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Test dvd

La Tempête

DVD - Région 2
Malavida
Parution : 30 / 6 / 2017

Image

Pour celles et ceux qui ne possèdent pas de lecteur de Blu-ray compatible avec la zone A - il existe une édition en haute-définition du film chez l’étasunien Kino - et en attendant le premier volume d’une intégrale Blu-ray incluant ce titre - et annoncé pour mars 2018 par le BFI -, ce disque Malavida fera plus que l’affaire. L’image n’a certes pas la précision hautement définie procurée par un Blu-ray mais le master utilisé a été manifestement restauré. Et la définition s’avère globalement satisfaisante, y compris à l’occasion de plans nocturnes ou faiblement éclairés.

Son

On appliquera le même constat à la bande-son – uniquement disponible dans sa version originale – qui, sans être d’une rigueur technique imparable, se révèle globalement fort correcte. Elle respecte, qui plus est, le son mono avec lequel La Tempête avait été distribué à sa sortie en salles.

Suppléments

Aucun supplément audiovisuel ne vient compléter cette relecture jarmanienne du major opus shakespearien. Rappelons que le Blu-ray disponible chez Kino offre, quant à lui, trois courts-métrages réalisés par le cinéaste à l’orée de sa carrière : A Journey To Avebury (1971), Garden Of Luxor (1972) et Art of Mirrors (1973). Indiquons encore que le volume I de l’intégrale HD de Derek Jarman annoncé par le BFI devrait comprendre, outre des suppléments inédits, des archives elles aussi jamais publiées. Sans doute certains de ces bonus devraient concerner La Tempête.

Malavida propose en revanche un livret d’une quinzaine de pages illustrées de photogrammes et reprenant un article de Dominique Choisy déjà paru en 2008 dans le catalogue du Festival Théâtres au cinéma. Intitulé Sauvez nos âmes, le texte offre de stimulantes pistes de réflexion sur une œuvre consistant aussi bien en une réappropriation toute personnelle de La Tempête de Shakespeare par Derek Jarman qu’en l’approfondissement par le cinéaste d’une esthétique filmique placée sous le signe du fragment.

Par Pierre Charrel - le 13 décembre 2017