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Réalisé par Woody Allen
Avec Woody Allen, Diane Keaton, Tony
Robert , Carol Kane, Paul Simon, Shelley Duvall, Janet Margolin,
Christopher Walken, Colleen Dewhurst
Scenario : Woody Allen , Marshall Brickman
Photographie : Gordon Willis
Un film MGM
USA -89' - 1977
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89mn
Zone 2
DVD9
Format 1.85 – 16/9 compatible 4/3
Langues : Français/Anglais/Allemand
Italien/Espagnol
Sous-titres : Anglais/Allemand/Français/Hollandais
Italien/Espagnol/Portugais/ Suédois/Danois/Norvégien
Finlandais/Polonais
Pistes en Mono
Menu animé , chapitrage fixe |


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Alvy Singer, comique juif new yorkais, rencontre
Annie Hall, une jeune femme d’origine provinciale ;
entre eux c’est le coup de foudre, ils filent le parfait
amour, mais les rêves de l’une ne sont pas les
désirs de l’autre. Cette belle histoire d’amour
est-elle faite pour durer ? |
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La
première scène d’Annie Hall
débute par un monologue de Woody/Alvy dans lequel
il s’adresse directement au spectateur ; cette scène,
très proche du one man show, genre dans lequel le
réalisateur a excellé durant de nombreuses
années, semble être une sorte de passerelle
entre ses précédents films, burlesques, et
la suite de sa carrière, faite de films plus profonds.
En effet, cette scène inaugurale, bien que remplie
d’humour, balance toujours entre comédie et
références psychanalytique. Le ton est donné
et les thèmes qui vont émailler par la suite
les films de Woody Allen sont ici posés : l’amour,
le sexe, la religion et la mort. Le personnage d’Alvy
Singer est constamment en proie au doute, que ce soit dans
sa vie affective ou sa carrière professionnelle (il
joue le rôle d’un comique scénique et
télévisuel), comme en témoigne cette
scène où, lors d’un gala, il craint
de passer sur scène juste après un autre comique,
ce qui selon lui risque d’annihiler toute chance de
faire rire son audience.
Annie Hall, bien que
très drôle, n’est que le constat d’une
histoire d’amour ratée entre deux êtres
que finalement tout sépare. L’utilisation constante
de flash-back ne fait que renforcer cette impression d’état
des lieux, le retour en arrière final qui nous remémore
des scènes du film accentue cet aspect et donne au
tout un aspect nostalgique.
Alvy Singer est issu d’un milieu urbain, juif et populaire
; Annie Hall, vient d’un milieu bourgeois, provincial
et WASP. Ces différences sont soulignées lors
de dîners dans leurs familles respectives ; chez Alvy
tout le monde parle fort, se sert comme il veut à
table alors que chez Annie, la table est mise et l’ambiance
y est plus calme. Alvy semble alors constater que ces différences
culturelles rendront à terme, la rupture avec Annie,
inéluctable, comme si ces clivages sociaux, religieux
et culturels étaient des barrières impossibles
à franchir. L’antinomie entre les deux personnages
principaux est aussi symbolisée par l’amour
qu’Alvy porte pour New York, et le désir d’Annie,
d’aller s’installer à Los Angeles deux
villes que tout oppose. Lors des scènes californiennes,
le soleil brille, mais tout paraît vide, sans âme,
alors qu’a New York la photo du film souligne des
aspects chauds et rassurants.
Les hommes et les femmes ne peuvent pas vivre ensemble car
ils ne se comprennent pas, et comme tout bon habitant de
la grosse pomme, Alvy et Annie suivent chacun une psychanalyse
(on remarquera à ce propos qu’au début
du film Annie est étonnée d’apprendre
qu’Alvy est suivi pour son état psychique,
alors qu’un peu plus tard, elle même sera suivie
; est-ce l’effet Alvy / Wood ?). Le futur réalisateur
de Manhattan, lors d’une scène
mémorable ou les deux protagonistes se rendent chacun
chez leurs psychanalystes, démontre cette incompréhension
mutuelle. Alvy et Annie se voient poser les mêmes
questions par leur thérapeutes respectifs, y répondent
en même temps par le biais d’un Split screen
ingénieux, mais de façon diamétralement
opposée.
Annie Hall est aussi une critique acerbe
du monde de la télévision et du cinéma,
alors qu’à New York les personnages parlent
de Fellini et vont voir Le Chagrin et la Pitié,
à Los Angeles, les cinémas diffusent des films
d’horreur de série B et on y tourne des sitcoms
avec des rires pré-enregistrés, chose assez
paradoxale quand on sait combien les films de Woody Allen
et particulièrement Annie Hall,
ont inspiré de nombreuses sitcoms américaines,
avec brio d’ailleurs, comme Friends
ou bien encore Seinfeld.
Entièrement porté
par ses deux acteurs principaux, Woody Allen et Diane Keaton
(la première muse de Woody Allen avant Mia Farrow),
Annie Hall est un film drôle et nostalgique,
l’un des sommets de la carrière de Woody Allen.
Le film remporta d’ailleurs quatre oscars en 1977
dont celui du meilleur film.
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Edité
en zone 2 , les caractéristiques techniques du film
sont très correctes , à défaut de suppléments
attractifs.
Image :La photo du film
est bien restituée avec des couleurs souvent très
chaudes , la copie est quasiment vierge de tout défaut.
On constate cependant un léger grain sur certains
plans (notamment un plan filmant un avion dans le ciel).
Dans l’ensemble, l’image est très correcte
pour un film qui a déjà plus de 25 ans.
Son : du mono dans
toutes les langues c’est une habitude chez Woody
Allen , mais un mono clair, ou le souffle est inexistant
et ce que ce soit en version originale ou en version française
.
Bien qu’il vaille mieux découvrir un film
de Woody Allen en version originale, il faut bien reconnaître
que le doublage est plus que correct, le doubleur de l’acteur-réalisateur
est plutôt bon, il retranscrit de façon très
convaincante le bagout de Woody Allen, bien plus d’ailleurs
que le doubleur des films récents de notre New
Yorkais préféré.
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Une simple bande-annonce recadrée plein
écran, c’est peu pour un tel film mais c’est
une habitude chez l’éditeur (MGM) friand
d’éditions "light". On aurait pourtant
aimé découvrir ces fameuses scènes
coupées qui tendaient à faire
d’Annie Hall , une comédie
policière !
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