Menu
Test blu-ray

Guendalina

BLU-RAY - Région B
Tamasa
Parution : 20 / 10 / 2020

Image

Après un passage dans les salles cet été, Guendolina est cette fois proposé dans une belle édition Blu-ray grâce à Tamasa. Le film a été restauré en 4K pour TF1 Studio par le laboratoire L'Image retrouvée (Paris/Bologne) en 2018, à partir du négatif original. Le résultat est sans appel : ma-gni-fique. Il s'agit d'une restauration extrêmement soignée, au rendu subtil et immaculé. Le noir & blanc est plein de nuances, sans pulsations, avec des contrastes très équilibrés et des noirs détaillés. Les images sont précises, très bien détaillées, les cadres sont stables, le grain est fin, non gommé. Le seul défaut, en cherchant très loin, serait dans ces quelques petits poils tenaces accrochés en bord de cadre et compliqués à effacer. Rien de bien méchant, donc, pour une présentation exemplaire, soutenue par un bon encodage.

Son

La version originale a été restaurée à partir du négatif son italien, pour un rendu là aussi irréprochable, d'une très grande fidélité au mixage d'origine. Les voix (entièrement post-synchronisées), la musique et les ambiances restent assez bien équilibrées, dans un ensemble soigneusement nettoyé, sans traces d'usure marquées ou souffle disgracieux. Bien qu'officiellement restauré à partir du négatif son, également, la version française n'est proposée qu'en Dolby Digital. Le résultat conserve heureusement une belle efficacité, on sent que la piste a été rafraîchie et nettoyée - au pire certaines oreilles affûtées sentiront-elles un doublage aux voix légèrement réverbérées. Curieusement, la Française Jacqueline Sassard est doublée par Martine Sarcey. Guendalina est également proposé en Audiodescription pour les malvoyants.

Suppléments

Guendalina est d'abord accompagné d'un livret de 22 pages reprenant un portrait d'Alberto Lattuada par Aldo Tassone, paru dans son livre Le Cinéma italien parle (éd. Edilig) en 1982. L'historien livre un résumé très complet de la filmographie du cinéaste, relevant des incontournables "qui méritent la postérité" aussi bien que ses oeuvres plus dispensables, dans un cinéma qui s'attache à la peinture subtile et minutieuse de différents milieux, au vécu et à l'aventure individuelle dans une société en pleine reconstruction, à l'observation ironique des moeurs de son pays. Parfois en avance sur son temps, l'oeuvre de Lattuada était notamment centrée sur l'injustice, la solitude et l'érotisme, avec des recherches autour de l'amour et la sexualité, comme l'"affolement mystérieux" et "l'éveil des pulsions adolescentes" dans Guendalina.

Le Blu-ray comprend aussi quelques suppléments :

Premier amour (10 min - 1080i)
Jean-François Rauger, critique et directeur de la programmation à la Cinémathèque française, présente très brièvement Guendalina qui inaugure une nouvelle période dans la carrière d'Alberto Lattuada, autour des portraits de jeunes filles. Le cinéaste s'intéresse ici à la dimension érotique de l'innocence, en posant un regard masculin "un peu désirant" sur le passage de l'enfance à un premier amour romantique. C'est aussi la peinture d'un monde "désenchanté", écrit par Valerio Zurlini, "cinéaste de la mélancolie", qui dirigera Jacqueline Sassard quelques années plus tard dans Eté violent. Un module tout de même bien succinct, heureusement complété par l'excellent livret...

Bandes-annonces italienne et française d'époque (7 min 25 - SD - VF- VOSTF)


Bande-annonce 2020 de Guendalina (1 min 26 - 1080i)

Bande-annonce 2020 des Adolescentes (1 min 22 - 1080i)

En savoir plus

Taille du Disque : 26 142 697 028 bytes
Taille du Film : 23 165 276 160 bytes
Durée : 1:40:26.916
Total Bitrate: 30,75 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 24,99 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 24999 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 1536 kbps / 16-bit
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 192 kbps
Audio: French / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 2304 kbps / 24-bit
Subtitle: French / 25,702 kbps
Subtitle: French / 15,900 kbps
Subtitle: French / 0,003 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 19 octobre 2020