Commentaires à propos de votre film du mois

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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Rick Blaine
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Rick Blaine » 31 août 17, 11:22

Jeremy Fox a écrit :N'ayant pas vraiment apprécié le premier opus de la nouvelle "série" des planètes des singes, tu m'as quand même donné envie de poursuivre au final.

J'ai bien aimé le premier aussi mais les 2 suivants ont une ampleur très supérieure, c'est le récit qui le veut mais aussi le travail du réalisateur. Il y des décors et des séquences formidables. La chevauchée qui rythme une partie du dernier opus devrait être à ton goût. Attention quand même, c'est très sombre.
En tout cas pour moi qui suis d'un naturel très circonspect devant les Remakes et Reboot par principe, là ça valait le coup, et ça doit du coup renforcer mon appréciation.

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MJ
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar MJ » 31 août 17, 11:32

1. Gertrud (Carl Theodor Dreyer)

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2. Sergeant Rutledge (John Ford)

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3. Je vous salue Marie (JLG)

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4. Jeannette (Bruno Dumont)

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5. Mrs Fang (Wang Bing)

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+ des Tourneur, deux Guillaume Brac en un qui forment une seule merveille (Contes de Juillet), un Sokourov de jeunesse très estimable (La Voix Solitaire de l'Homme)...
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Flavia
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Flavia » 31 août 17, 12:12

Top 5 du mois



Pride (Matthew Warchus)

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L'Arnaque (George Roy Hill)

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Fight club (David Fincher)

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The invisible guardian (Fernando Gonzales Molina)

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Le miroir à deux faces (André Cayatte)

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gnome
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar gnome » 31 août 17, 12:44

Rick Blaine a écrit :
Jeremy Fox a écrit :N'ayant pas vraiment apprécié le premier opus de la nouvelle "série" des planètes des singes, tu m'as quand même donné envie de poursuivre au final.

J'ai bien aimé le premier aussi mais les 2 suivants ont une ampleur très supérieure, c'est le récit qui le veut mais aussi le travail du réalisateur. Il y des décors et des séquences formidables. La chevauchée qui rythme une partie du dernier opus devrait être à ton goût. Attention quand même, c'est très sombre.
En tout cas pour moi qui suis d'un naturel très circonspect devant les Remakes et Reboot par principe, là ça valait le coup, et ça doit du coup renforcer mon appréciation.

Il faut clairement donner une chance à ces reboots. Comme je l'ai mis dans le topic idoine, certainement le reboot le plus intéressant et réussi de ces dernières années. A mon humble avis.
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BaronLundi
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar BaronLundi » 31 août 17, 13:06

Oui, cette trilogie est une bonne surprise même si je trouve le dernier opus, qui débutait pourtant bien, franchement raté.

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la grande évasion téléphonée, le sous colonel Kurtz, le retcon du "virus" qui empêche de parler et qui prépare - j'imagine - un nouveau nouveau remake de l'original
Dites non aux signatures

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Thaddeus
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Thaddeus » 31 août 17, 14:34

Film du mois d'août


1. La Bonne Année (Claude Lelouch, 1973)


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2. Garçon d'Honneur (Ang Lee, 1993)


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3. Le Sorgho Rouge (Zhang Yimou, 1987)


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Mes découvertes en détail :
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La mort en ce jardin (Luis Buñuel, 1956)
Pourchassé suite à une révolte matée, un groupe de personnages très divers s’enfonce dans la jungle amazonienne, éprouvant bientôt les sévices de l’incertitude, de l’angoisse, de la faim et de la folie. Buñuel déchaîne sa vision féroce des rapports humains et montre que le bien et le mal circulent librement en chacun, soumis à d’incessantes inversions de polarité. Sa manie de la destruction des clichés assure une vigueur étonnante à la confrontation des idées et des comportements, et offre à cette amère odyssée un collier d’images improbables dictées par la logique du rêve : femme se promenant en bijoux et robe de soirée entre les décombres d’un avion, Champs-Elysées s’animant au milieu d’une flore tropicale, longs cheveux pris dans les arbres, myriades de fourmis dévorant une dépouille de serpents… 5/6

