Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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Demi-Lune
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Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar Demi-Lune » 23 juil. 11, 16:56

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Attention, ce topic ne vise en aucun cas à faire l'apologie d'Isabelle Adjani. :mrgreen:

SPOILERS. Quel film étrange que voici. Alors que je m'attendais, au vu des critiques globalement très positives, à me retrouver face à un chef-d’œuvre évident, je n'ai d'évidence à l'issue de ma découverte que celle de ma perplexité.

Mortelle Randonnée, c'est d'abord un package des plus alléchants (Miller, les Audiard, Serrault, l'insurpassable Adjani et quelques seconds rôles pas moisis non plus), qui apparaît vite éloigné de la mécanique policière millimétrée et terre-à-terre du précédent Garde à vue. Bien que renouant avec la série noire, Miller met en scène une histoire qui s'affranchit progressivement de toute recherche de cohérence et de réalisme, pour privilégier le tissage d'un nœud dramatique très bizarre entre un privé endeuillé et usé par la vie, et une jeune femme aussi belle que criminelle. L'intrigue ne s'articule pas vraiment sur l'établissement d'un suspense autour des méfaits de la jeune femme et sur le resserrement d'un étau policier autour d'elle, mais autour du jeu paternaliste et périlleux auquel joue, en coulisses, l'Oeil, celui qui est témoin de tout et qui tisse une toile protectrice invisible au-dessus de sa protégée, sur laquelle il effectue un transfert affectif.

Dans cette mécanique, Mortelle Randonnée s'apparente effectivement plus aux "thrillers romantiques" de Hitchcock, comme le souligne lui-même le réalisateur, qu'à un polar en bonne et due forme. L'étrangeté du film, de sa progression, l'accent mis sur la dimension psychologique, tendent à faire de Mortelle Randonnée une curieuse variation autour du syndrome Vertigo : le vide existentiel éprouvé par le personnage masculin conduit à une focalisation idéalisée, et irraisonnée, sur un personnage féminin inaccessible et instable, derrière laquelle on court, terrifié à l'idée de la perdre. Dans les deux cas, il y a recréation fantasmé d'un être aimé, et perdu, définitivement au bout du compte.
Mais si la relation hitchcockienne est fortement teintée de sexualité, il ne semble pas en être question dans la danse mortelle à laquelle se livrent Adjani et Serrault. L'ambiguïté ne se situe pas tant dans les intentions du détective, qui se comporte clairement comme un père de substitution (encore que l'éviction jalouse et radicale de son rival aveugle - un comble quand on se fait surnommer l'Oeil et que la personne chérie vous ignore superbement - puisse avoir des connotations équivoques), que dans celles d'Adjani, qui se sait manifestement filée et qui se comporte, elle, autant comme une fille apeurée que comme une séductrice. Le face-à-face final dans la chambre d'hôtel cristallise bien cette dualité, avec une tension sexuelle et dans le même temps le dévoilement d'un lien filial. Il y a, sur le papier, quelque chose de fort et beau, dans cette course désespérée, avec cette jeune femme cherchant en vain un père, et cet homme âgé attendant désespérément le crépuscule de sa vie et les retrouvailles éternelles avec une fille dont il chérit chaque jour le nom. La scène finale est, à ce titre, bien vue.

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Le problème c'est que la richesse analytique du film est contrebalancée par des choix qui, personnellement, me laissent quand même embarrassé.
Le premier, le plus important puisque toute la dramaturgie en découle, est selon moi l'incohérence du comportement de l'Oeil, dès le départ. Ce qui me dérange d'un point de vue scénaristique, c'est qu'au tout début, rien, absolument rien, ne justifie qu'il couvre les actes criminels d'une fille qu'il ne connaît que de photo (bon, vous me direz que c'est facile d'être subjugué par une photo d'Isabelle Adjani jeune, mais quand même...). C'est-à-dire qu'à la différence de Vertigo, il n'y a pas eu l'installation d'une fascination sentimentale chez le personnage à l'égard de la jeune femme, qui pourrait ensuite expliquer son attentisme. Ce n'est que progressivement, à mesure que la filature européenne s'accomplit et qu'on en apprend plus sur le passé d'Adjani, que leur relation devient plus évidente, à la lumière d'une quête filiale commune, d'un vide affectif partagé à combler. Mais au départ, ça coince. A la limite, le personnage d'Adjani serait né exactement à la même date que sa fille, il y aurait pu y avoir une vague motivation impulsive. Là, l'inaction de Serrault apparaît plutôt inexplicable, et d'ailleurs, dans le documentaire Jacques Audiard le concède en rigolant : il y a un vrai mystère, à ce niveau. Ce qui est un peu facile, je trouve, et qui pose mal les bases émotionnelles à venir.

