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Test blu-ray

Furyo

BLU-RAY - Région B
Movinside
Parution : 11 / 4 / 2017

Image

Créée au temps de la VHS, la collection Les films de ma vie a été relancée en début d'année par l'éditeur Movinside au format Blu-ray. Furyo en est le troisième titre, proposé dans la même restauration 2K qui était sortie en 2010 chez Criterion, aux Etats-Unis : un master HD acceptable qui commence malgré tout à faire un peu son âge, pénalisé par des limitations d'ordre technique. Le rendu général est ainsi un peu doux, avec un niveau de détail limité mais des gros plans plus soignés et plus précis. Les plans truqués (fondus au noir) sont nettement en retrait, plus flous. Le grain a été préservé, il est cependant un peu épais et parfois discret. La copie est très propre, moyennement stable, et bénéficie d'une bonne colorimétrie - surtout dans certaines séquences (les nuits bleutées, le flash-back en Angleterre), le reste pouvant parfois apparaître un peu fade. Les contrastes sont inégaux, avec des noirs parfois denses, parfois légèrement laiteux. Une rapide comparaison avec le Blu-ray Criterion montre quelques différences, plutôt minimes au visionnage : l'éditeur américain a renforcé le niveau de noir, ce qui a eu pour conséquence d'augmenter la saturation des couleurs ; on constate également une meilleure gestion du grain et de l'encodage, le disque français étant un tout petit peu lissé.

BR Criterion (2010) vs. BR Movinside (2017) :  1    2    3    4    5    6    7

Notez que le film est présenté en 1080i, à une vitesse de 25 images par seconde, au lieu de 24, son cadencement original.

Son

Les pistes sonores, assez équivalentes dans les deux langues, ont été soigneusement nettoyées. On ne distingue aucun souci majeur : les dialogues sont clairs, les ambiances présentes et subtiles, la spatialisation peu prononcée.

Suppléments

Le seul supplément de cette édition, présentée dans un digibook sobre, est un livret de 32 pages signé Marc Toullec. L'odyssée d'un film : Furyo s’appuie sur les témoignages de nombreux intervenants de ce "grand film intemporel", évoque la rencontre entre Nagisa Ôshima et Jeremy Thomas, la collaboration avec le co-scénariste Paul Mayersberg, le choix des acteurs (dont David Bowie, au "charisme indestructible"). Toullec distille au passage diverses anecdotes de tournage et revient sur les colères d'un réalisateur "irascible et vif" qui pouvait facilement s’énerver sur son équipe, ou son sens de l’économie au tournage... Un texte relativement dense, riche en informations passionnantes.

En savoir plus

Taille du Disque : 22 077 132 011 bytes
Taille du Film : 21 855 842 304 bytes
Durée : 1:57:51.080
Total Bitrate: 24,73 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 19,99 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 19999 kbps / 1080i / 25 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1564 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1578 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Subtitle: French / 25,672 kbps

Par Stéphane Beauchet (technique) et Christophe Buchet (suppléments) - le 30 juin 2017