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Test dvd

Casanova '70

DVD - Région 2
Carlotta
Parution : 22 / 7 / 2009

Image

L’annonce par les éditions Carlotta d’un « nouveau master restauré », on le sait, représente une certaine garantie qualitative. Et en effet, l’image (16/9 compatible 4/3) est particulièrement soignée, d’une stabilité exemplaire, et le rendu chromatique, en particulier, est admirable (couleurs flambantes et noirs profonds). Le film contient toutefois quelques plans un peu plus abîmés (rayures, griffures), dans lesquels un aspect granuleux se fait plus marqué (les parties parisiennes, alpines ou siciliennes notamment).

Son

Le film est proposé dans son unique version originale sous-titrée en français (sous-titre amovibles) en mono, qui malgré un souffle parfois assez marqué et un léger manque de relief, n’altère pas le confort de visionnage. A noter toutefois plusieurs séquences en post-synchronisation, qui offrent une clarté plus marquée mais provoquent régulièrement un décalage visible entre l’image et le son.

Suppléments

Une sympathique bande-annonce muette offre un montage pétillant d’images du film, dans le style pop et coloré des années 60 (elle s’interrompt toutefois de manière assez abrupte) tandis qu’on peut apprécier deux séquences coupées au montage, amusantes mais en effet parfaitement dispensables (un exercice militaire impliquant le Major et sa visite loufoque dans une « manufacture d’objets anciens »).

Le morceau de choix est un entretien de 23 minutes avec Grégory Valens, critique pour la revue Positif, intitulé Eloge de la conquête, et exclusivement centré sur le film ; avec pédagogie, l’analyste resitue Casanova ’70 dans son contexte de production, évoque les carrières des divers protagonistes (Monicelli, Mastroianni, Age & Scarpelli) et mentionne la dimension sociale satirique du film. Si la jaquette nous annonce qu’il y « démontre pourquoi Casanova ’70 est un film charnière dans l’œuvre de Monicelli », la réalité est un peu plus mesurée : sans pour autant dénigrer le film, Grégory Valens insiste surtout sur sa grande légèreté. Un beau supplément, joliment réalisé, auquel on pourrait tout juste reprocher d’être un peu long sur un film qui n’en méritait pas tant.

Par Antoine Royer - le 5 décembre 2009

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