Autre problème pour moi : le fait que Serrault s'exprime tout le temps à voix haute pour lui-même dans des lieux publics. C'est simple, l'effet à l'image ne fonctionne pas du tout. On n'est pas dans des monologues au théâtre, on est au cinéma et au cinéma, une telle posture ne peut à mon avis être tenue très longtemps sans que ça affecte l'ensemble. Pourquoi ne pas avoir recouru à la bonne vieille voix-off du film noir ? Là, ça imprime au film un caractère très verbeux et théâtral qui est d'ailleurs, volontairement ou involontairement, conforté par le jeu de plusieurs seconds rôles. Marchand, Audran, Brialy... ils sont à côté de la plaque. D'ailleurs Serrault en fait parfois trop, contrairement à Isabelle Adjani qui reste tout du long d'une sobriété exemplaire et qui délivre une prestation d'un magnétisme magique, jusque dans les modulations de sa voix (si si, j'vous jure).
Avec leur jeu, on a souvent l'impression d'être face à de l'humour burlesque (le pompon à la mort de Marchand) qui n'a carrément pas sa place dans un tel scénario. Parce que le scénario reste quand même vraiment pas mal, c'est ça le plus frustrant ! Seulement voilà, je trouve que Claude Miller ne sait pas l'exploiter comme il le faudrait ; qu'il fait, sinon de mauvais choix, du moins des choix pour le moins casse-gueule et qu'il loupe sa cible. Il y a des scènes réussies (la discussion finale à l'hôtel par exemple) et d'autres à pieds joints dans le ridicule, plombées par une musique de saltimbanque à dormir debout qui casse tout le pouvoir envoûtant de l'histoire. Les dialogues illustrent assez cette inégalité, entre des passages inspirés (toutes ces phrases sublimes d'un père à sa fille disparue) et d'autres franchement paresseux voire inutiles. On dirait que les Audiard rallongent la soupe plus que nécessaire. Déçu également par la mise en scène de Miller, qui m'a parue bien éloignée de la précision à toute épreuve de son huis-clos précédent.

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En définitive, je dirai que le matériau est remarquable, que sur le papier c'est hyper riche, mais qu'à l'écran la traduction n'est pas à la hauteur, que Miller erre dans des chemins de traverse (les sous-intrigues avec le couple Marchand-Audran ou la comparse Betty sont totalement pataudes) alors qu'il avait un sacré putain de boulevard en face de lui. Reste le spectre, parfois tenace, du film que Mortelle Randonnée aurait effectivement pu être, et la présence hypnotique, resplendissante, d'une Adjani caméléon, à la croisée de ses rôles de dérangées et des sophisticated ladies malades de chez Hitchcock.
Dernière édition par Demi-Lune le 10 mai 13, 17:39, édité 2 fois.

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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar feb » 23 juil. 11, 16:59

Demi-Lune a écrit :Attention, ce topic ne vise en aucun cas à faire l'apologie d'Isabelle Adjani. :mrgreen:

En effet, il n'y a qu'à regarder les captures : sur 9, seulement 7 sont dédiées à l'actrice :mrgreen:
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Demi-Lune
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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar Demi-Lune » 23 juil. 11, 17:04

feb a écrit :
Demi-Lune a écrit :Attention, ce topic ne vise en aucun cas à faire l'apologie d'Isabelle Adjani. :mrgreen:

En effet, il n'y a qu'à regarder les captures : sur 9, seulement 7 sont dédiées à l'actrice :mrgreen:

Chut, ça ne se verra peut-être pas. Image :fiou:

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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar Watkinssien » 23 juil. 11, 19:48

Mortelle Randonnée, c'est pour moi une oeuvre trouble et remarquable, vénéneuse et aux multiples niveaux de lecture.