La planète des signes : Suprématie (Matt Reeves, 2017)
Dix minutes, le temps d’une éblouissante scène d’ouverture : c’est ce que dure l’espoir de voir ce troisième volet tenir les promesses du précédent. Car l’intrigue se rétracte ensuite dans la banalité convenue d’un récit de captivité et d’évasion un peu statique qui renie toute la complexité dont témoignait L’Affrontement : à la répartition des idéaux (pacifiste/belliciste) et des intérêts (collectifs/personnels) au sein même de chaque camp se substitue un manichéisme assez grossier qui sépare d’une ligne nette le peuple asservi, guidé par César-Moïse, et la minorité tyrannique usant de la force pour le dominer, avec un Woody Kurtz fanatique enfonçant le clou de la caricature. La transparence du sous-texte politique et l’efficacité de l’ensemble, par ailleurs trop long, ne dissipent pas le sentiment de déception. 3/6

Jenny (Marcel Carné, 1936)
L’inauguration réussie du tandem Carné-Prévert, dont la complicité se distingue par un équilibre tenu entre la faconde tantôt lyrique tantôt comique du dialoguiste et la vision tempérée du cinéaste. Leur univers est en place, avec déjà un destin qui se manifeste sous l’apparence d’un clochard, l’amour fou, la liberté des marginaux et le canal Saint-Martin, le Pont-Tournant, vrai soleil des quais : la promenade des amoureux dans la grisaille du petit matin fait ainsi basculer brièvement le film dans la poésie du réel. La faune des crapules, des damnés, des doux rêveurs ronge l’architecture conventionnelle d’un mélodrame qui, par son pathétisme désenchanté, son sens de la fatalité ou du bonheur précaire, son goût du portrait que fait vivre une solide et talentueuse distribution, emporte une franche adhésion. 4/6

La fille de 15 ans (Jacques Doillon, 1989)
Dans la mise en danger de son sujet, Doillon a rarement poussé le bouchon aussi loin. Hors de l’environnement social, il met à jour les conventions du jeu communicatif collectif et analyse patiemment un microcosme humain retiré de tout sauf de lui-même. Chacun s’épie, s’attend au tournant, pose ses pièges, fait s’entrechoquer les petits cailloux du mensonge, de la tentation, de la pudeur. Faussement sereine, plus cruelle et perverse que sa forme épurée ne le laisse croire, la petite musique de chambre aurait quelque chose de rohmerien si l’on saisissait complètement ce qui se dit entre ces êtres compliqués qui se mettent en tête d’être simples (le cinéaste-acteur donnant l’exemple du bafouillage chuinté), et si l’alliance entre artifice du théâtre et réalisme du cinéma débouchait sur une vraie forme d’émotion. 4/6

Poil de carotte (Julien Duvivier, 1932)
Beaucoup de personnages de Duvivier sont des boucs émissaires, non pas d’une fatalité abstraite comme chez Carné, mais d’une malveillance plus quotidienne, plus diffuse, dispersée au gré des regards d’autrui. Toujours leur intégrité première est niée par une société qui prétend leur imposer de l’extérieur une identité factice : c’est le drame de Poil de carotte, privé de son nom même et réduit à n’être que l’enfant martyr d’un foyer démoli. En adaptant brillamment l’ouvrage cocasse et douloureux de Jules Renard, le cinéaste concentre de grandes qualités de mise en scène et d’écriture (cadrages serrés, plans longs, personnages dessinés d’un trait ferme, maîtrise du découpage), et rappelle avec tendresse, tact et poésie que peu de sujets sont aussi poignants que celui du manque d’amour parental. 5/6

Les aventures du capitaine Wyatt (Raoul Walsh, 1951)
On a dit de ce western dans les Everglades qu’il était le remake d’Aventures en Birmanie mais, si les deux films ont comme motif commun celui de l’itinéraire dédoublé ou scindé, leur ressemblance structurelle est, sinon vidée de sens, du moins fortement décalée, dans la mesure où le candide officier se lie ici avec le commandant d’une amitié réelle. La pérégrination en est le vrai sujet : expédition compliquée à travers marais et cyprières, dénuée de surcharges baroques comme de toute idéologie (la notion de "frontière" est absente), et n’offrant que de rares péripéties. En résulte une curieuse aventure picaresque, à la narration nette mais sans sécheresse, dont les teintes presque pastel semblent provenir d’un monde ancien devenu hors d’âge et dont le relâchement frise parfois une certaine fadeur. 4/6

