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Test blu-ray

Portrait d'une enfant déchue

BLU-RAY - Région B
Carlotta
Parution : 22 / 2 / 2012

Image et son

Cette restauration effectuée à partir du négatif original laisse peu de place aux critiques. Le transfert est solide, extrêmement propre (on ne relève que de très rares salissures et quelques  rayures) et avec une compression invisible. C'est une belle image qui respecte l'étalonnage de l'époque et qui n'a pas peur du grain. La définition est très satisfaisante. Carlotta offre ici des conditions optimales pour (re)découvrir le film. 

Pas de souffle et un rendu convaincant pour une bande-son épurée qui ne verse jamais dans la démonstration.

Suppléments

Le film révélé (13 min)
Pierre Rissient évoque sa découverte du film au Festival de San Francisco en 1970 et son enthousiasme face à l'accueil glacial de la critique américaine. Certain que la France pourrait accueillir à sa juste valeur ce film très moderne il entreprit des démarches pour le sortir alors qu'Universal "l'abandonne" et ne le sort que dans quelques salles aux Etats-Unis. Rissient nous apprend par ailleurs que le studio, pour apaiser les réactions de spectateurs, avait remonté le début de l'oeuvre en rajoutant une présentation "pseudo didactique" qui pouvait en dénaturer sa portée. Avec les années, malgré une visibilité très faible, Portrait d'une enfant déchue a acquis "une petite réputation" en Amérique suite aux critiques françaises, parallèlement au succès de L'Epouvantail et à la côte grandissante de Schatzberg. Devenu ami avec Rissient, ce dernier est toujours resté en marge, plus new-yorkais qu'hollywoodien, et jalousé par certains. 

Illusion et réalité (51 min)
Dans un visuel soigné, à l'habillage élégant, un dialogue entre Michel Ciment et Jerry Schatzberg pendant lequel le réalisateur revient sur son parcours, l'univers de la photographie de mode (qui lui a appris la base du métier et permis son ascension vers le monde du cinéma), la genèse et l'aventure de ce premier film, ses méthodes de travail. Témoin ému de la déchéance du mannequin Anne St Marie, il souhaitait raconter cette histoire. Hésitant entre plusieurs supports, il a finalement choisi de se lancer dans l'écriture d'un scénario dont la première ébauche fut écrite avec le scénariste français Jacques Sigrud (Dédée d'Anvers, Les Tricheurs, Trois chambres à Manhattan...) qui est à l'origine du titre. Mais ils ne se sont pas entendus, le traitement de Sigrud ne correspondant pas aux souhaits de Schatzberg. C'est Carol Eastman qui reprendra le scénario, en s'inspirant des cassettes d'entretiens avec Anne St Marie, enregistrées par Schatzberg. Eastman a beaucoup apporté à ce "portrait fragmenté du monde à travers les yeux d'une femme", très moderne par la complexité de sa construction et de sa bande-son, troublant par de nombreux aspects autobiographiques (le monde la mode, etc.).

Bande-annonce 2011 (HD - 1 min 17s)
C'est la bande-annonce élaborée pour la sortie française, à l'automne 2011. Dommage de ne pas avoir inclus la bande-annonce d'origine...

Par Stéphane Beauchet - le 20 février 2012

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