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Test blu-ray

La Main qui venge

BLU-RAY - Région B
Sidonis / Calysta
Parution : 17 / 3 / 2020

Image

Dark City est un nouveau film du catalogue Paramount à arriver en France grâce à Sidonis, il s'agit cette fois d'un sympathique Film Noir précédemment édité en Blu-ray par Olive Films aux Etats-Unis, en 2012. L'ensemble reste encore techniquement imparfait mais relativement recommandable, avec une restauration souvent réussie malgré un matériel photochimique pas toujours optimal. Hormis les habituels plans truqués (fondus enchaînés ou au noir) au rendu plus épais à cause de leur mode de fabrication qui générait une perte de qualité, on regrettera surtout une pulsation de luminosité quasi permanente qui n'a pas été corrigée numériquement. On note aussi un phénomène rare mais intéressant, durant quelques minutes (à partir de la minute 58), avec un début de bobine "gondolée" et très instable, dû à une pellicule qui a "bougé" avec le temps et dont certains photogrammes se sont physiquement rétrécis. Cela a un peu pour effet, dans certains plans fixes par exemple, de regarder le film comme s'il était projeté à la surface de l'eau. Un dommage heureusement très bref qui ne ternit pas la bonne impression générale. Car le scan HD est relativement correct, avec une bonne définition et un niveau de détail suffisant, l'étalonnage est plutôt équilibré malgré quelques carnations un peu claires, les contrastes sont bien gérés (quand ils ne sont pas affaiblis par les pulsations) et offrent une belle gamme de gris. La copie est assez stable et très propre, à l'exception de quelques négligeables rayures verticales.

Son

La version originale apparaît très correcte bien qu'elle n'ait pas subi de restauration substantielle : il persiste un souffle léger en arrière-plan, ainsi que des craquements discrets. L'ensemble conserve heureusement une belle ouverture et un rendu assez précis, avec des voix claires mais parfois un peu sifflantes. La version française d'époque, moins détaillée qu'en VO, est aussi un petit cran en deçà au niveau technique : le rendu est un peu plus couvert avec, là aussi, avec un souffle présent. On note une certaine usure sur le rendu des voix, parfois proches de la saturation.

Suppléments

Les ingrédients de cette collection Film Noir restent les mêmes que celle autour du western puisque les trois intervenants attitrés de Sidonis ont été de nouveau réquisitionnés :

Entretien avec Bertrand Tavernier (19 min - 1080i)
Le cinéaste cinéphile revient d'abord sur William Dieterle, réalisateur qui mit longtemps à être pris au sérieux par la critique française. Il évoque le premier plan "choc" de Dark City, la naissance d'une star, et relève les qualités du film : les "recherches visuelles souvent excitantes", l'importance des zones d'ombre (au sens propre comme au figuré) ou des sentiments négatifs, motifs récurrents chez les cinéastes expatriés. Mais il pointe également certaines faiblesses du film, comme les personnages féminins peu développés qui ralentissent l'action, ou la seconde partie plus sentimentale, empesée et convenue.


Entretien avec Patrick Brion (9 min - 1080i)
L'historien du cinéma revient assez brièvement sur La Main qui venge et William Dieterle, son réalisateur à la "carrière exceptionnelle", notamment lorsqu'il travaillait pour la Warner. Il est ici dans sa période Paramount, ce qui est l'occasion pour Brion de rappeler quelques-uns de ses films "à redécouvrir", comme le rare Rope of Sand. Le créateur du Cinéma de Minuit évoque également les personnages féminins "très attachants" face à des individus peu sympathiques. Et il y a Charlton Heston, dont c'est ici le troisième film, un acteur à la "présence massive", menacé par un mystérieux tueur, invisible et obsédant, incarné par un comédien évoqué par Brion mais dont nous vous laissons découvrir l'identité...


Présentation de François Guérif (7 min - 1080i)
Le critique et éditeur de romans noirs est peu inspiré sur Dark City, plus parlant pour son titre évocateur du genre que pour son "scénario trop facilement prévisible". Il préfère évoquer le charme expressionniste du film, en clairs-obscurs, et la filmographie du réalisateur William Dieterle. Il rejoint les deux comparses précédents lorsqu'il parle de Charlton Heston qui, pour son premier film hollywoodien, "impose une présence physique très intéressante" en incarnant un personnage antipathique...

Bande-annonce originale (2 min 17 - SD - 4/3 - non sous-titré)

En savoir plus

Taille du Disque : 34 718 835 068 bytes
Taille du Film : 26 430 455 808 bytes
Durée : 1:37:26.840
Total Bitrate: 36,16 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,91 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29913 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 2074 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 2089 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 0,021 kbps
Subtitle: French / 31,182 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 12 juin 2020