El perdido (Robert Aldrich, 1961)
Si l’art cinématographique consiste à tisser des rapports invisibles, à édifier une architecture entre les idéogrammes de l’élément matériel (homme ou décor, dans le plan et de plan à plan), alors Aldrich peine ici à rendre un tel lien sensible, restant trop souvent au niveau de ses intentions. L’alchimie du fond à la forme ne se produit donc que chichement, mais il faut convenir de la dévotion apollinienne du cinéaste pour les quatre éléments, de son réalisme tendre pour tout ce qui vit, tremble dans le ciel et sur la terre, et qui balance la légère raideur de l’ensemble. Suffisant pour hisser au-dessus du tout venant ce western relativement conventionnel, où les rapports entre personnages sont empreints d’ambigüité, et dont le récit se cristallise tardivement autour d’un transfert amoureux par idéalisation. 4/6

Thérèse Desqueyroux (George Franju, 1962)
Pour raconter l’histoire de cette Bovary landaise étouffée par le milieu réactionnaire, bigot et hypocrite où son éducation et son mariage l’ont enfermée, l’auteur concentre ses obsessions de la famille séquestratrice, du clergé coupable, de la dénonciation sociale, sa poésie des blancs et des gris et ses élans de folie dans l’envol des palombes. Son don à faire sentir la présence des choses – la masse des pierres centenaires, la quiétude ombreuse et vieillotte des intérieurs bourgeois, le vent dans les grands pins, le crissement imperceptible d’une pomme qu’on épluche – résulte d’une volonté de dépouillement qui épouse une aventure intérieure noyée jusqu’au vertige de la révolte et du refus, au désarroi du mutisme imposé. Quant à Emmanuelle Riva, elle témoigne encore de son étoffe d’immense actrice. 4/6

Le cœur fantôme (Philippe Garrel, 1996)
Comment devient-on un homme libre et à quel prix ? Telle est la double question qui taraude Philippe, séparé de sa femme et tourmenté par la culpabilité d’abandonner ses enfants. Luis Rego lui apporte son attachante personnalité, tout de douleur humble, de chagrin timide, de désarroi muet. Et Garrel le filme en témoignant d’une patience attentive qui est celle-là même de son héros. Son récit découpé, aux arêtes vives, travaille peu sur l’accumulation des durées mais file d’une scène à l’autre avec vélocité. Rien ne gêne la bienveillante description du mouvement des sentiments et des questionnements intimes, aucune séquence ne s’englue dans l’hystérie et le pathos, et l’œuvre, qui rappelle à certains égards Le Garçu, glisse jusqu’à son terme avec une douceur empreinte de sérénité. Beau film. 4/6

L’ennemi public (William A. Wellman)
Le prototype qui établit les bases du film de gangsters tel que la Warner allait en reproduire la formule pendant une décennie : vigueur du traitement, rapidité de l’exposé des situations, écriture sans fioritures, nerveuse, économe jusqu’au laconisme, bien adaptée à l’évocation réaliste de la vie urbaine, celle du jazz age et des roaring twenties, mais aussi celle des quartiers ethniques dont la pauvreté et la violence ordinaires métaphorisent la Dépression en cours. Autant de qualités assurant un propos limpide mais riche de l’hésitation entre conscience sociale et conscience tragique, et non dénué de contradictions : en réactualisant le mythe du self-made-man, l’œuvre participe à la défense des valeurs fondamentales du rêve américain à une époque où ces dernières ont perdu presque toute crédibilité. 4/6

