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Test blu-ray

Phantom of the Paradise

BLU-RAY - Région B
Opening
Parution : 1 / 12 / 2009

Image

Opening présente toujours Phantom of the Paradise dans une version mattée en 1.85 : 1, toutefois on observe quelques petites différences de cadrage par rapport au DVD ; par exemple, lorsque Swan visite Phoenix dans sa loge après le morceau « Old Souls », on entrevoit lors d’un panoramique le titre de l’article affiché en haut du miroir : « Meet a Harper’s Freak » - mention que l’on voyait en haut du cadre en salle durant toute la scène, mais parfaitement invisible sur le DVD. En revanche, sur d'autre séquences l'image apparait très légèrement rognée - rassurez-vous, c'est indécelable sans une comparaison plan par plan.
L’apport de la haute définition sur ce titre est surtout flagrant au niveau de la profondeur de champ : le niveau de détails dans les profondeur du décor, entre autres durant le tableau final, est appréciable. Mais la photographie assez douce du film fait que l’on n’obtiendra jamais de définition ‘au rasoir’, et les plans comportant des truquages optiques conservent un léger flou, déjà visible en salle. En revanche, sur la plupart des gros plans, on note un gain de définition. Même s'il servira jamais de disque de démonstration, ce blu-ray présente un progrès notable.

Son

Au contraire du DVD, le Blu-ray ne nous offre que le choix entre la VO et la VF en DTS 5.1. Si le remix est plus que sobre en matière d’effets, on notera que ponctuellement certaines voix se détachent trop de l’ensemble. Il n’est pas interdit de basculer son ampli en mode stéréo.
Dernière chose : on ne saurait trop conseiller à l'éditeur de proposer sur ses titres à venir la possibilité de paramétrer les sous-titres, qui sont ici placés bien trop haut.

Suppléments

Disque 1 :

- Présentation par Gerrit Graham - 47 s : l’interprète de Beef se fend d’une introduction entièrement en français au ton très pythonesque.

Disque 2 :

- Paradise Regained - 50 mn : Ils sont tous là, ou presque. Brian De Palma, Paul Williams, William Finley, Jessica Harper, Gerrit Graham, Paul Hirsch,… Et au contraire des documentaires de Laurent Bouzereau, le réalisateur ne monopolise pas la parole. Tous les intervenants nous racontent donc ce tournage haut en couleurs. Rempli d’anecdotes - il faut entendre Gerritt Graham, qui s’exprime partiellement en français, raconter comment les danseuses issues d’une université méthodiste étaient horrifiées par leurs costumes -, et d’information - Paul Williams confirme que la séquence des obsèques de Beef n’a jamais été tournée -, ce documentaire est un vrai régal pour tous les fans du film. De plus, il pose des questions essentielles : Kiss a-t-il copié les Undead, ou est-ce le contraire ? Le costume du Phantom et sa boîte vocale ont-il réellement inspiré celui de Darth Vader ? Indispensable.

- Carte Blanche à Rosanna Norton - 9 mn 36 : Filmée par un caméscope tremblant, la costumière se remémore son travail sur le film. Parmi d’autres souvenirs, elle nous explique que c’est Gerrit Graham en personne qui eut l’idée de la ceinture ornée de bois de cerf en contemplant la collection de son taxidermiste de mari. Un supplément sympathique, même s’il fait un peu mal aux yeux.

- Fausse Publicité par William Finley - 31 s : L’acteur a trente secondes pour nous vendre un modèle unique d’action figure du Phantom. Même si elle n’existe pas, JE LA VEUX !

- Filmographie de Brian De Palma : Filmographie déroulante reprenant les long-métrages du cinéaste jusqu’au Dahlia Noir.

- Film Annonce - version longue - 2 mn 08 : assez belle bande-annonce, même si elle raconte à peu près l’intégralité du film, dans un état acceptable même si les couleurs ont tendance à virer dans les rouge.

- Film Annonce - version courte - 1 mn : cette bande-annonce plus ramassée se focalise sur les aspects les plus horrifiques du film en l’inscrivant dans la continuité des classiques du genre.

Pour conclure, en dépit d’un digipack au couleurs un peu trop fluorescentes, on peut dire qu’on a enfin entre les mains la première édition satisfaisante de Phantom of the Paradise, et à ce jour c’est une exclusivité française - voilà qui va faire des jaloux dans d'autres contrés ; signalons en passant que la présente édition est Zone 0. De quoi nous faire un peu oublier le mythique laserdisc Criterion annulé en son temps. Les amoureux du film peuvent se la procurer les yeux fermés, on ne devrait pas voir mieux avant l’arrivée du prochain support.

 

Matériel utilisé : lecteur Sony PS3 relié en HDMI à un projecteur tri-LCD Sanyo Z5 et en optique à un ampli Yamaha DSP-A5 couplé à des enceintes JM Lab Chorus.

Par Franck Suzanne - le 16 février 2006

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