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Test dvd

Buffet froid

DVD - Région 2
Studio Canal
Parution : 10 / 6 / 2003

Image

Elle bénéficie d’une restauration qui fait ses preuves. Une compression et une définition qui respectent les couleurs et l’ambiance générale voulue par le réalisateur et quelques rares problèmes dus à des scènes parfois très sombres qui peuvent faire apparaître des petits blocs de pixellisation, mais rien de grave. La luminosité est elle aussi convaincante, surtout dans la scène finale, dont le ciel n’a pas subi les outrages parfois voyants du numérique.

Son

Un mono d’origine très clair, même si on sent qu’il y a des petites baisses de volume par instants. Compte-tenu du genre qui nous intéresse, ce n’est pas du tout un obstacle. Petite présence de la musique également dans les enceintes.

Suppléments


Peu
de suppléments dans cette édition de la collection Studio Magazine sortie chez Studio Canal.



Une bande-annonce - 2'10": D’époque, avec griffures et poussières qui témoignent de la qualité du nouveau master utilisé pour l’édition DVD. L’image tremble, mais la BA en elle-même possède ce cachet "De Palmien" avec l’utilisation du Split-screen. Elle possède aussi ce ton sec et direct qui fait sa qualité.

Une pré-bande-annonce - 0'30" : Très peu d’intérêt au vu de la bande-annonce.

Une filmographie des acteurs principaux et du réalisateur : elles reprend les principaux films des intéressés, elle est déroulante et part des films les plus récents aux plus anciens.

10 BA de films de la même collection, parmi lesquelles celles de Ran ou de Elephant Man.

Un entretien avec Bertrand Blier - 24'. Le cinéaste, pipe à la main, revient en détails sur la genèse du film, ses sources d’inspiration. On comprend que c’est l’immense Gérard Depardieu qui fut au départ de tout le processus créatif d’un film qu’il eût du mal à produire, les producteurs se montrant réticent à la lecture du roman, ce qui peut paraître paradoxal quand on sait qu’il sortait de deux longs-métrages à succès Les Valseuses et Préparez vos mouchoirs. On y apprend sa façon d’appréhender la mise en scène et le fait qu’il n’utilise aucun story-board, qu’il n’y a pas de croquis, de pré-découpage ou de positions de caméra pensées avant de tourner des scènes. Il s’explique aussi sur la façon avec laquelle il retourne les clichés et les postulats comme des crêpes, et avoue lui-même ne pas retrouver la même inspiration aujourd’hui qu’à cette époque charnière. Bref un vrai régal pour tous les fans du bonhomme, mais aussi pour les autres.

Par Jordan White - le 6 avril 2004