Claude Miller était au sommet de son art : un cinéaste précis, auscultant des personnages pervers avec une acuité évidente.

Mais j'ai bien envie de le revoir pour me faire une meilleure opinion.
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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar El Dadal » 30 juil. 11, 20:08

Watkinssien a écrit :Mortelle Randonnée, c'est pour moi une oeuvre trouble et remarquable, vénéneuse et aux multiples niveaux de lecture.


J'ajouterai: dans sa version d'origine. Le remontage est incompréhensible et laid.

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Demi-Lune
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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar Demi-Lune » 30 juil. 11, 20:38

El Dadal a écrit :
Watkinssien a écrit :Mortelle Randonnée, c'est pour moi une oeuvre trouble et remarquable, vénéneuse et aux multiples niveaux de lecture.


J'ajouterai: dans sa version d'origine. Le remontage est incompréhensible et laid.

Ayant vu le "director's cut" du dvd, quelles sont les différences avec la version originale de 1983 ?

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jacques 2
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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar jacques 2 » 31 juil. 11, 10:28

J'ai un peu la flemme ( :oops: ), je l'avoue, de réfuter point par point les critiques de Demi Lune ...

Car ce film est à mes yeux un des incontournables du cinéma français (et de loin le meilleur film de Miller avec "la meilleure façon de marcher" et avant "Garde à vue" certes très réussi mais très théâtral dans la forme)

Je dirai simplement que je trouve que Demi Lune rationalise trop en cherchant d'emblée chez le personnage de Serrault des réactions "logiques" : tout dans le film est voilé, légèrement distordu et c'est une façon de nous faire entrer dans la tête du personnage qui est à côté de ses pompes et ne vit qu'en fonction de sa fille absente ...

Ce film cultive donc l'absurde, l'inquiétante étrangeté et se présente - sous des allures de road movie (le roman de Marc Behm se déroule aux Etats Unis, ce qui rendait d'ailleurs plus vraisemblables les "exploits" d'Adjani ...) - comme une sorte de rêve (ou de cauchemar) éveillé ...

Dès lors, les soliloques du personnage et les illogismes, on s'en fout ou, en tout cas, je m'en fous : le sujet, ce n'est pas l'enquête policière mais une dérive ...
On n'est d'ailleurs pas loin du Fantastique à certains moments ...

Je l'ai revu (avec grand plaisir) il y a quelques mois et il me semble que, fort heureusement, la meilleure version càd l'initiale est bien celle du dvd TF1 : le remontage de Miller était en effet loin d'être convaincant ...

C'est Canal Plus qui avait offert au réalisateur l’opportunité de refaire le montage car, disait-il, il contiendrait des imperfections qui le rendent fou. La diffusion de cette nouvelle version laisse les amateurs très dubitatifs ...

Pour avoir vu le film sur canal à l'époque, le remontage de Miller est bien plus court que l'original. Et si ma mémoire est bonne, c'est toute la relation "père/fille" un peu tordue qui se met progressivement en place entre Serault et Adjani qui passe à la trappe. Si je me rappelle bien, il ne reste plus que la scène de dialogue entre Sérault et Adjani séparés par une porte (et ou Adjani l'appelle d'ailleurs papa); scène qui ne veut plus dire grand chose à ce niveau.

PS : Soit dit en passant, il me semble que "l'été meurtrier", autre film d'Adjani, qui se veut quant à lui résolument réaliste et les pieds sur terre, est bien plus incohérent et invraisemblable sur le plan de l'histoire et de la logique du comportement des personnages. Et même si Adjani y est objectivement superbe ...
Mais je la préfère dans "Mortelle randonnée" ... :wink:

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Outerlimits
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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar Outerlimits » 29 mars 12, 14:54

