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Test blu-ray

L'Enfance nue

BLU-RAY - Région B
Gaumont
Parution : 7 / 10 / 2020

Image

L'Enfance nue a été restauré en 2019 par le laboratoire Eclair, scanné en 4K à partir du négatif original. Le résultat nous apparaît magnifique, le film n'a jamais été aussi beau en vidéo, enfin restitué dans des conditions sans doute très proches du rendu d'origine. On se réjouit évidemment de la finesse des images, du trait précis et du très bon niveau de détail, dignes des meilleurs Blu-ray. Hormis l'irréprochable propreté et la grande stabilité de l'ensemble, on notera un cadre désormais plus aéré et des contrastes assez équilibrés,  bien que parfois un peu relâchés. La colorimétrie est plus éclatante et mieux nuancée, avec un réajustement jaune/vert, typique des restaurations Eclair pour les films de cette époque. Vu l'état du négatif et ses couleurs qui virent (cf. l'un des suppléments), le résultat est réjouissant. Les différences de nuances avec l'ancien master, visibles dans le comparatif ci-dessous, sont assez spectaculaires mais, pour autant, ce "nouveau" rendu nous a paru tout à fait naturel au visionnage, avec des couleurs très "photographiques", quand les teintes du DVD avaient sans doute été refroidies artificiellement. Le grain argentique est, par ailleurs, très bien restitué, fin et organique, sans correction disgracieuse. L'encodage est invisible.

DVD Gaumont (2008) / BR Gaumont (2020)1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Son

La bande-son a été soigneusement restaurée par L.E. Diapason. Bénéficiant d'une belle ouverture et d'un rendu subtil et très détaillé, avec un bon équilibre avec les arrière-plans d'ambiance, la piste a été profondément nettoyée et ne souffre d'aucune trace du temps, ni craquement, ni souffle, ni saturation.

Suppléments

Ce Blu-ray de L'Enfance nue reprend à l'identique les suppléments proposés en DVD en 2008 :

Entretien avec Arlette Langman et Patrick Grandperret (7 min - SD upscalé en 1080p)
Un trop bref entretien avec deux collaborateurs de Maurice Pialat : la monteuse Arlette Langmann, soeur de Claude Berri, qui partagea la vie du cinéaste, et le réalisateur Patrick Grandperret, qui était son assistant. Ils évoquent L'Enfance nue, premier film de Pialat au sujet fortement autobiographique, empreint de son "affinité avec l'assistance publique" et la peur enfantine d'être subtilisé aux gens aimés ("il s'est senti abandonné par ses parents"). Ils décrivent en quelques mots certains traits du caractère difficile et plein de paradoxes du cinéaste, comme "le degré de résistance" qu'il pouvait tester en amitié ou en amour. Ils reviennent sur sa façon de filmer "très culottée" pour l'époque car "basée sur l'essentiel", et la façon dont il a procédé sur L'Enfance nue : une base écrite sur laquelle il a laissé vivre "ces gens extraordinaires".


Sur les traces de Michel Tarrazon (10 min - HD/SD upscalé en 1080)
Rencontre avec le jeune héros de L'Enfance nue devenu opticien dans les Deux-Sèvres. Michel Tarrazon raconte comment sa mère l'a inscrit au casting, et revient sur ses souvenirs du tournage, la manière de tourner "très spéciale" de Maurice Pialat, sans texte défini. Il prenait son rôle au sérieux, "presque un jeu", et voyait son personnage comme un enfant malheureux en recherche d'équilibre. Il se souvient d'un Pialat "caractériel" dont les coups de gueule n'ont pas altéré l'"ambiance extraordinaire". Il évoque la suite de sa courte carrière, pour la télévision, où il a retrouvé Pialat sur La Maison des bois.


L'Enfance nue restauré (3 min - 1080p)
Un avant-après restauration, où l'on peut constater le nettoyage, la stabilisation et l'étalonnage des images qui retrouvent des teintes un peu plus conformes après avoir viré au magenta. Un comparatif toujours efficace.

Bande-annonce originale restaurée (2 min 19 - 1080p)


L'Enfance nue est également accompagné des Chroniques turques, 6 court-métrages documentaires (en SD - 4/3) réalisés par Maurice Pialat en 1963, filmés par Wlily Kurant, avec des musiques parfois signées Georges Delerue : Byzance (11 min - n&b), Bosphore (14 min - couleur), La Corne d'Or (13 min - n&b), Istanbul (13 min - n&b), Maître Galip (11 min - n&b) et Pehlivan (13 min - n&b).


Entretien avec Willy Kurant (17 min - SD upscalé en 1080p)
Le célèbre directeur de la photographie raconte cette première aventure cinématographique aux côtés de Maurice Pialat, qu'il retrouvera en 1987 avec Sous le soleil de Satan. Venu du grand reportage (Cinq colonnes à la une), muni de son propre matériel, Kurant avait participé à ce travail "documentaire lyrique" au "réalisme total", avec pour consigne d'éviter le misérabilisme. Avec Pialat, ils ont essayé de s'intégrer à la population, bien aidés par leur guide-taxi, au point qu'ils ont pu "sentir le pouls d'Istanbul" comme s'ils étaient turcs. Willy Kurant livre quelques anecdotes du tournage et commente certains court-métrages comme Maitre Galip, le préféré de Pialat, Pehlivan, "un des films les plus percutants", ou la grande implication de Pialat pour les cadrages en couleur de Bosphore.



 

En savoir plus

Taille du Disque : 36 938 360 843 bytes
Taille du Film : 23 118 882 816 bytes
Durée : 1:23:13.583
Total Bitrate: 37,04 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 32,98 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 32987 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 828 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1263 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle: French / 28,457 kbps
Subtitle: English / 26,038 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 28 octobre 2020