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Test dvd

Darling Lili

DVD - Région 1
Paramount
Parution : 25 / 10 / 2005

Image

Techniquement solides, le DVD propose une image épatante et des couleurs pimpantes au sein d'un flamboyant Cinemascope, écrin véritablement idéal pour un authentique festin visuel. Compression maîtrisée, malgré la longueur du longs métrages, et noirs profonds. Les incrustations des arrières-plans sur les scènes aériennes de Darling Lili apparaissent très légèrement abîmées, mais là encore rien de gênant d'autant plus qu'il s'agit de très brefs inserts.

Son

Ce film était projeté dans des salles équipées pour une diffusion du son en multi-canaux. Le 5.1 de Darling Lili proposé ici n'est donc en rien un remixage et permet précisément de reconstituer la bande sonore telle qu'elle a été pensée par les ingénieurs de l'époque. Les numéros musicaux se démarquent ainsi par une belle ouverture du champ sonore et un surcroît d'énergie. Comme les passages chantés alternent avec ceux parlés, il est évidemment conseillé de préférer la version originale. Également proposé dans un excellent 2.0, Darling Lili n'offre de toute façon pas de doublage. A noter que les chansons sont sous-titrées.

Suppléments

On n'apprendra malheureusement rien ici des conditions de production de ce film pourtant si mouvementées. Et l'on se prend à rêver d'un commentaire audio équivalent à celui de Victor/Victoria qui réunissait avec beaucoup d'émotion Edwards et Andrews. Chapitrage en 19 segments.

Scènes coupées (33'20") : au nombre de 19, sous-titrées en anglais et bénéficiant de la même restauration que le film, elles permettent de reconstituer la version de 1970. Il s'agit au final moins de scènes véritablement inédites que d'un montage rallongé de scènes déjà incluses dans le director's cut. Plusieurs séquences se voient ainsi enrichies par des plans ou des répliques supplémentaires. Les batailles aériennes gagnent de nouvelles acrobaties. La soirée d'enfer que fait passer Lili au Major, brisant ses élans passionnels par des provocations destinées à lui faire lâcher son secret, se révèle ici encore plus épique. Une très belle scène nous montre les deux amants suivre une chorale d'enfants dans un parc. Ce supplément est donc une véritable aubaine. Il n'est cependant pas dit que réintégrées au film, ces scènes ne finissent pas par déséquilibrer le récit et nuire à son rythme. On regrettera tout de même qu'à partir du moment où il disposait de ces plans, l'éditeur n'ait pas pensé à proposer les deux versions.


Bande-annonce (47") : suite d'images fixes qui se contente de tout miser sur le nom de Julie Andrews sans quasiment rien révéler du sujet du film. Rétrospectivement, on ne s'étonnera pas de son insuccès avec une telle pauvreté d'arguments marketing.

Par Elias Fares - le 19 avril 2007