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Test blu-ray

De bruit et de fureur

BLU-RAY - Région B
Carlotta
Parution : 4 / 9 / 2019

Image

Comme pour Un jeu brutal, De bruit et de fureur a été restauré en 2K par le laboratoire lyonnais Lumières Numériques. Les travaux ont été soigneusement effectués et relèguent à des années-lumière le précédent master édité en DVD. Le résultat est simplement magnifique, d'une propreté exemplaire et à l'aspect photochimique extrêmement fidèle. Les images sont très bien définies et détaillées, les contrastes sont bien tenus, la colorimétrie idéalement nuancée et très naturelle. Un léger grain fin texture l'ensemble, correctement soutenu par un encodage invisible. Là aussi, les conditions de visionnage sont idéales, du très beau travail.

comparatif DVD Carlotta (2006) vs. Blu-ray Carlotta (2019) :   1 2 3 4 5 6 7 8

Son

La partie sonore, restaurée par L.E. Diapason, est, elle aussi, très soignée : le rendu bénéficie d'une dynamique appréciable et s'avère très détaillé, clair et sans traces d'usure ou souffle disgracieux.

Suppléments


La chute et l’envol (26 min - SD upscalé en 1080i)
Brisseau revient sur la genèse et le tournage de De bruit et de fureur. Inspiré par son expérience d’enseignant dans des zones particulièrement difficiles, il élabore son projet avant de tourner Un jeu brutal. Il revient sur les enjeux de cette œuvre âpre, en mettant en évidence le pouvoir de l’éducation et de l’art pour accéder à une forme de sublimation. Le cinéaste refuse l’étiquette de « réalisme social » trop rapidement accolé au film, en insistant, exemples à la clé, sur le mélange des genres et des tonalités au cœur de son film. La violence crue rencontre le surréalisme et le rêve, le tragique voyage à côté du comique. Brisseau développe également les questionnements qui sont au cœur de l’invention de ses personnages : comment filmer un personnage antipathique sans pour autant lui aliéner le spectateur ? Comment rendre Jean-Roger émouvant, sans faire l’impasse sur sa cruauté ? Toutes ces questions rejoignent les questions pratiques de mise en scène sur lesquelles Brisseau revient assez précisément : il s’interroge par exemple sur la manière de filmer la violence. Enfin, quelques vues métaphysiques sont exprimées : le cinéaste ne pense ainsi pas en termes de pesanteur et de grâce, mais plutôt de chute et d’envol. Mais, avec une certaine malice, Brisseau refuse de trop expliciter son film, et laisse au spectateur le soin de comprendre. Un bon complément.

Analyse de séquence (28 min - SD upscalé en 1080i)
Brisseau, face à son poste de télévision, revoit le début de De bruit et de fureur. L’ensemble est enrichissant, dans la mesure où il n’hésite pas à raconter, à décrire ; il multiplie les arrêts sur image pour développer son propos ou mettre en évidence la construction spatiale d’un lieu. Son analyse permet de revenir sur les questions qui se sont posées au moment du tournage, et de mettre en évidence la précision des choix de mise en scène et de découpage. Brisseau revient même sur ses regrets. Son regard aigu permet une vraie leçon de cinéma.

Bande-annonce (1 min 46 - 1080i)

En savoir plus

Taille du Disque : 37 068 183 191 bytes
Taille du Film : 23 600 037 888 bytes
Durée : 1:35:26.971
Total Bitrate: 32,97 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 29,98 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 29984 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1074 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio: French / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 256 kbps / DN -7dB
Subtitle: French / 20,375 kbps

Par Stéphane Beauchet (technique) et Anne Sivan (suppléments) - le 23 septembre 2019

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