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Test dvd

Le Docteur Mabuse

DVD - Région 2
Mk2
Parution : 4 / 9 / 2008

Image

Le film a été reconstitué dans sa version la plus proche possible de celle voulue par Fritz Lang puis méticuleusement restauré. La copie exploitée est d’une qualité très appréciable compte tenu de l’âge du film. La définition est plutôt bonne ; il ne reste que relativement peu de griffures et de points blancs et le nettoyage n’a pas fait perdre son grain argentique au film. Le noir et blanc est assez bien contrastée mais a tendance parfois à brûler les blancs. Il subsiste toutefois quelques variations lumineuses sur certains plans. Du point de vue de l’encodage, la compression ne se fait pas trop sentir mais on a constaté un effet d’entrelacement plus ou moins sensible selon les lecteurs utilisés. Dans l’ensemble, c’est du très beau travail.

Son

En stéréo ou en 5.1, l’enregistrement est techniquement sans faille.

Suppléments

La musique de Mabuse (12’) : interview d’Aljoscha Zimermann.
Le compositeur s’exprime sur la partition pour piano, violon, violoncelle et percussions qu’il a spécialement composée après la restauration du film en 2001. On y apprend qu’on n’a retrouvé aucune trace d’une partition originale. Cette création est une musique rétro, tantôt narrative tantôt illustrative, très réussie même si pour une ou deux scènes on peut ressentir un léger décalage avec l’action (la scène de l’acte 6 où la comtesse Told sort de cellule d’un pas lent et mesuré aurait apprécié une musique un peu plus tragique). Il défend d’une manière convaincante ses choix artistiques basés sur la variation de thèmes récurrents et l’insertion de quelques clins d’œil.

Norbert Jacques : l’invention littéraire du Dr. Mabuse (9’30’’) : interview de Michael Farin.
Un classique exposé, concis et informatif, sur la carrière de l’écrivain, le contexte de la création du personnage de Mabuse, la nature des relations entre le roman et le cinéma ou entre l’écrivain et le cinéaste et finalement le destin du personnage de Mabuse que Jacques finit par brader, donnant ainsi naissance à une juteuse franchise du cinéma allemand d’après-guerre. On y apprend aussi que le roman original situait l’action à Munich et que la transposition à Berlin est une idée de Fritz Lang et de Théa von Harbou.

Motifs et thèmes de Mabuse (30’) : analyse et images d’archives de Fritz Lang s’exprimant en 1968 sur Mabuse.
Une grille de lecture du film à travers quelques thèmes sélectionnés. Le documentaire est découpé en chapitres accessibles depuis un menu et il propose d’intéressants extraits des films phares de la période, notamment le Cabinet du Docteur Caligari, le Golem, Faust, Metropolis,.. Le commentaire en voix off est enrichi d’extraits d’une interview de Fritz Lang en 1968 où il parle de Docteur Mabuse, le joueur. On l’y voit renier toute forme de prophétisme au profit d’une simple adaptation de faits divers plus ou moins contemporains, citant « fort Chabrol » pour la scène finale de Mabuse - sa mémoire lui jouant d’ailleurs des tours sur la nature réelle de cet événement. Il établit clairement que pour lui Mabuse n’est pas l’image d’un dictateur à venir mais l’illustration du versant sombre du surhomme de Nietzsche.

Galeries photos

Générique : quatre pages fixes sur l’équipe, les informations techniques et le casting sommaire.

Biographies : pages fixes avec des filmographies.

Crédits

Par Alex Row - le 20 juillet 2006