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Test blu-ray

L'Au-delà

BLU-RAY - Région B
Artus Films
Parution : 4 / 9 / 2018

Image

Artus ajoute un nouveau titre à sa belle collection consacrée à Lucio Fulci, avec L'Au-delà. Comme cela peut parfois arriver, le film a déjà été proposé à l'étranger avec des caractéristiques visuelles plus ou moins variées. Ainsi, en 2015, Arrow (en Angleterre) et Grindhouse (aux USA) l'ont présenté avec des différences d'étalonnage très marquées : contrastes appuyés chez Arrow ou dominante plus froide chez Grindhouse (sans compter certains passages aux ambiances colorées complètement transformées). Artus propose la restauration 2K qui semble avoir été à la base des deux éditions anglo-saxonnes, à ceci près que rien (ou presque) n'a cette fois été retouché. Les contrastes sont équilibrés, avec des noirs nuancés et non bouchés, la colorimétrie est bien saturée, dans des teintes satisfaisantes. Côté précision, on sent bien la qualité du scan 2K : un trait fin et un niveau de détail très correct (sauf durant les plans truqués - fondus - à la texture plus épaisse). L'éditeur a conservé le grain, même si celui-ci a parfois tendance à s'estomper (les plans de brume). L'encodage est honnête, mais avec parfois quelques faiblesses : l'espace disque n'a pas été entièrement utilisé, et aurait pu être facilement optimisé afin d'augmenter le débit vidéo.

comparatif Blu-ray Arrow (2015) vs. Blu-ray Artus (2018) :    1   2   3

Son

La version italienne est de bonne facture, assez typique du rendu d'époque, avec des dialogues post-synchronisés très clairs et quelques sifflantes légères. La piste a été nettoyée et l'on ne note aucun souffle. La version française est assez similaire, proposant de bonnes conditions d'écoute même si l'on remarquera éventuellement une légère perte d'efficacité dans les basses fréquences. Mais il y a le doublage d'époque au charme certain. On regrettera surtout l'absence d'une piste en anglais, la langue du tournage...

Suppléments

Artus a vraiment mis les petits plats dans les grands pour sa collection Lucio Fulci en proposant, comme pour L'Enfer des zombies, un très bel écrin, à savoir un classieux digibook comprenant le Blu-ray et le DVD (au contenu identique), ainsi qu'un livre de 80 pages supervisé par Lionel Grenier du site luciofulci.fr : Exploration d'un territoire des morts. Plus de la moitié de l'ouvrage est un historique des films de genre tournés en Louisiane, écrit par Gilles Vannier. Récents ou plus anciens, gros budgets ou séries B, évidences (Entretien avec un vampire de Neil Jordan) ou films improbables (Elles ne pensent qu'à ça de Joy N. Houck). Ce guide informatif, qui brasse des thématiques aussi larges que la mémoire amérindienne ou l'héritage vaudou, s'avère très complet mais reste indirectement rattaché à L'Au-delà. Cette impression s'équilibre heureusement avec des extraits d'interviews du réalisateur autour du film, parus dans la presse de l'époque, ainsi qu'un texte de Larry Ray, homme à tout faire sur le tournage, qui revient sur son "expérience dans l'au-delà", les anecdotes, les trouvailles improvisées de la production (en fonction des décors, par exemple) et les multiples rôles qu'il a joués : traducteur, assistant de la production, acteur, cascadeur (il est le peintre qui fait cette chute au début du film) et même doublure, lorsqu'il est parmi ceux à se faire dévorer par les tarentules. Le livre se conclut avec un texte sur Le Porte del silenzio, dernier film de Lucio Fulci, sorti en 1991, qui mérite visiblement d'être revu malgré des défauts évidents.


Le film est accompagné de multiples suppléments :

Au-delà du gore (19 min - 1080i)
Un module maison où l'on retrouve de nouveau Lionel Grenier, du site Luciofulci.fr, qui présente et analyse de manière très détaillée L'Au-delà, "un classique, un film culte, un chef-d'oeuvre". Il aborde les différentes ébauches du scénario, les anecdotes de tournage (des tensions avec certains acteurs), les sources d'inspiration (comme Antonin Artaud ou les films Inferno et Le Carnaval des âmes) et les éléments en rapport avec l'intimité de l'auteur. Lionel Grenier connaît bien son sujet et ce module est assez bien fait, notamment par l'efficacité des illustrations (il est très agréable de voir immédiatement les images qui ont inspiré Fulci).


Les yeux d'Emily (17 min - 1080p)
Produit en association avec Freak O Rama, une rencontre avec l'actrice Cinzia Monreale (Sarah Keller) qui évoque sa longue collaboration avec Lucio Fulci, débutée dans un western en 1978 et prolongée dans les années 80. Elle en parle comme une "personne extrêmement brillante" qui "se donnait entièrement à son travail", au caractère "direct" qu'on pouvait prendre pour colérique. Cinzia Monreale revient sur son personnage de fantôme à la frontière de la vie et de la mort, se souvient du tournage à la Nouvelle Orléans et du maquillage de Maurizio Trani (la personne en qui elle avait le plus confiance) qui lui posait ces lentilles blanches spéciales difficiles à supporter pendant des heures...


Arachnophobie (29 min - 1080i)
Rencontre avec Michele Mirabella, fier d'avoir participé au film (un "magnifique souvenir"), qui ne tarit pas d'éloges sur Lucio Fulci, "personnage singulier, saisissant, intelligent et éloquent", aux humeurs "amères et salées !" mais au très grand professionnalisme. Il resitue le tournage par rapport à sa carrière (essentiellement au théâtre et à la radio) et raconte sa découverte de la Nouvelle Orléans et des effets spéciaux, la pose des masques de zombies et la fameuse scène où il se fait dévorer par les tarentules (c'est "l'extrêmiste iconique de Fulci"). 


Bravo Lucio ! (21 min - 1080i)
Lionel Grenier a rencontré l'actrice Catriona McColl (Liza Merrill) qui, dans un français excellent, revient avec enthousiasme sur la production de L'Au-delà, en Floride, le tournage de la dernière scène (rendu difficile, elle le relève aussi, par ces lentilles très douloureuses) et ses rapports avec l'équipe du film. Elle raconte les fêtes et les fous rires avec David Warbeck, la complicité avec Cinzia Monreale et le grand respect qu'elle éprouve pour Lucio Fulci, "quelqu'un qui sortait de l'ordinaire".

Prologue en couleurs (9 min - SD)
Tourné en couleurs mais exploité (à l'exception de l'Allemagne) dans les teinte sépia voulues par le réalisateur.

Prologue en noir et blanc (7 min - 1080i) au montage légèrement différent.

Galerie de photos et d'affiches (4 min - 1080i)

Bandes-annonces de L'Au-delà (3 min 25 - 1080p - VOSTF), Frayeurs (2 min 59 - 1080p - VOSTF) et Zombie (1 min 23 - 1080p - VOSTF) qui vendent bien les films, sans omettre aucunes scènes choc.


En savoir plus

Taille du Disque : 41 053 088 940 bytes
Taille du Film : 18 931 562 496 bytes
Durée : 1:27:25.333
Total Bitrate: 28,87 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 24,06 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 24060 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: Italian / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 1536 kbps / 16-bit
Audio: French / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 1536 kbps / 16-bit
Subtitle: French / 7,021 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 18 septembre 2018