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Test dvd

Le Fils unique

DVD - Région 2
Carlotta
Parution : 9 / 10 / 2013

Image

On le sait, le cinéma japonais d'avant les années 60 n'a pas bénéficié d'une entreprise de préservation globale, et des classiques pourtant bien connus en Occident nous parviennent parfois en bien piteux état. Il ne faut donc pas s'attendre ici à des miracles ; d'ailleurs l'éditeur prend les devants avec un carton indiquant qu'il n'a pas pu faire mieux vu l'état de détérioration avancée des éléments d'origine. Qu'à cela ne tienne ; il ne faut pas fuir pour autant car si la copie a effectivement subi les outrages du temps, le formidable travail de Carlotta notamment au niveau de la compression fait que le confort de visionnage reste tout à fait acceptable. Alors oui la copie n'est pas toujours très stable, oui elle est très sale, points blancs, griffures et brûlures en tout genres étant constamment de la partie, mais les contrastes ont été plutôt bien préservés et la définition est loin d'être catastrophique à l'exception de quelques plans flous. Bref, si les puristes de la perfection lui tourneront le dos, les autres pourront découvrir ce film dans des conditions très acceptables surtout au vu de la rareté du film.

Son

Une seule bande-son, la version originale japonaise en mono. Pas de miracles non plus à en attendre mais hormis un crépitement intempestif et assourdissant à partir du chapitre 14, ainsi qu'un souffle assez sourd tout du long, les bruits d'ambiance (et notamment le résonnement des sabots) se font correctement entendre, la jolie musique de Senji Ito aussi et les dialogues s'avèrent également plutôt clairs. Une piste détériorée mais tout à fait écoutable.

Suppléments

Le temps conté est l'unique supplément que l'on trouve sur ce DVD mais il s'agit d'une jolie réussite grâce à son intervenant qui n'est autre que le réalisateur Jean-Jacques Beineix, qui entretient depuis longtemps une relation de proximité avec le Japon et le cinéma de Yasujiro Ozu. L'auteur de Diva, La Lune dans le caniveau et 37°2 le matin, films phares et emblématiques du cinéma français des années 80, analyse thématiquement le film d'Ozu durant 22 minutes qui passent comme une lettre à la poste. Filmé dans un décor d'intérieur japonais, il partage avec passion et intérêt son regard sur Le Fils unique et son goût pour l'oeuvre du maître japonais. Jamais obscur, toujours concis, constamment intéressant : on en demande pas plus !

Par Erick Maurel - le 7 octobre 2013

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