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Test dvd

Je n'ai pas tué Lincoln

DVD - Région 2
Opening
Parution : 23 / 2 / 2005

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La bonne surprise de ce DVD, d’autant que ce film ne fait pas partie des plus célèbres de son réalisateur. L’éditeur présente une copie d’une propreté presque exemplaire. Les défauts de pellicule se comptent sur les doigts d’une main et, à vrai dire, en dehors de l’apparition fugace d’une rayure blanche verticale sur un plan monté, les spectateurs ne disposant pas d’un vidéoprojecteur ne les remarqueront même pas. Les contrastes sont très bien gérés et la définition reste précise sur la quasi totalité du métrage. De son côté, la compression n’est que rarement prise en défaut, même si l'on observe du grain vidéo sur certaines scènes. En conclusion : un plutôt bon report numérique.

Son

Opening ne fournit que la version originale, mais l’on ne va pas s’en plaindre. La piste sonore anglaise est claire, propre et sans aucun souffle disgracieux. Le mixage entre les voix et les ambiances est de bonne qualité pour un film de cet âge.

Suppléments

Je n’ai pas tué Lincoln est disponible dans une édition simple et au sein d’un coffret John Ford comprenant également Vers sa destinée (1939) et Sur la piste des Mohawks (1939).

Les menus fixes sont illustrés par un extrait de la musique du film. Le chapitrage, fixe et musical, est divisé en 12 vignettes réparties sur 3 pages.

Une brève mais pertinente présentation de l’écrivain et journaliste Noël Simsolo introduit le film. Simsolo revient sur l’histoire de Je n’ai pas tué Lincoln et son aspect visuel encore marqué par le cinéma muet et l’expressionnisme. Selon lui, le film de John Ford est une œuvre sur le regard et les signes.

Pour autre supplément, nous trouvons le documentaire L’Enfer des hommes - John Ford et l’Amérique (44’38’’). Derrière ce titre un peu pompeux se cache une interview de Jean-François Rauger, directeur de la programmation de la Cinémathèque française, réalisée par Noël Simsolo. Assis dans une salle de cinéma, Rauger, très admiratif du Prisoner of Shark Island, apporte plusieurs pistes de réflexion après avoir situé le film dans la carrière de John Ford et décrit les relations houleuses entre le cinéaste et Daryl F. Zanuck, patron de la Fox et responsable du « style maison ». L’aspect politique et historique du film, le rapport de l’utopie à la réalité, le personnage ambigu du docteur Mudd, l’investissement personnel de Ford, sont les thèmes développés par Rauger. Chacun de ses développements est illustré par un (long) extrait du film. Ce document se révèle finalement plutôt intéressant pour qui veut prolonger la vision de ce film méconnu.

Par Ronny Chester - le 7 février 2005

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