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Test blu-ray

Montagne rouge

BLU-RAY - Région B
Sidonis / Calysta
Parution : 3 / 6 / 2021

Image

Après de petites éditions DVD sorties il y a environ 4-5 ans en Allemagne, en Espagne ou en Italie (mais pas aux USA !), Montagne rouge est proposé pour la première fois en France par Sidonis. Cette rareté produite par Paramount n'a malheureusement pas été restaurée récemment, et malgré un matériel plutôt daté, l'éditeur a quand même osé un Blu-ray, histoire d'offrir aux aficionados français les meilleures conditions de visionnage possible. L'ensemble bénéficie d'un transfert techniquement modeste, sans doute réalisé il y a une bonne quinzaine d'années, au moins. Le trait reste correct mais le niveau de détail n'est pas très probant. La copie est très légèrement instable, avec des contrastes satisfaisants, de très rares pulsations, et surtout une propreté à souligner. Le grain parait à la fois fin mais peu précis. Les éléments photochimiques sont heureusement dans un état convenable : la copie souffre peu de contours colorés, souci récurrent avec les films en Technicolor. Par contre, niveau colorimétrie, le télécinéma de l'époque peine à retranscrire au mieux les nuances des couleurs d'origine, qui restent assez basiques. On retrouve en plus cette fameuse orientation magenta si appréciée des laboratoires américains, même si certains passages possèdent une palette un peu plus ample, avec des verts et des tons chauds bienvenus. Mais une grande partie des images restent encore un peu ternes voire terreuses, une caractéristique qui pourrait être d'origine. Encore une fois, Sidonis propose un film rare, du genre à être peut-être diffusée sur Paramount Channel... et c'est à peu près tout. Même dans des conditions limitées, les fans d'Alan Ladd n'hésiteront pas longtemps.

Son

Un peu limitée par une saturation palpable durant les scènes d'action et l'arrivée massive de la musique, la version originale de Montagne rouge apparaît relativement correcte. Peut-être un peu couverte, le rendu apparaît malgré tout clair, avec des voix intelligibles et peu soumises aux traces du temps. Pas de souffle, sifflantes discrètes. La version française est de bonne facture, malgré une dynamique plus réduite et un spectre plus restreint (les basses fréquences restent clairement en deçà de la VO). Le souffle est un tout petit peu plus présent mais l'ensemble conserve une certaine qualité d'écoute, sans sifflantes, avec des voix claires.

Suppléments

Présentation de Jean-François Giré (16 min - HD)
Spécialiste du western et intervenant régulier des éditions Sidonis, Jean-François Giré fait une honnête présentation de Montagne rouge, western "totalement oublié" qui, selon lui, mérite d'être redécouvert. Il revient rapidement sur la carrière de William Dieterle, dont Montagne rouge est l'unique western, si l'on fait exception d'une séquence de danse de Duel au soleil. Giré fait ensuite un rappel historique sur le Général Quantrill qui a inspiré le personnage du film, et sur la performance de John Ireland qui était alors porté par le succès de J'ai tué Jesse James, mais dont la carrière n'aura finalement pas le succès attendu. Jean-François Giré se livre à l'analyse du film, soulignant le jeu distant de Lizabeth Scott, les beaux paysages du Nouveau-Mexique, la musique "très inspirée" et peu envahissante de Franz Waxman, ou la conclusion pessimiste sur une Amérique fracturée.


Présentation de Patrick Brion (13 min - HD)
L'historien rappelle traditionnellement les grands films de 1951, "une des très belles années du western", avant d'évoquer la production du film et son changement d'équipe en cours de route (c'est John Farrow qui devait le réaliser, au départ), soupçonnant que le "scénario un peu confus" puisse en être une conséquence. Patrick Brion revient ensuite sur la carrière d'Alan Ladd, "une grande, grande, grande vedette" qui était alors à une étape importante de sa carrière, et dont il souligne les rapports "sexuellement insolents" avec Lizabeth Scott dans le film. Il fait ensuite un bref récapitulatif des nombreux westerns ayant utilisé le personnage du Général Quantrill, et les libertés prises par le scénario de Montagne Rouge, et conclue longuement sur la carrière de William Dieterle, l'un des grands cinéastes de la Warner Bros., notamment pour ses célèbres biographies.


Alan Ladd, un cavalier vers l'Ouest (18 min - SD)
Produit pour le DVD de Smith le taciturne en 2007, un très bon portrait de l'acteur par le cinéaste cinéphile Jean-Claude Missiaen. Il évoque l'"illusion combinée de la souplesse et de la force", ou la délicatesse assumée pour ses partenaires féminines, dont il évoque même la "muflerie sexy" dans Montagne rouge. Un résumé complet et efficace de son "héritage cinématographique considérable", abondamment illustré.


Alan Ladd, un homme tranquille (57 min - SD - 4/3)
Documentaire produit en 1998 qui revient sur la carrière d'Alan Ladd. D'une facture très classique, essentiellement limitée à la légende, c'est néanmoins un bon moyen de découvrir le parcours de l'acteur, de ses premières comédies romantiques légères en passant par le Film noir, jusqu'au western dont il sera un des piliers du genre.


En savoir plus

Taille du Disque : 34 863 147 504 bytes
Taille du Film : 22 695 942 144 bytes
Durée : 1:23:47.397
Total Bitrate: 36,12 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,91 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29915 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 2041 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 2084 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 0,496 kbps
Subtitle: French / 30,970 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 1 juin 2021

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