Woody Allen

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

Modérateurs : Karras, Rockatansky, cinephage

Margo

Woody Allen

Messagepar Margo » 12 oct. 03, 18:22

EDIT DE LA MODERATION:

Ce topic est le topic général relatif à Woody Allen. N'hésitez pas à consulter également les nombreux topics individuels dédiés aux films de Woody Allen, en lien ci-dessous :

Lily la tigresse (1966) et sa Chronique Classik
Broadway Danny Rose (1984)
Hannah et ses soeurs (1986)
Crimes et délits (1989)
Maris et femmes (1992)
Ombres et brouillards (1992)
Anything else (2003)
Melinda et Melinda (2004)
Match point (2005)
Scoop (2006)
Le rêve de Cassandre (2007)
Vicky Cristina Barcelona (2008)
Whatever works (2009)

Les Chroniques Classik de Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (1972) et Annie Hall (1977)

le livre d'entretiens entre Woody Allen et Stig Bjorkman (2003)

un topic Woody se dénigre et c'est génial! (2005)







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Je lance un petit topic Woody Allen que je réalimenterai au fur et à mesure de mon festival Allen perso, que je m'organise suite à l'opération promo du moment (deux achetés un gratos) :D

Aujourd'hui donc Radio Days, dont je gardais un bon mais vague souvenir et qui confirme son statut de véritable petite merveille. Sans autre fil narratif qu'une bobine de souvenirs que Woody déroule au fur et à mesure, ce film offre une multitude de petites vignettes le plus souvent drôles, parfois plus émouvantes, et toujours nostalgiques. Avec cette petite famille Allen idéalisée comme coeur du film, le narrateur développe de superbes idées, poétiques, marrantes (le coup de la scène d'intro avec les cambrioleurs, hilarant !!!) et superbement réalisées (le film a une vraie ambition artistique, chose que l'on oublie parfois chez Woody Allen).

A noter :

1. William H. Macy dans un rôle minuscule et muet (il joue du Chekhov au fond d'un plan)
2. Un DVD pourri de chez pourri (rarement croisé une compression aussi baclée - cf la scène de brouillard)
3. Le plaisir de revoir la superbe Dianne Wiest, dont le regard me rappelle Edward aux Mains d'Argent et suffit à me faire venir les larmes aux yeux.
4. Qqes dialogues hilarants : "Who is Pearl harbor" demande Sally lors d'un Flash spécial :lol:
5. Une fin d'un fatalisme vraiment bouleversant pour un film si gai.

Une petite pépite.

8/10

A vous de jouer et de faire vivre ce topic :D

Marg'

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Leopold Saroyan
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Messagepar Leopold Saroyan » 12 oct. 03, 19:22

Je ne l'ai pas revu depuis des années mais j'en garde un bon souvenir. Je ne me rappelle pas avoir ri à gorges déployées mais considérerait le film comme tragi-comique. A revoir un de ses quatre....
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John Constantine
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Messagepar John Constantine » 12 oct. 03, 19:29

Copier-coller amélioré d'un vieux post.

Stardust Memories
:D

Il s'agit d'une comédie noire grinçante, une sorte de Huit et demi, un peu loin du burlesque de Bananas. Le film est perso dans le sens où Allen joue un cinéaste comique qui voudrait faire des films plus sérieux - une situation qui fait écho au mauvais accueil de son essai bergmanien Intérieurs, antérieur à Stardust. Il va à un festival-hommage à son oeuvre et se retrouve à des hordes de fans hystériques qui louent ses films comiques, dont il a marre, mais le film dérape et...

C'est un film un peu mégalo, un peu méprisant envers ses fans mais plein de trouvailles: le film intello-chiant - dans une décharge d'ordures - présenté aux producteurs, la scène du pigeon, ces "rats volants avec des svatiskas comme pattes", le surréalisme de la fin avec ses martiens ["quel est le sens de la vie?", leur demande Allen; "vous n'êtes pas prêt à l'entendre", lui répond-on] ses jumeaux, ses tours de magie...

Stardust a l'un des castings féminins les + improbables chez Allen: Jessica Harper [Phoenix dans Phantom of Paradise], notre Marie-Christine Barrault nationale et cerise sur le gâteau, Charlotte Rampling sous lithium, sublime en noir et blanc... en particulier dans une scène de monologue face caméra qui est le truc le + approchant d'un cinéma "cubiste".