J'avasi une question part rapport à ce film et ses différentes versions, car je ne comprends pas tout.
J'ai découvert Mortelle Randonnée en VHS quelques temps aprés sa sortie ciné.
Quelle était la durée de ce film lorsqu'il est sorti ? Quelles sont les différentes versions existantes ? A quoi correspond celle que l'on voit généralement et qui est d'1h35 ?
Quels modifs a fait le réal sur la "nouvelle version" dont j'entends parler, et quelle est sa durée ?
Tout ceci n'est pas trés clair.
J'ai essayé de voir de vieux Starfix mais je n'ai trouvé la durée du film à l'époque de sa sortie.
Merci d'avance à qui pourra éclairer ma lanterne. :wink:

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Jeremy Fox
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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar Jeremy Fox » 11 avr. 15, 09:05

Un détective mythomane et dépressif qui n'a toujours pas accepté que sa femme l'ait abandonné en emmenant leur petite fille voici plus de 20 ans, est sur la piste d'une mystérieuse jeune femme qui sème les cadavres sur son chemin... N'attendez aucune vraisemblance dans cette mortelle randonnée qui s'avère un exercice de style brillant et fascinant à la limite de l'onirisme, voire du fantastique. Entre Bertrand Blier et Michel Deville, Claude Miller bénéficie de réjouissants dialogues presque surréalistes d'Audiard père et fils, d'un Michel Serrault magistral, d'une Isablle Adjani vénéneuse et envoutante à souhait et d'une tripotée de cocasses seconds rôles dont notamment le couple que forment Guy Marchand et Stéphane Audran. Mélange de film noir, de suspense, de comédie grinçante et de drame psychologique, un film au ton unique comme l'est le mélange musical Carla Bley et Franz Schubert (pour ce dernier son entêtant et sublime 'Der Hirt auf dem Felsen'). Peut-être pas constamment captivant mais un rythme soutenu pour ce film original, très bien réalisé, photographié et superbement interprété.

Je compare un peu la carrière de Claude Miller à celle de Pascal Thomas : dix années de très grands films puis une descente inexorable vers des abîmes de médiocrité. Dommage et surtout triste qu'un parcours cinématographique puisse suivre une telle pente.

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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar shubby » 11 avr. 15, 21:14

Faut que je le revois.
Me souviens d'une ambiance excellente, "trouble" comme on dit, oui, càd certainement pas manichéenne. Le loup sommeille en chacun de nous. Et quelle femme fatale !!!
Les excellentes scènes de bagnoles étaient supervisées par Rémy Julienne.

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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar Dale Cooper » 11 avr. 15, 21:26

J'aimais beaucoup, puis c'est devenu un de mes films préférés. Seule la partie italienne avec Samy Frey me paraît un peu longue. La partie finale avec Adjani est sublime, et on se croirait parfois dans un tableau de Hopper.
Jeremy Fox a écrit :Un détective mythomane et dépressif qui n'a toujours pas accepté que sa femme l'ait abandonné en emmenant leur petite fille voici plus de 20 ans

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Leur petite fille est morte en fait.

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Jeremy Fox
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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar Jeremy Fox » 12 avr. 15, 07:03

Dale Cooper a écrit :J'aimais beaucoup, puis c'est devenu un de mes films préférés. Seule la partie italienne avec Samy Frey me paraît un peu longue. La partie finale avec Adjani est sublime, et on se croirait parfois dans un tableau de Hopper.
Jeremy Fox a écrit :Un détective mythomane et dépressif qui n'a toujours pas accepté que sa femme l'ait abandonné en emmenant leur petite fille voici plus de 20 ans

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Leur petite fille est morte en fait.


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Oui je sais mais on ne l'apprend qu'à la fin.

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Bogus
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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar Bogus » 30 juil. 15, 18:20

Ça aurait pu être fascinant mais l'ambiance surréaliste m'a peu à peu laissé sur le côté, j'ai même attendu que ça se termine... :|
Reste Michel Serrault, certaines répliques d'Audiard, une très belle photo et cette fin qui m'a touché au point d'en avoir des frissons.

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Jeremy Fox
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Re: Mortelle Randonnée (Claude Miller - 1983)

Messagepar Jeremy Fox » 4 nov. 16, 06:31

La chronique classikienne signée Olivier Bitoun à l'occasion de la sortie du film en Blu-ray.