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Test dvd

Destination: Zebra, station polaire

DVD - Région 2
Warner
Parution : 4 / 5 / 2005

Image

Warner nous livre une copie de toute beauté. Il est aujourd’hui possible de profiter une nouvelle fois de l’esthétique intarissable du film : compression invisible, piqué de l'image, tons de couleurs demeurant fidèles aux souhaits du réalisateur, aucun grain vidéo, aucune poussière (ou si peu), bref, une tenue d’ensemble excellente touchant à la quasi-perfection, comme sait si bien nous en offrir Warner habituellement.

Son

Une piste originale anglaise sans accroc, très claire, présentant un 5.1 permettant une profondeur sonore assez importante. Certes, il ne faut pas chercher les effets que propose d’ordinaire une piste 5.1 dans les films récents, mais la spatialisation est néanmoins réelle et suffisamment bonne pour profiter pleinement de la superbe musique de Michel Legrand. La piste française, moins bonne en ce qui concerne la clarté de l’ensemble, se voit attribuer un stéréo 2.0 tout à fait acceptable… d’autant que le doublage est de très bonne qualité, comme souvent pour les films de cette époque. Les sous-titres, quant à eux, sont clairs et suffisamment petits pour ne pas gêner la vision du film.

Suppléments

On trouve une bande-annonce un peu courte du film (normal, il fallait préserver le suspense à l’époque) et deux autres bandes-annonces, celle de Géant et d'Un homme est passé. Puis on peut également regarder un petit documentaire d’époque d’environ six minutes sur le film : pas inintéressant mais trop court, on a le temps de glaner quelques informations sympathiques comme le fait d’utiliser un vrai sous-marin nucléaire prêté par la marine pour certaines séquences du métrage. Inutile de dire cependant que l’interactivité fait carrément office de remplissage et reste indigne d’un film d’une telle importance : Destination Zebra, station polaire méritait largement mieux.

Signalons également un double carton rouge pour Warner pour ce qui concerne la jaquette. En effet, bien que le visuel soit assez beau et soigné, l’on note deux erreurs importantes. La première vient du titre, la jaquette ne faisant apparaître que Destination Zebra (alors que le vrai titre français d’époque était Destination Zebra : station polaire), ce qui en soit n’est pas trop grave (le titre étant de ce fait plus facile et rapide à prononcer et, disons-le, meilleur), mais apparaît scandaleux en regard de l’histoire du film. Un peu comme si nous décidions de réduire L’Homme qui tua Liberty Valance à Liberty Valance, ce serait faire un véritable affront au film. Un affront, Warner en fait un particulier au spectateur désireux de voir le film en raison d’une deuxième erreur au dos de la jaquette et plus gênante ce coup-ci : le résumé du film dévoile le nom du traître au sein du commando. Un comble quand on sait l’importance que cet élément de surprise a dans le film. Bref, ainsi avant même d’avoir mis le DVD dans son lecteur de salon, volent en éclat les fausses pistes et rebondissements que John Sturges s’évertue si brillamment à distiller tout au long de l’intrigue. Impensable !

Par Julien Léonard - le 4 février 2006