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Test blu-ray

L'Espion noir

BLU-RAY - Région B
Elephant Films
Parution : 4 / 2 / 2014

Image

Un panneau au début du film indique que nous allons voir une restauration BFI, sans plus de précisions. Un certain nombre de films anglais d'avant-guerre ont été édités en Blu-ray à ce jour et le constat est malheureusement toujours le même, c'est un cinéma très mal conservé. En fin d'année dernière, l'éditeur américain Cohen avait sorti un coffret regroupant quatre films avec Vivien Leigh, restaurés aussi par le BFI, et le résultat était plus que moyen, avec un nettoyage grossier de la pellicule qui leur faisait perdre tout naturel. J'ignore si ce nettoyage était dû au BFI ou à une initiative de l'éditeur. L'Espion noir bénéficie heureusement d'un traitement totalement différent. Les dégâts du temps sont bien visibles (rayures, points), et les outils de restauration numérique sont tellement discrets que l'on jurerait presque qu'il y a eu absence de restauration. Même les poinçons indiquant les changements de bobines sont présents. Personnellement, je préfère que le film reste dans cet état plutôt que de le voir massacré par des outils numériques mal utilisés à cause d'un budget trop serré. Ainsi, l'image de ce Blu-ray est plaisante, avec un piqué excellent et un joli noir et blanc au grain naturel. Seuls quelques plans nocturnes manquent de visibilité. La compression s'en sort très bien sans artéfacts, malgré un espace disque restreint. On regrettera également que l'éditeur ait choisi de proposer le film au ratio 25 images/sec au lieu du 24 images/sec d'origine.

Son

Une bande-son anglaise correcte, mais un peu étouffée avec quelques craquements. La limitation de la dynamique est surtout due à la technique de prise de son de l'époque.

Suppléments

Présentation du film par Jean-Pierre Dionnet (11 min - SD)
Jean-Pierre Dionnet livre quelques anecdotes sur le casting du film, revient sur la carrière de Michael Powell et de  son producteur Alexandre Korda. On notera quelques erreurs, puisque L'Angle du monde n'est pas le premier film de Michael Powell et Le Voyeur n'est pas son dernier. Dans la forme, cette présentation rappelle celles que Jean-Pierre Dionnet faisait pour la chaine CineCinefil dans les années 1990.

Par Jean-Marc Oudry - le 28 février 2014