Une sale histoire (Jean Eustache, 1977)
Eustache filme la confidence crue d’un homme qui raconte comment il est devenu voyeur, puis duplique le document sur le mode de la fiction. Mais il inverse l’ordre de projection, suggérant ainsi que l’œuvre ne peut être séparée de sa genèse et incitant à prendre conscience de l’écart entre la réalité et son image. Ce dispositif, qui tente de se mettre et de nous mettre hors la loi (du récit cinématographique, des convenances morales), est un piège dans lequel on glisse sans points d’appui, et dont l’obscénité est d’abord celle que l’on y met. Métaphore ironique d’une vision arbitraire de l’art, capable d’aller jusqu’au bout du silence sans cesser de parler : un concept très (trop) théorique, certainement pas un beau film, peut-être pas davantage un bon film, mais probablement le seul qui s’imposait à son auteur. 4/6

Garçon d’honneur (Ang Lee, 1993)
D’une situation vaudevillesque qui aurait pu donner lieu à maints développements cocasses, Ang Lee fait le support d’un affrontement entre deux mondes (l’Asie et l’Occident), deux conceptions de la vie. Une confrontation remplie de tendresse et de respect mutuel, puisque chacun sait ou devine une vérité qu’il veut taire à l’autre pour ne pas le blesser. Les esprits sceptiques ou blasés diront de cette savoureuse comédie qu’elle est bien trop élevée ; on peut aussi goûter la grande finesse avec laquelle le cinéaste décrypte les traditions culturelles et les mœurs de son pays, admirer comment il témoigne d’une recherche d’identité et de compréhension des racines étrangères, et se laisser émouvoir par la bienveillance, la chaleur, la secrète mélancolie d’un regard où l’amour l’emporte à chaque instant. 5/6

Sexy beast (Jonathan Glazer, 2000)
L’une des lois du polar rappelle que l’on ne solde jamais complètement son passé. Gal, malfrat en retraite se dorant la pilule sur la Costa del Sol, va en faire l’expérience sous les traits d’un truand psychopathe (Ben Kingsley, savoureux de cabotinage) frappant un beau jour à sa porte. Comment se débarrasser de cet intrus aussi dangereux qu’imprévisible ? Très vite, ce qui risquait de sombrer dans une déplaisante et cynique bouffonnerie emprunte la voie plus subtile du thriller psychologique. Car s’il ne renonce pas au bariolage touristique et cède parfois au maniérisme clipeux, Glazer charge d’une réelle profondeur son personnage de gangster vulnérable et amoureux, tandis que les femmes, mûres, belles et émouvantes, viennent dépouiller le film de son machisme de surface. Une modeste mais réelle réussite. 4/6

L’étrangleur de la place Rillington (Richard Fleischer, 1971)
Après l’étrangleur de Boston, celui de la place Rillington, qui sévit à Londres à la fin des années 40. Mais le cinéaste ne se répète pas : le suspense dramatique (vagues de meurtres et enquête) et le cas pathologique (dédoublement de la personnalité) sont ici gommés pour mieux dépeindre un univers sordide et déprimant, éclairer la prise de pouvoir d’un assassin sur des êtres démunis, et analyser le mécanisme d’une erreur judiciaire vécue du côté du vrai coupable et de la victime. Fuyant la thèse comme le mélo de prétoire, le film fait émaner l’insidieuse banalité du mal en juxtaposant le monstrueux et le familier, et naître l’horreur de l’observation entomologique d’une petite bourgeoisie vivotant dans un purgatoire glauque, travaillée par des pulsions inavouables, et où le crime lui-même est dûment ritualisé. 4/6

Rio Lobo (Howard Hawks, 1970)
Le dernier film du maître est comme le troisième maillon d’un cycle informel commencé avec Rio Bravo et poursuivi avec El Dorado. Une ultime fois, l’auteur déroule la coda de son univers sans verser dans l’ornière du pittoresque, du pastiche, de la facilité : face à des individus moralement dégénérés, il affirme une rigueur de comportement qui offre à l’homme, si tant est qu’il s’intègre à un groupe soudé et résolu, la possibilité de sans cesse se dépasser. Western tout de simplicité et de régularité, le film se place délibérément à rebrousse-poil de toute innovation pour n’extraire que le suc de situations et d’enjeux d’une extrême clarté. À chacun d’estimer où il place le curseur sur la ligne courant de la fadeur à l’ascèse, de la banalité à l’épure, de la convention décatie à la maturité d’une vision du monde. 4/6

