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Test blu-ray

L'Homme qui en savait trop

BLU-RAY - Région All
Universal
Parution : 30 / 10 / 2012

Image

Les laboratoires du studio Universal ont eu fort à faire avec cette restauration de L’Homme qui en savait trop. S’ils ont d’abord effectué un nouveau scan HD au rendu tout simplement magnifique (une grande partie du film rend justice à la photographie de Robert Burks : on admire la définition précise, la richesse des textures et des couleurs, la propreté des images et un grain fin et naturel), on note cependant, dans un certain nombre de plans (et ce, dès la scène de l’autocar) une instabilité colorimétrique assez prononcée, des pulsations jaunâtres qui apparaissent partiellement, dans des parties plus ou moins étendues de l’image.

Dans la capture qui nous sert ici d’exemple vous remarquerez la teinte du mur, près de la flèche centrale, et les décalages chromatiques jaunâtres dans les parties supérieures et inférieures du cadre.

La copie ou le négatif utilisés pour ce nouveau master ont donc visiblement subi les dommages du temps, l’émulsion chimique de la pellicule a viré. Pire : certaines séquences semblent avoir été encore plus abîmées au point de ne pouvoir être présentées de manière satisfaisante sur ce Blu-ray. Le laboratoire a donc choisi de remplacer ces segments plus endommagés par leurs équivalents issus d’un autre master. Mais ils n’avaient à l’évidence pas d’autre matériau disponible qu’un master HD plus ancien et de moindre qualité. Si ces passages (de quelques secondes à plusieurs minutes) se limitent peut-être à une douzaine au cours du film, ils ne passent pas inaperçus : les couleurs sont plus ternes et moins chaudes, la définition est en retrait avec des contours marqués, un grain de densité différente et surtout des images non nettoyées. Nous avons choisi, pour exemple, de vous montrer un même plan provenant des deux sources :



Ce nouveau master restauré n’est donc pas sans défaut. Une nouvelle restauration numérique complète sera indispensable, le jour où le studio décidera d’investir, le travail nécessaire pouvant être accompli grâce aux progrès technologiques de plus en plus performants.

Son

Les pistes sonores n’ont pas subi de restauration spécifique. La version originale anglaise, en DTS-HD Master Audio mono reste légèrement couverte, avec un léger souffle. Si le spectre semble un peu réduit, le rendu est honnête. Son homologue française en "simple" DTS mono évolue un peu plus dans les aigus et souffre d’une bruit de fond parasite (du à l’usure) parfois envahissant, mêlé à un léger souffle. Les basses fréquences saturent assez rapidement.

Suppléments

Tous les suppléments sont sous-titrés.

 

Making of (35 min - SD - 4/3)
Comme bon nombre de documentaires de Laurent Bouzereau, celui-ci, réalisé en 2000, est riche en informations. Principalement raconté par la fille d’Hitchcock, auxquels s’ajoutent les anecdotes de collaborateurs de l’époque (producteur associé, scénariste ou décorateur), on saura tout - ou presque - du projet et du tournage. On revient évidemment sur la première version du film, tournée en 1934 en Angleterre, et sur l’envie d’Hitchcock d’en faire un remake dès 1941, peu de temps après son arrivée en Amérique. Le réalisateur, qui racontait à Truffaut que le film original avait été fait « par un amateur, et le remake par un pro », mettra quinze ans pour concrétiser son projet. Le documentaire relate également le tournage à Marrakech, pendant le ramadan, et l’humilité du compositeur Bernard Herrmann qui préféra réutiliser la musique d’Arthur Benjamin, créée pour le premier film, plutôt que de composer un nouveau morceau spécialement pour la scène du Royal Albert Hall.

Photos de tournage (4/3 - SD)
Quatre minutes d’affiches et de photographies d’exploitation.

Bande-annonce (2 min 08 - SD - 4/3)
Il s’agit d’une version incomplète, sans titrages, ce qui explique la mauvaise qualité de l’image et des mauvais raccords d’étalonnage.

Bande-annonce pour la ressortie de cinq classiques d’Alfred Hitchcock au milieu des années 80, commentée par James Stewart (6 min 14 - SD - 4/3)

Par Stéphane Beauchet - le 19 septembre 2013

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