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Test dvd

La Barrière

DVD - Région 2
Malavida
Parution : 4 / 11 / 2010

Image

La compression se révèle assez moyenne avec notamment un fourmillement numérique particulièrement sensible sur les fonds clairs et quelques artefacts de compression. La netteté et la définition ne sont également pas des plus satisfaisantes. Le noir et blanc se révèle peu contrasté, ce qui donne une image assez plate, sans relief. Des premières œuvres de Skolimowski proposées en DVD par Malavida, cette édition est de loin la moins satisfaisante du point de vue technique. Une fois ces critiques faites, il convient tout de même de saluer une nouvelle fois le courage de Malavida qui suit une ligne éditoriale exigeante, et qui continue année après année à nous offrir des œuvres très rares issues de cinématographies encore peu connues et diffusées.

Son

La bande sonore est quant à elle de bonne qualité, sans défauts notables. Elle est très claire, les dialogues comme les bruitages étant parfaitement audibles d'un bout à l'autre du film.

Suppléments

  • Livret de 16 pages : « Sur l'itinéraire de Jerzy Skolimowski ».
    Ce livret reprend un article publié dans le n°228 de la revue
    Image et Son. Ce dossier ne se concentre pas uniquement sur La Barrière, René Prédal proposant en fait une lecture de l'ensemble de l'œuvre de Jerzy Skolimowski, de ses débuts à 1969, date de publication de l'article. Celui-ci est découpé en six chapitres : Un cinéma et des personnages en marge ; Un cinéma en mouvement ; Un réalisme intérieur ; Le jeu tragique de la vie ; Un monde cloisonné par d'infranchissables barrières ; La soif de la jeunesse : un farouche désir de vivre. Prédal évoque dans un premier temps la place singulière qu'occupe Skolimowski dans le paysage du cinéma polonais qui lui est contemporain. Si Prédal tisse quelques liens entre le travail de Skolimowski et celui d'autres cinéastes (comme Walerian Borowczyk), il s'attache surtout à ce qui le différencie des autres cinéastes de sa génération, que ce soit du point de vue du style, des personnages qu'il met en scène ou des thèmes qu'il aborde. « Eloigné de la splendeur plastique des "grands anciens" mais aussi de l'intellectualisme de ceux qui débutèrent en même temps que lui », Skolimowski est ici dépeint comme un artiste hors norme et irréductible.

Par Olivier Bitoun - le 27 avril 2012