Détective (Jean-Luc Godard, 1985)
Un manager de boxe désabusé, un prêteur sans gages marron, une bourgeoise insatisfaite en faillite de sentiments et un ponte de la mafia à la placidité sauvage. Tout ce petit monde funèbre, pataugeant dans son purgatoire existentiel avec l’espoir de ne pas agoniser trop vite, se retrouve dans un palace parisien aux lustres baroques où deux détectives burlesques et affolés enquêtent sur le mystérieux assassinat d’un haut personnage. Y plane un pathétique sauve qui peut (la vie), parce que l’argent n’a d’autre odeur que celle de la mort et que le minitel refuse de répondre aux questions d’amour. Coups de pétoire, héros sans avenir et liaisons damnées… Mais à n’être qu’un montreur de mots et à ne plus demander aux images que d’illustrer ses propos, le réalisateur ne fait pas que déconcerter : il fatigue. 3/6

Monsieur Ripois (René Clément, 1954)
Qui est vraiment André Ripois ? Un séducteur, bien sûr. Mais que recherche-t-il auprès des ses conquêtes ? Le plaisir ? Sans doute. L’oubli de soi ? Qui sait. La sécurité ? Assurément. Peut-être même cette dépendance totale qu’il désire tout en la fuyant. Le cinéaste n’aime ni ne hait son personnage, qu’il épie sans jamais révéler quand il ment et quand il est sincère, et qu’il renvoie tantôt à son ambigüité, tantôt à l’insignifiance de ses justifications. Ainsi le donjuanisme, le maquereautage et la condition peu enviable du gigolo sont présentés comme des variations possibles du libertinage, le long d’une comédie de mœurs qui égratigne avec une élégante désinvolture le conformisme féminin et témoigne de manière caractéristique de l’appétence si française pour l’analyse psychologique et la maxime morale. 4/6

Pour l’exemple (Joseph Losey, 1964)
1917, les tranchées, un déserteur, on le juge, on le fusille. Ni mutin ni révolté, au plus épais des ténèbres d’une conscience obscure, il a fui sans savoir pourquoi, par dégoût physique de la boucherie. Il mourra comme il a vécu, en victime perdue et interrogatrice. La guerre ici n’est pas une toile de fond mais un champ clos soumis à un enlisement progressif, une pourriture envahissante figuré par la pluie, la boue et le grouillement des rats. Dans ce drame traité sans passion et avec une ironie amère, Losey refuse les prestiges d’une savante écriture au profit d’un dépouillement cistercien. Analyste plus que styliste, homme de théâtre plus que cinéaste, il montre non sans une certaine verbosité démonstrative que nulle justice n’est possible lorsqu’elle est rendue par la machine même qui broie l’individu. 4/6

Colors (Dennis Hopper, 1988)
Le cinéma américain a toujours eu conscience du nombre limité d’histoires qu’il pouvait raconter. Cette lucidité est essentielle pour réactiver le schéma archi-usé du duo de flics antinomiques plongés dans la guerre des gangs : vieux sapajou à qui on ne le fait pas, adepte d’une méthode douce mais sinueuse, et jeune étalon sanguin tout juste sorti de l’écurie. Hopper suit leur immersion dans les ghettos de L.A., ravagés par la violence endémique et le trafic de crack, avec le détachement de celui qui revient de loin. Sans moraliser, il capte les signes d’une culture ravivée à coups de mitraillettes et de fusils d’assaut, et injecte une tension permanente à un film qui, s’il porte les stigmates de son époque, trouve toujours la bonne distance, le bon tempo, la bonne attitude. Dans son genre, une très bonne pioche. 5/6

Juha (Aki Kaurismäki, 1999)
Parce que ses personnages n’ont pas de mots à leur disposition pour dire qu’ils s’aiment ou qu’ils s’en vont, le cinéaste les prive de parole et signe un film muet mais ponctué du bruit d’une voiture qui démarre, d’une porte qui se ferme, d’un bouton de radio qu’on presse. Mélodrame épuré, construit sur le patron immuable de L’Aurore (la campagne, une ferme, un trio fatal qui met à l’épreuve la solidité du couple), déconstruit et paradoxalement dédramatisé par l’esthétique du pastiche, l’œuvre prend aussi l’allure d’un opéra tragique aux rythmiques dissonantes, revisité par la musique acoustique. C’est en désamorçant l’incrédulité du spectateur, en s’assurant de la bienveillante sympathie de son ironie, qu’elle trouve l’équilibre entre classicisme et modernité et évite ainsi la gratuité de l’exercice de style. 4/6