C'est un film qu'on oublie un peu, peu diffusé, pas sorti en z2. Je ne l'ai pas vu depuis un bail, ceci expliquant sans doute que je l'aime bcp. :wink:
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Leopold Saroyan
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Messagepar Leopold Saroyan » 12 oct. 03, 19:34

Celui-ci figure dans mon top 3 Allenien!
Le film clôt de façon superbe sa trilogie Annie Hall/Manhattan et donc Stardust.

John Constantine a écrit :C'est un film un peu mégalo, un peu méprisant envers ses fans mais plein de trouvailles: le film intello-chiant - dans une décharge d'ordures - présenté aux producteurs, la scène du pigeon, ces "rats volants avec des svatiskas comme pattes", le surréalisme de la fin avec ses martiens ["quel est le sens de la vie?", leur demande Allen; "vous n'êtes pas prêt à l'entendre", lui répond-on] ses jumeaux, ses tours de magie...


J'y vois simplement de la pure auto-dérision si tu fais référence à la scène où il sort de sa limousine. Je la trouve vraiment savoureuse cette scène. :D Avec Husbands&Wives, je trouve que c'est son film le plus personnel, celui où il se met le plus à nu, où tous ses travers personnels et professionnels sont le plus intelligemment exprimés à l'écran, constamment entre rires et émotions.
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Joshua Baskin
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Messagepar Joshua Baskin » 12 oct. 03, 19:43

Bah Woody, c'est un peu mon cinéaste fétiche.
J'ai tout vu à part Stardust Memories, son telefilm et New York Stories, qui n'est qu'une coréalisation.

Radio Days Génial, une formidable évocation du New York plutôt pauvre ou dirons nous modeste, d'avant guerre.
Une superbe bande son, beaucoup d'humour, de superbes acteurs. Bref génial. Cette phrase peut d'ailleurs s'appliquer à tous les Woody. :lol:
A noter que joue aussi le tout jeune Seth Green.

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Fatalitas
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Messagepar Fatalitas » 12 oct. 03, 19:47

Joshua Baskin a écrit :Bah Woody, c'est un peu mon cinéaste fétiche.
J'ai tout vu à part Stardust Memories, son telefilm et New York Stories, qui n'est qu'une coréalisation.


Le film de Woody "Le complot d'Oedipe" est le plus reussi de ce tryptique et l'un de ses films les plus droles, tout simplement :wink:
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John Constantine
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Messagepar John Constantine » 12 oct. 03, 19:47

Leopold Saroyan a écrit :
John Constantine a écrit :C'est un film un peu mégalo, un peu méprisant envers ses fans mais plein de trouvailles: le film intello-chiant - dans une décharge d'ordures - présenté aux producteurs, la scène du pigeon, ces "rats volants avec des svatiskas comme pattes", le surréalisme de la fin avec ses martiens ["quel est le sens de la vie?", leur demande Allen; "vous n'êtes pas prêt à l'entendre", lui répond-on] ses jumeaux, ses tours de magie...


J'y vois simplement de la pure auto-dérision si tu fais référence à la scène où il sort de sa limousine. Je la trouve vraiment savoureuse cette scène. :D

On voit quand même des femmes le suppliant de coucher ou de faire un enfant [je suis moins sûr pour ce dernier truc, je mélange p-ê avec le Sherlock de Wilder :? ]avec lui: la mégalomanie ici n'est pas un reproche que je lui fais, ça lui permet d'oser expérimenter, chasser sur le terrain de Fellini avec les figurants grotesques à "tronche" des dernières scènes.

Leopold Saroyan a écrit :Avec Husbands&Wives, je trouve que c'est son film le plus personnel, celui où il se met le plus à nu, où tous ses travers personnels et professionnels sont le plus intelligemment exprimés à l'écran, constamment entre rires et émotions.

