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Test blu-ray

Heat

BLU-RAY - Région A, B, C
20th Century Fox
Parution : 22 / 2 / 2017

Image

Avec un peu de retard sur le calendrier, une très belle édition Blu-ray (autoproclamée "définitive") vient fêter les vingt ans du film. Ce n'est plus Warner mais désormais la Fox, associée au catalogue Regency depuis deux ans, qui édite aujourd'hui le film. Et pour ce vingtième anniversaire, le studio a produit une toute nouvelle restauration 4K. Par rapport au Blu-ray sorti en 2009, les images sont, dans l'ensemble, un tout petit peu plus claires, avec des noirs moins "collés" et plus détaillés. Certaines scènes n'ont pas subi de grosses modifications :

comparatif BR 2009/2017 :          #1                  #2                      #3                     #4                      #5

D'autres, en revanche, ont plus ou moins changé. Il y a d'abord le nouveau scan 4K qui permet d'obtenir une saturation plus marquée, avec une gamme de couleurs plus variée et naturelle. Comme à son habitude, le réalisateur ne s'est pas contenté d'approuver le travail du laboratoire. Il a supervisé l'étalonnage de son film et ne s'est pas privé de quelques changements. Ainsi, la photographie apparaît souvent moins froide tandis que des ambiances bleutées sont parfois plus affirmées et rappellent les modifications effectuées sur Le Solitaire :

comparatif BR 2009/2017 :         #6                #7                #8                 #9                #10               #11

Ces différences sont les plus marquantes entre les deux versions. On pourra noter que les images du scan 4K sont très légèrement étirées horizontalement et qu'une partie des informations a disparu, le cadre étant légèrement plus zoomé. La copie est complètement nettoyée, même si les plus attentifs sentiront ici ou là quelques petits points blancs ou des poussières très discrètes. La définition est très bonne, avec un niveau de détail soutenu et un grain semble-t-il à peine plus estompé sur la version 4K. Une différence (à peine) visible grâce aux captures mais qui restera imperceptible au visionnage. Ce grain fin, bien que discret, n'en reste pas moins palpable et apporte à l'ensemble une belle patine argentique. Mais d'une manière générale, osons l'avouer, c'est un peu une déception car la réputation "4K" laissait espérer un gain substantiel de précision et d'amélioration par rapport à la première édition Blu-ray, qui avait pu frustrer certains à l'époque. Même encodée en Mpeg4- AVC à la place du VC1, l'avancée est ici bien modeste, l'image des deux disques étant finalement assez équivalente.

Son

La partie son est, en revanche, mieux lotie. Avec un débit trois fois supérieur au Dolby True HD de 2009, la version originale en DTS-HD Master Audio offre un très beau rendu. La dynamique, efficace, permet de conserver cette ambiance tranquille, atmosphérique, ponctuellement secouée par des moments de violence et de chaos (à ce titre, la fameuse scène de fusillade après le braquage est très impressionnante). D'une manière générale, le son est limpide, cristallin, extrêmement nuancé et fidèle aux intentions d'origine. La version française bénéficie d'un upgrade non négligeable, désormais en DTS, au débit un tout petit peu supérieur au simple Dolby de 2009, mais reste toujours un cran en deçà en terme de dynamique et d'efficacité (les basses sont plus timides, par exemple).

Suppléments

Cette édition reprend d'abord les suppléments produits pour l'édition DVD :

Commentaire audio de Michael Mann
Désormais sous-titré (merci la Fox !!!). Vous pourrez tous profiter des passionnantes anecdotes, analyses et réflexions du réalisateur sur le jeu, l'écriture ou le tournage du film. Dans ce commentaire ponctué toutefois de nombreux silences, Michael Mann revient sur le passé qu'il a créé pour chaque personnage, justifiant ici un geste, là un comportement, par une subtile approche psychologique. Il parle évidemment des lieux de Los Angeles ou de ce qui l'a inspiré pour le film (peintures, etc.). On retrouvera, en plus condensé, de nombreux éléments de ce commentaire dans les différents suppléments qui vont suivre.


Les coulisses de Heat (60 min - SD - 4/3)
Trois modules assez réussis retracent l'élaboration du projet. Vrai crime (15 min) raconte les faits réels qui ont inspiré le réalisateur, la confrontation entre un cambrioleur et un policier de Chicago (ville natale de Michael Mann). On retrouve dans cette dualité les éléments qui constitueront la richesse du futur scénario, et notamment le professionnalisme et le respect mutuel entre ces personnages socialement opposés. Histoires criminelles (21 min) se concentre sur l'écriture du scénario, en partie adapté du téléfilm L.A. Takedown ("un brouillon, en sorte"). Avec Heat, Mann en a enrichi la trame pour en faire "une tragédie grecque", "un énorme opéra", en faisant de chaque personnage "un individu en soi". Les deux rôles principaux illustrent cette démarche, entre le flic "plus intense" et le cambrioleur "tragique". Dans les flammes (25 min) s'intéresse davantage à l'esthétique du film, son aspect très réaliste obtenu par d'intenses recherches et de nombreuses répétitions (les entraînements au tir, les repérages incognito dans des banques). L'équipe avait la volonté de montrer Los Angeles "sous un nouveau jour", notamment en tournant pendant la nuit ou dans des lieux réels. On évoque brièvement le montage ("incroyable d'intensité") et la musique aux "mélodies fantomatiques".


