreur orthographique sur le patronyme de l'une des comédiennes, qui apparaît sur la jaquette ci-dessus, a été rectifiée dans les versions définitives commercialisées.

Son

Même constat face à une piste nettoyée, clarifiée, et rééquilibrée de manière à valoriser les dialogues, les ambiances sonores et la partition remarquable d'Elmer Bernstein.

Suppléments

Au rayon des suppléments, outre une bande-annonce (récente, avec une animation 3D grotesque au début), le morceau de choix est un module inédit : dans Sudden Fear par Antoine Sire (39 minutes), l'historien, auteur récemment d'un ouvrage remarqué, aux éditions Institut Lumière/Actes Sud, consacré à Hollywood, la cité des femmes, revient assez longuement sur la carrière de Joan Crawford, et sur les particularités de la comédienne au sein des grandes actrices de l'âge d'or des studios hollywoodiens. Sur un rythme enlevé et avec bon nombre d'anecdotes (tout juste se permettra-t-on de tiquer sur la prononciation des titres anglais, très francisée), Antoine Sire parle également de Sudden Fear et de David Miller, cinéaste méconnu dont il convient de reconnaître les qualités (sans évidemment crier au génie). Le dispositif formel est réduit au minimum (l'interlocuteur parle, et des images ou des extraits viennent se superposer à ses mots), mais le fond est somme toute à la hauteur.

Par Antoine Royer - le 13 février 2017

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