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Test dvd

Dead zone

DVD - Région 2
Opening
Parution : 2 / 8 / 2000

Image

Faire le test fin 2012 d'un DVD sorti il y a plus de douze ans est un exercice qui n'a guère de sens tant la technique a considérablement évolué en plus d'une décennie. Il faut dire qu'en 2000 cette édition ne brillait déjà pas par sa qualité, mais aujourd'hui revoir le film dans ces conditions tient de l'épreuve... Au moins le film est proposé en 16/9, ce qui n'empêche pas que le format n'est pas respecté avec une image tronquée de part et d'autre qui ramène le ration à environ 1.63:1 contre le 1.85:1 d'origine. Le reste est à l'avenant avec un rendu tellement en deçà de ce que l'on l'habitude de voir sur nos écrans depuis plusieurs années (et en ne s'en tenant encore qu'à la SD) que toute comparaison avec les standards actuels n'a guère de sens... Manque de définition et de piqué, effets d'aliasing à gogo, artefacts de compression, bruit numérique et fourmillements omniprésents, mouvance de l'image... cette édition est un vrai catalogue des défauts du support DVD. Dès que la caméra est en mouvement (voir l'affreux rendu de la séquence d'ouverture dans les montagnes russes), ces défauts deviennent particulièrement envahissants. Les couleurs sont délavées, les contrastes mal équilibrés et le master n'est pas des plus propres, avec des griffures et des taches bien visibles.

Son

Côté son, ce n'est guère mieux. La version originale est ici proposée en 5.1. Elle présente un souffle constant mais surtout un effet d'écho particulièrement gênant. L'équilibre des voix, des ambiances et de la musique est également très mal géré, si bien que cette spatialisation forcée finit par complètement dénaturer l'oeuvre. De plus, la bande sonore a un rendu métallique particulièrement désagréable et agressif. La version française est plus agréable à écouter mais est complètement dépouillée et ne présente aucun relief. Les voix sont fortement mises en avant et écrasent tous les autres éléments sonores.

Suppléments

Documentaires sur Stephen King (5 min 07) et David Cronenberg (4 min 21)
Il s'agit de petits compléments qui consistent en une succession d'images fixes sur lesquelles se déroule un commentaire qui entend résumer en moins de cinq minutes les oeuvres de ces deux immenses artistes. Mission impossible et mission effectivement ratée tant ces modules ne parviennent qu'à aligner les poncifs et les raccourcis. De plus, l'animation des photos à base de zooms et autres effets datés fleure bon l'esthétique de film d'entreprise.

Bande-annonce (VOST)

Filmographies de Stephen King, David Cronenberg, Christopher Walken et Martin Sheen

Par Olivier Bitoun - le 10 décembre 2012