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Test blu-ray

Noce blanche

BLU-RAY - Région B
Carlotta
Parution : 4 / 9 / 2019

Image

Carlotta ajoute à sa salve Jean-Claude Brisseau la toute dernière restauration de Noce blanche, scanné en 2K par Digimage Classics. La photographie à la fois douce et naturaliste de Romain Winding trouve ici un écrin magnifique, parfaitement restitué. La définition est d'un bon niveau, l'image est assez fine et très détaillée (certains gros plans sont magnifiques de précision). La copie est stable, immaculée, et bénéficie d'un étalonnage nuancé, aux contrastes faibles en densité (choix assumé qui renforce l'aspect un peu ouaté et diffus de la photographie). La texture est conservée, avec un grain fin, assez discret mais bien présent, soutenu par un encodage invisible (quelques macroblocs pouvant cependant apparaître, très rarement, dans les bandes noires latérales).

Son

La bande-son a, elle aussi, profité d'une restauration très soignée, entièrement nettoyée et dénuée de tout dommage du temps. Nous avons droit à une restitution très fidèle du mixage d'origine, avec une dynamique appréciable et un rendu détaillé.

Suppléments

Carlotta reprend les suppléments produits pour l'édition Opening sortie en 2002.

Entretien avec Jean-Claude Brisseau (54 min - SD upscalé en 1080i)
Ce long entretien de Brisseau est divisé en plusieurs parties : « le projet », « Vanessa Paradis », « la méthode Brisseau », « les personnages », « le montage ». De manière générale, on pourrait le lire ainsi : la première partie raconte l'histoire de Brisseau et de son film, les anecdotes liées au montage du projet, le contexte historique de l'époque ; la seconde partie est plus axée sur la technique cinématographique et de mise en scène de Brisseau : son travail avec les acteurs, son travail de montage avec Lisa Hérédia. Le cinéaste apparaît comme un créateur minutieux, extrêmement attentif à la sincérité qui devait émaner de ses personnages et de son film. Intransigeant, assez amer, Brisseau donne quelques clés de son cinéma, tout en gardant une part de mystère.

Entretien avec Ludmila Mikaël (23 min - SD upscalé en 1080i)
Exclusif à l'édition en Blu-ray, un excellent entretien avec une actrice modeste qui garde un très bon souvenir de ce tournage plein d'humilité, entouré de gens talentueux. Elle revient sur le travail avec Jean-Claude Brisseau, une rencontre "extraordinaire" et "magique", dont elle retiendra surtout la "compréhension intime, immédiate entre nous" et sa façon de diriger en venant "parler bas". Elle évoque ses partenaires Bruno Cremer ou Vanessa Paradis, "une personne vraie" qui travaillait dur, et se souvient du tournage, le fou rire du premier jour, la photographie de Romain Winding qui "exaltait ce que je pouvais apporter émotionnellement", ou sa réaction face à ses scènes coupées au montage. Elle évoque également le métier d'acteur, "ce mélange étrange entre un personnage et soi-même", et revient sur sa carrière, partagée entre le cinéma et le théâtre.

Scènes inédites (16 min - SD upscalé en 1080i)
Ce supplément comporte trois scènes inédites commentées par Brisseau : une version de la rencontre au restaurant de François et Mathilde, la deuxième visite de François chez Mathilde, où il lui propose son aide, et la première scène de jalousie du film. Il est d'abord intéressant de découvrir ces variantes, parfois tournées en plan-séquence, et qui produisent donc des effets très différents. Surtout, Brisseau est extrêmement précis sur les coupes qu'il a faites, et les justifie avec beaucoup de clarté. On retrouve dans ses explications le souci de netteté qui caractérise le cinéaste, sa volonté d'éviter tous les plans trop explicatifs, et son attention à la montée dramatique de la narration. Cette démonstration de montage met en évidence l'intelligence d'un cinéma qui refuse d'être trop explicite ou de surcharger l'image de détails. Un cinéma qui va directement au cœur des choses, dégraissé.

Scènes commentées par Bruno Cremer (40 min - SD upscalé en 1080i)
Autre supplément exclusif à l'édition en Blu-ray, un commentaire audio de l'acteur pendant les 40 premières minutes du film. Il revient sur ce rôle "très ambigu" et le rapport de force avec la jeune lycéenne, leur "amour interdit". Il parle de la chanteuse Vanessa Paradis qui faisait ici ses débuts à l'écran, de son jeu ("elle était pile le personnage, [Jean-Claude Brisseau] ne pouvait pas trouver mieux"), et de son autre partenaire, Ludmila Mikaël, dont le rôle a été très écourté au montage. Il évoque le travail du réalisateur, "un grand scénariste" qui savait écrire des dialogues, et à la mise en scène peu directive. Interrogé sur sa carrière, Bruno Cremer avoue regretter d'être un peu trop catalogué depuis La 317e section ("une marginalité de laquelle je ne sors pas"), parle de Claude Sautet dont il admire le professionnalisme et l'osmose avec les acteurs, ou ses références : Gary Cooper, Henry Fonda ou James Cagney ("le plus grand acteur que j'aie jamais vu").

Bande-annonce (1 min 47 - SD upscalé en 1080i)
Elle se conclue sur un long gros plan de Vanessa Paradis, une prise alternative non incluse dans le montage final.

En savoir plus

Taille du Disque : 42 382 937 866 bytes
Taille du Film : 22 855 876 608 bytes
Durée : 1:32:25.581
Total Bitrate: 32,97 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,98 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29986 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1061 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 256 kbps / DN -7dB
Subtitle: French / 23,121 kbps

Par Stéphane Beauchet et Anne Sivan - le 22 octobre 2019