Pacino et De Niro : la conversation (10 min - SD - 4/3)
Les deux icônes du cinéma américain n'avaient jamais été réunies dans une même scène. Ce module revient sur l'écriture et la confrontation de leurs deux personnages ("deux antithèses") dans une scène qui se permettra de déjouer les attentes, évitant la surenchère par une rencontre pacifique autour d'un café...

Retour sur la scène de crime (12 min - SD - 4/3)
Accompagnés des deux membres de l'équipe chargés des repérages pendant la production du film, nous visitons certains décors qui ont permis de montrer Los Angeles comme on ne l'avait jamais vu.


Scènes additionnelles / Scènes coupées (10 min - SD - 4/3)
Une bonne dizaine de répliques ou de scènes absentes du montage final : scène familiale avec Tom Sizemore, intimité du couple formé par Pacino et Diane Venora, davantage de présence des seconds rôles ou scène clé vers la fin du film (Trejo vs. Waingro) dont on ne connaissait que l'issue.


Trois bandes-annonces (7 min - SD - 4/3) non sous-titrées.


Suivent deux entretiens inédits filmés en public :

Table ronde à l'Académie des Arts et Sciences du Cinéma (64 min - 1080p)
C'est l'un des deux nouveaux suppléments de cette édition, une passionnante discussion 
organisée en septembre 2016, après la projection de la restauration 4K de Heat. Conduite par le réalisateur Christopher Nolan, cette rencontre rétrospective réunit notamment Michael Mann, Robert de Niro, Al Pacino, plusieurs acteurs du film (dont un Val Kilmer à la langue enflée qui peine à parler distinctement) et divers membres de l'équipe (monteur, producteur, directeur de la photographie, etc.). Au-delà de quelques indiscrétions ou révélations (Pacino avouant que son personnage étaient constamment sous cocaïne, ce qu'il disait déjà dans le supplément Les coulisses de Heat), c'est bel et bien la fabrication du film qui est au centre des propos. On en apprend ainsi un peu plus sur la méthode de travail de Michael Mann, dans l'écriture ("tout vient de la fin") autant que dans la direction d'acteurs : beaucoup de travail pour construire les personnages (leur inventer une vie qu'on ne verra pas à l'écran) et trouver la bonne manière de les interpréter (la précision des gestes). Plusieurs scènes sont particulièrement abordées, comme la rencontre dans le café et la fusillade "dans des canyons d'immeubles". On évoque l'"esthétique intemporelle""dans la retenue", Dante Ferreti parlant, lui, de la manière dont il a capturé la lumière de la ville, et faisant hérisser le poil de Nolan (furieux défenseur de la pellicule traditionnelle) lorsqu'il affirme que le rendu 4K est bien meilleur ("on ne vit plus dans des grottes").


Masterclass au Festival International du Film de Toronto (30 min - 1080p)
Invité au TIFF en 2015, Michael Mann parle de son film, des origines de l'histoire (inspirée de "vrais gens"), de la préparation (les rondes de nuit avec la police), des acteurs "si sincères", du tournage de la fusillade, etc. Il se prête aux questions du public, à propos de la dernière scène, par exemple (il se souvient des vibrations des avions), ou de sa façon de tourner les scènes, en s'intéressant à l'"espace négatif", aux "compositions asymétriques" et à la subjectivité. Là aussi, de nombreux éléments seront repris dans les suppléments de ce Blu-ray.

Au final, c'est une édition riche à laquelle il ne manque peut-être que le téléfilm L.A Takedown. Nous avons testé ici la version steelbook mais notez que les Blu-ray sont également disponibles en simple boitier amaray.

En savoir plus

Taille du Disque : 49 332 862 217 bytes
Taille du Film : 48 701 171 712 bytes
Durée : 2:50:18.249
Total Bitrate: 38,13 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 25,40 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 25400 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 4222 kbps / 24-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS Audio / 5.1 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit
Audio: Spanish / DTS Audio / 5.1 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit
Audio: German / DTS Audio / 5.1 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit
Audio: Japanese / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 891 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio: Japanese / DTS Audio / 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit
Audio: Portuguese / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 967 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio: English / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 448 kbps
Subtitle: Japanese / 14,867 kbps
Subtitle: English / 27,096 kbps
Subtitle: Japanese / 2,303 kbps
Subtitle: Japanese / 0,034 kbps
Subtitle: Spanish / 20,952 kbps
Subtitle: French / 16,575 kbps
Subtitle: Spanish / 22,960 kbps
Subtitle: Danish / 19,196 kbps
Subtitle: Dutch / 19,843 kbps
Subtitle: Finnish / 19,331 kbps
Subtitle: German / 24,002 kbps
Subtitle: Norwegian / 18,479 kbps
Subtitle: Portuguese / 20,206 kbps
Subtitle: Swedish / 18,652 kbps
Subtitle: Bulgarian / 19,603 kbps
Subtitle: Chinese / 16,448 kbps
Subtitle: Korean / 21,688 kbps
Subtitle: Chinese / 20,884 kbps
Subtitle: Portuguese / 20,258 kbps
Subtitle: Romanian / 20,928 kbps
Subtitle: Thai / 21,087 kbps
Subtitle: English / 53,605 kbps
Subtitle: Spanish / 43,123 kbps
Subtitle: French / 42,752 kbps
Subtitle: German / 48,314 kbps
Subtitle: Japanese / 26,101 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 23 mars 2017

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