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Test dvd

L'Armée des ombres

DVD - Région 2
Studio Canal
Parution : 29 / 3 / 2005

Image


Un carton en ouverture du film précise que le film a été restauré par Studio Canal avec la participation active de Pierre Lhomme. Et le moins que l’on puisse dire est que le rendu de l’image est impressionnant. Là où les diffusions télévisées laissaient entrevoir un film platement terne, ce DVD révèle un considérable travail sur les couleurs froides, en particulier le cyan. Très belle gestion des contrastes : pour une fois, la séquence de la barque vous paraîtra vraisemblable. Une remarquable restitution d’une œuvre majeure. Il est dommage que la compression se montre parfois trop visible dans les arrière-plans, en particulier lors des séquences intégralement nocturnes.

Son

Une piste mono d’origine nous est proposée. Plutôt bien restaurée, elle est parfaitement intelligible, mais manque juste un peu de dynamisme lors des passages musicaux. Ce défaut est réparé par le nouveau mixage en surround également offert, mais qui comporte hélas quelques effets un peu trop artificiels.

Suppléments

- Filmographies : filmographies plus ou moins sélectives de Jean-Pierre Melville, Lino Ventura, Simone Signoret, Jean-Pierre Cassel, Paul Crauchet, Christian Barbier, Claude Mann et Paul Meurisse.

- Affiches et photos : quelques photos du film - aucune ne montre le tournage - et surtout des affiches, française et étrangères.


- Bande-annonce : étonnante bande-annonce d’époque, portée par la voix off de Melville citant la phrase attribuée à Blaise Pascal : ‘Je ne puis croire que les histoires dont les témoins se feraient égorger’. Restituant parfaitement l’atmosphère du film, elle est en assez bon état. Remarquez que Melville a glissé son portrait parmi ceux des acteurs incarnant les résistants.



- Jean-Pierre Melville et l’Armée des Ombres
- 27 mn 30 : ce documentaire replace rapidement L’Armée des Ombres dans la carrière de Melville, puis donne très largement la parole aux survivants de l’équipe : Jean-Pierre Cassel, Pierre Lhomme, Françoise Bonnot et Eric Demarsan évoquent en détails leurs souvenirs du tournage, qui fut rude par bien des aspects, Melville n’ayant pas pour habitude de ménager ses hommes. Le documentaire donne également la parole à deux cinéastes ayant bien connu l’homme au stetson, Philippe Labro et Bertrand Tavernier. On retiendra tout particulièrement les propos de ce dernier, qui analyse très finement certains aspects du film. Parmi les nombreuses anecdotes, citons celle racontée par Françoise Bonnot, qui nous explique que Melville l’a emmenée peaufiner le montage dans les cabines de projection alors que le film avait déjà été montré, replaçant le défilé allemand en ouverture.

Par Franck Suzanne - le 12 avril 2007