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Test dvd

La Vallée du solitaire

DVD - Région 2
Artus
Parution : 6 / 9 / 2016

Image

Une copie pas toujours très stable et aux noirs certes sacrément bouchés mais sinon d'assez bonne qualité même si elle semble ne pas avoir été restaurée (comme le prouvent quelques plans plus abîmés durant le dernier quart d'heure et quantité de  brûlures de cigarettes et autres artefacts). Le Technicolor d'origine brille de mille feux, la définition n'est pas trop mauvaise et la numérisation s'avère dans l'ensemble plutôt pas trop mal gérée si ce n'est qu'elle fait apparaitre un grain numérique un peu trop proéminent, qu'elle gâche quelques scènes nocturnes par de gros pâtés de compression et enfin qu'elle laisse apparaitre un très léger effet de peigne néanmoins quasiment invisible en fonction des lecteurs DVD. Néanmoins, voici une très bonne surprise de la part de l'éditeur dans le domaine du western. Après, il est clair que ceux qui ne jurent plus que par la haute définition n'y trouveront certainement pas leur compte. Pour ma part et au vu de la rareté du film, j'applaudis cette édition qui propose un confort de visionnage tout à fait correct.

Son

Une seule piste nous est proposée, la version originale qui, sans en attendre des miracles (quelques craquellements et un peu de souffle durant quelques séquences du dernier quart d'heure), a plutôt bien passé l'épreuve du temps. Seul autre petit reproche, des sous-titres qui sont parfois pressés de partir, avant même que nous ayons pu les lire jusqu'au bout. Rien de rédhibitoire cependant, d'autant que cela ne se produit qu'à de très rares reprises ! A signaler aussi que ces sous-titres sont amovibles.

Suppléments

Au programme de ces suppléments, on trouve un diaporama d'affiches et de photos du film, les bandes-annonces des cinq films existant déjà dans la collection "Les grands classiques du western américain" (en fait il s'agit d'extraits d'environ 1 min 30 chacun) ainsi qu'un module de 22 minutes : La grande solitude, une présentation du film par Georges Ramaïoli, dessinateur et scénariste français de bandes dessinées et pour l'anecdote ex-forumeur actif du site Westernmovies. Le film en lui-même, Ramaïoli ne l'aborde que très succinctement et sans enthousiasme particulier, sachant faire la part des choses y compris lorsqu'il aborde ensuite la carrière des principaux participants au film, à savoir le réalisateur Alan Lemay - dont il émet des doutes quant à sa présence derrière la caméra au profit de son collaborateur / producteur George Templeton - puis les comédiens John Barrymore Jr. (le père de Drew) ou encore Chill Wills dont il reconnait les talents d'acteur mais dont il trace par ailleurs un portrait peu reluisant en tant qu'homme. J'avoue que je ne connaissais pas cette facette de Chill Wills ni les anecdotes qui s'y rattachent, notamment la mauvaise réputation que s'était faite Alamo à cause de lui, nominé aux Oscars pour le film et ayant fait une campagne puante auprès de ses pairs pour pouvoir être élu ; un homme à l'extrême de l'extrême droite américaine, raciste jusqu'au bout des ongles. Même si au final on ne saura pas grand-chose sur le film (mais en y a-t-il plus à en dire), Georges Ramaïoli connait son sujet par coeur et nous en aura appris pas mal sur les participants au film. Sa sympathie aidant, voici une vingtaine de minutes très denses et finalement très intéressantes.

Par Erick Maurel - le 3 septembre 2016