La mise en scène, dans les 2 films, est au diapason de l'humeur des personnages - cette caméra "tremblante" dans Maris et Femmes - et dans le même ordre idée, exposition réussie d'un égo à cul nu, Harry dans ts ses états va aussi très loin.
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Messagepar Leopold Saroyan » 12 oct. 03, 19:48

Joshua Baskin a écrit :J'ai tout vu à part Stardust Memories


C'est un scandale grigrigri!
Tu regardes Des séries Z quand tu n'as pas vu ce bijou? :twisted:
C'est vrai qu'il y a Seth Green dans Radio Days; la scène où il est avec ses parents en train de répondre à un interrogatoire est hilarante!
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Solal
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Re: Woody Allen

Messagepar Solal » 12 oct. 03, 19:48

Margo a écrit :Aujourd'hui donc Radio Days, dont je gardais un bon mais vague souvenir et qui confirme son statut de véritable petite merveille. Sans autre fil narratif qu'une bobine de souvenirs que Woody déroule au fur et à mesure, ce film offre une multitude de petites vignettes le plus souvent drôles, parfois plus émouvantes, et toujours nostalgiques.


Je garde un très bon souvenir également de ce film, un peu dans la même veine que Broadway Danny Rose, que j'aime énormément, tourné dans les mêmes années, je crois. Je me souviens avoir lu il y a pas mal de temps (début des années 90) le bouquin d'un journaliste qui avait suivi le tournage (de Radio Days) : pas mal d'anecdotes sympas sur la vie de plateau, l'impression d'un joyeux foutoir, mais tout en douceur, à l'atmosphère un peu jazzy - tendance vague à l'âme (d'où peut-être la tonalité de la fin du film). Je ne me souviens plus du tout de la référence mais ça doit pouvoir encore se trouver, pour les amateurs...
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Fatalitas
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Messagepar Fatalitas » 12 oct. 03, 19:50

Joshua Baskin a écrit :Bah Woody, c'est un peu mon cinéaste fétiche.
J'ai tout vu à part Stardust Memories, son telefilm et New York Stories, qui n'est qu'une coréalisation.


ça fait un peu reducteur et dedaigneux, ta phrase.D'ailleurs il n'a pas co-realisé.Sa partie est realisé par lui seul et d'ailleurs bien representative de son style :wink:
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Leopold Saroyan
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Messagepar Leopold Saroyan » 12 oct. 03, 19:58

John: La scène que tu mentionnes ne me choque pas plus que ça. je prends ça pour le principe même du film qui est de mettre en abîme l'homme, le cinéaste. Ta remaqrue sur Fellini est intéressante, je n'y avais pas pensé même si chez lui (Intervista), c'est peut-être plus discret et plus finement amené. :)
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Joshua Baskin
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Messagepar Joshua Baskin » 12 oct. 03, 19:59

fatalitas a écrit :
Joshua Baskin a écrit :Bah Woody, c'est un peu mon cinéaste fétiche.
J'ai tout vu à part Stardust Memories, son telefilm et New York Stories, qui n'est qu'une coréalisation.


ça fait un peu reducteur et dedaigneux, ta phrase.D'ailleurs il n'a pas co-realisé.Sa partie est realisé par lui seul et d'ailleurs bien representative de son style :wink:


Oui je vais un peu vite en besogne. :lol:

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Messagepar John Constantine » 12 oct. 03, 20:01

Leopold Saroyan a écrit :John: La scène que tu mentionnes ne me choque pas plus que ça. je prends ça pour le principe même du film qui est de mettre en abîme l'homme, le cinéaste. Ta remaqrue sur Fellini est intéressante, je n'y avais pas pensé même si chez lui (Intervista), c'est peut-être plus discret et plus finement amené. :)

Leopold: la scène que je mentionne n'enlève rien au fait que j'adore Stardut. :wink:
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Re: Woody Allen

Messagepar Gaston » 12 oct. 03, 20:05

Solal a écrit :... un peu dans la même veine que Broadway Danny Rose, que j'aime énormément...



On est au moins deux ! Pourquoi? Va savoir... Moins bavard que d'autres Allen, tendre, drôle, comme d'autres bien sûr, avec un côté Pieds Nickelés qui rappelle (et a pu inspirer ?) certains films des Coen 8)

Devlin
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Messagepar Devlin » 12 oct. 03, 22:29

Suite à l'opération WA , revu Guerre et amour. J"avais adoré au cinéma mais là je suis déçu : trop de comique verbal, trop de jeux de mots , je n'accroche plus trop.
Découvert Hannah et ses soeurs, un chef d"oeuvre pour moi : une merveille d"équilibre avec des personnages complexes et attachants . Et New york est filmé magnifiquement . Autant manhattan me laisse froid , autant Hannah me touche , les deux films étant relativement proches.