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Test dvd

La Véritable histoire d'Abe Sada

DVD - Région All
Pagan Films
Parution : - / - / -

Image

Le format CinemaScope 2:35 original est un peu recadré puisqu’il est reporté ici en 2.0 compatible 4/3. On peut encore apprécier les savantes compositions et le découpage de l’espace voulus par Tanaka. Ce léger recadrage ne les a pas trop mutilées. La copie positive et le master vidéo sont techniquement impeccables pour ce premier transfert mondial du film sur support DVD antérieur de quelques mois à l’édition Image en zone 1. La colorimétrie est nuancée : l’impression ressentie à l’occasion des scènes d’intérieurs nuit confine au "‘noir et blanc coloré", lorsque la chair blanche des amants est juste enluminée d’un coin de voile écarlate, d’écharpe de soie violette, du fragment de la lame bleutée d’un couteau. Le rendu du PAL (toujours supérieurs dans les couleurs rouges) accentue cet effet "glacé et chaud" et contribue à la préservation du travail du directeur de la photographie. Aussi bien les plans d’extérieurs de rues blafardes au petit matin que les plans de chair sur fond noir sont dotés d’une définition valorisante.
Tout ce qui précède est valable si vous regardez le film sur un téléviseur, de préférence disposant de plusieurs tailles d’image afin de contrebalancer l’encodage 4/3. Mais attention, visionné sur un moniteur connecté à un ordinateur et lu par un DVDROM, on décèle immédiatement le recadrage opéré du master car il se traduit par une légère anamorphose parfaitement visible, d’autant que le format 4/3 n’est pas compensable comme sur un téléviseur.

Son

Le son mono japonais d’origine est restitué correctement. L’éditeur n’a pas jugé valable de le transformer en Dolby 5.1 et, à l’écoute du résultat, on ne s’en porte pas plus mal. Le rapport musique-effets-dialogues est constamment satisfaisant. Mais il n’y a bien sûr pas de prouesses particulières à espérer dans le cas présent. L’illustration musicale et les chansons qui parsèment le film contribuent de toutes manières à la fascination sonore engendrée immédiatement par la langue japonaise, aux inflexions précieuses et gutturales tour à tour.

Suppléments

Le menu principal, aussi muet que les sous-menus, est écrit en anglais et divisé en 4 parties :

Scenes selection : 5 x 4 photos = 20 chapitres fixes et muets, sans titre, offerts sur un écrans ;

Cast and Crew Info : bio-filmographie sélective et notes historiques et critiques sur le film lui-même (nominé par la critique japonaise un des 10 meilleurs de l’année 1975), l’acteur principal Ezumi Hideaki (dont ce fut le rôle le plus célèbre), l’actrice Junko Miyashita, la firme Nikkatsu (sa période "roman porno" va de 1971 à 1984 très exactement), le réalisateur Noboru Tanaka (né en 1937, il déclarait qu’il savait réaliser des films réalistes et "irréalistes" et qu’il préférait la seconde catégorie). L’ensemble est riche en informations et en remarques pertinentes et suffit à une bonne compréhension historique et critique du genre comme du film ;

Stills : 6 photographies de plateau ou d’exploitation + une de l’affiche originale (très belle). On peut les agrandir tour à tour en format standard (4/3) ;

Subtitles : version originale japonaise. Sous-titrage offert : anglais ; la fonction "status" permet de placer les sous-titres en bas de l’image ou sous la barre noire qui la délimite. Fonction interactive intéressante et novatrice. Dommage que la v.o.s.t.f. ne soit pas offerte : c’est ici que les intérêts contradictoires des ayants-droits et des cinéphiles se heurtent.

On regrette de ne pas disposer, dans un sous-menu supplémentaire, d’un rappel de l’ensemble des titres distribués par Pagan Films, en raison de la richesse de son catalogue mais il est disponible sur Internet.

Par Francis Moury - le 23 mars 2004

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