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Test blu-ray

Cujo

BLU-RAY - Région B
Carlotta
Parution : 18 / 9 / 2019

Image

Pour accompagner sa très belle édition de Christine, Carlotta propose une autre adaptation de Stephen King, Cujo, qui n'avait pas été édité depuis 2007 en France, chez Opening. Ce Blu-ray reprend l'exact master proposé par les anglais d'Eureka! au printemps dernier, quasi-réplique du premier Blu-ray sorti aux Etats-Unis... en 2009. Une ancienneté qui ne passe guère inaperçue, les limitations techniques du scan HD de l'époque étant bien visibles, mais dont le rendu n'est pourtant pas si discutable au final : on a vu bien pire que cette restauration, somme toute acceptable - et c'est de toute façon la meilleure disponible à ce jour. La colorimétrie est plutôt correcte, les contrastes sont bien gérés, avec des noirs détaillés, et la copie est assez propre (il subsiste encore quelques rayures et points blancs réguliers, mais rien d'assommant). Le master pêche surtout du côté de la définition, plutôt poussive, et du niveau de détail très limité, il faut bien l'admettre - même si les gros plans s'en sortent heureusement beaucoup mieux. On notera la présence d'un grain un peu épais mais non gommé, assez abondant même, et surtout bien mieux géré que sur l'édition Eureka!.

comparatif DVD Opening (2007) vs. Blu-ray Carlotta (2019) 1  2   3   4   5  6

Son

Cujo est proposé en version originale dans des remixes 5.1 et stéréo de bonne facture. Sans être d'une efficacité exceptionnelle, les pistes conservent une belle propreté (sans souffle) et du détail. La spatialisation est assez modeste, se réveillant pour certains moments musicaux ou de tension. La version française n'est qu'en simple mono : dommage pour le score de Charles Bernstein et pour le mixage qui perd en même temps pas mal de nuances. Le rendu reste d'une qualité encore honorable, avec des dialogues clairs et sans traces d'usure marquées.

Suppléments

Carlotta reprend une partie des suppléments produits ou édités par Eureka! en Angleterre, au printemps dernier, avec en premier lieu un commentaire audio de Lee Gambin (VOSTF). L'historien du cinéma, et auteur d'un livre-making of consacré à Cujo sorti en 2017 (il est également l'auteur du livre inclus dans l'édition ultra-collector de Christine), dévoile énormément d'informations au gré du visionnage : la signification du générique ("descente dans le vortex"), le réalisme finalement choisi par rapport aux options fantastiques (dans le livre, Cujo était la réincarnation du serial killer de Dead Zone), les scènes coupées, les analyses des personnages et des situations (la mise à l'épreuve quasi biblique de la femme qui a péché), les éléments de l'histoire dans la bibliographie de Stephen King, ou la mise en scène et les secrets de tournage. On sent que Lee Gambin est un vrai fan du film, mais avec une forte tendance geek : s'il est très efficace dans l'exercice du commentaire, ne nous laissant aucune seconde de répit, il sait aussi être agaçant dans son utilisation quasi systématique des superlatifs...

Un vrai tour de force pour une femme (42 min - 1080p)
Rencontre avec Dee Wallace qui évoque son rôle, "une espèce de voyage entre la peur et la force", et se souvient d'un tournage "implacable" et "très éprouvant". Celle qui connut ses trois plus grands succès en tournant avec des animaux et des enfants parle de son travail avec le petit Danny Pintauro ("absolument formidable", "très mûr pour son âge") et son rapport avec les chiens du tournage - il y eut l'accident dont fut victime sa doublure. Elle se rappelle des difficultés pour tourner la scène intime avec Christopher Stone, avec qui elle était pourtant mariée à l'époque, et revient sur le travail de Peter Medak, premier réalisateur à avoir travaillé sur Cujo avant d'être remplacé.

Un compositeur ne peut pas rêver mieux (36 min - 1080p)
Charles Bernstein raconte son travail sur Cujo, expliquant certaines étapes de la composition de la musique (le jeu sur les émotions et les contrepoints) et le choix des instruments, comment il anticipe le mixage final, la place laissée aux voix et bruitages, pour placer et doser tel instrument. Il évoque le producteur Dan Blatt, qui était très présent, ou Lewis Teague, "un réalisateur extraordinaire" et touche-à-tout. Un supplément sans doute un peu trop long mais souvent intéressant : il est rare de pouvoir écouter un compositeur parler de sa musique...

Dans la tête du chien (29 min - 1080p)
Teresa Ann Miller revient sur le travail de son père, le dresseur Karl Lewis Miller, sur le tournage de Cujo. Elle explique la base du métier, comment obtenir une performance de l'animal en s'appropriant tous ses tempéraments, et raconte la difficulté de transformer un saint-bernard, plutôt doux et pataud, en bête agressive et agile, surtout lorsqu'on y ajoute le défi du maquillage. Teresa Ann Miller évoque le parcours de son père, dont la vocation est née durant sa carrière militaire, et quelques projets qu'ils ont pu partager. Là encore, quelques passages intéressants, mais un ensemble trop long et des questions un peu paresseuses...


Dog Days (43 min - SD upscalé en 1080i)
Un making of très complet, réalisé en 2007 par Laurent Bouzereau qui, avec son efficacité habituelle, revient avec plusieurs membres de l'équipe sur les différentes étapes de la production du film. On évoque ainsi le travail d'adaptation, les pistes envisagées pour s'éloigner du livre de Stephen King comme le changement de fin souhaité par l'auteur, la pré-production compliquée, avec Lewis Teague qui est engagé tardivement en remplacement d'un premier réalisateur, le tournage en plein hiver alors que l'histoire est censée se passer en pleine canicule, le dressage des chiens par Karl Miller ("plus animal qu'humain"), la multiplicité des prises de vues dans une minuscule voiture, le professionnalisme de Danny Pintauro ("un homme de 30 ans dans le corps d'un enfant"), le montage qui "crée une atmosphère de l'inattendu", ou les réactions lors des projections tests.


Bande-annonce (1 min 49 - SD - 4/3 upscalé en 1080p) et 2 spots TV en mode VHS (30 s + 11 s - SD upscalé en 1080i)

En savoir plus

Taille du Disque : 48 085 229 035 bytes
Taille du Film : 29 602 053 696 bytes
Durée : 1:32:47.186
Total Bitrate: 42,54 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 34,61 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 34610 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 2824 kbps / 24-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1387 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 1.0 / 48 kHz / 1073 kbps / 24-bit (DTS Core: 1.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio: English / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 256 kbps
Subtitle: French / 16,010 kbps
Subtitle: French / 58,049 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 13 décembre 2019