Shanghai blues (Tsui Hark, 1984)
La plus grande magnanimité est une nouvelle fois requise pour passer outre la confusion désordonnée, l’épaisseur du trait, l’humour gras qui définissent cet invraisemblable charivari romanesque, hybride dégénéré de Casablanca, de burlesque chaplinien et de télénovela sans filtre. Manifestement peu motivé pour donner la moindre unité à sa salade chinoise, le réalisateur emmêle les imbroglios sentimentalo-cuculs aussi négligemment qu’il brasse les genres, fait s’agiter tout le monde dans tous les sens et hurler ses acteurs (avec stridence) à longueur de bobines. L’ensemble produit l’impression d’un spectacle de bateleurs hystériques dispensant ses effets en pure perte ; et s’il arrive que certains d’entre eux suscite un vague intérêt, la fatigue qui prévaut à la fin n’offre guère la contrepartie du plaisir. 2/6

Le diabolique docteur Mabuse (Fritz Lang, 1960)
Ultime coda de la filmographie langienne, le retour du fameux génie du mal dépeint une Allemagne prompte à oublier le nazisme et une société moderne saisie par le démon de la technologie – les mille yeux du maléfique docteur sont ceux de la vidéosurveillance, donc de la télévision. Il serait tentant de protester devant le rocambolesque ludique de ce scénario à multiples rebondissements et la sécheresse d’un style épuré qui atteint ici les rives de l’abstraction théorique. Mais, pour datée qu’en soit la réalisation, il est éclairant d’apprécier le film comme la mise en scène d’une mise en scène exercée par des menteurs. Sous le regard glacé du cinéaste, un miroir sans tain, un collier, une voiture radio, une panoplie de grimage et mille traits du romanesque banal se transforment en médium de l’onirisme. 4/6

La bonne année (Claude Lelouch, 1973)
On pourrait tirer de ce titre polysémique une réflexion d’astrologue : lorsque toutes les planètes sont bien alignées et que Lelouch s’en donne vraiment la peine, alors il pratique un cinéma absolument magique. Entre la rigueur d’une structure qui se joue des attentes et l’indolence d’une expression s’autorisant les apartés, les à-côtés, les aphorismes les plus exquis, entre le nerf vif d’un polar réglé au millimètre, ponctué de gageures formelles (le plan sidérant qui suit l’itinéraire chronométré des futurs braqueurs), et le feu doux d’une histoire d’amour ne cessant de prendre toujours plus d’ascendant sur le programme, le film impose un miracle permanent de surprise et de fraîcheur, d’élégance et de profondeur, de légèreté et d’émotion. Lino Ventura et Françoise Fabian, proprement alchimiques, sont à son image. 5/6
Top 10 Année 1973

Masques de cire (Michael Curtiz, 1933)
Plus pittoresque qu’inquiétant, moins accompli que symptomatique d’une époque, le film appartient à un courant de productions émergées des ténèbres de la Grande Dépression, dont les monstres (ceux de Frankenstein et de Dracula) cristallisaient et déformaient peurs et tensions sociales et idéologiques. Dans cette variation autour du génie fou, Curtiz entrelace les formes européennes avec les normes du cinéma hollywoodien, le fantastique avec le style Warner, les ombres d’une vaste tradition gothique avec une réalité sur laquelle plane la menace contemporaine du chômage et des breadlines. Croisement improbable et aujourd’hui bien désuet du Dr Caligari et de Spéciale Première, l’œuvre vaut d’abord pour son emploi de la couleur des origines : tons bleu doux, flambées rougeâtres, murs vert-de-gris. 3/6

Le sorgho rouge (Zhang Yimou, 1987)
Par la verve des situations qui marient le pathétique et le paillard, le tragique et la fantaisie, la chronique joyeuse d’une distillerie chinoise des années 30 (sorte de Belle Équipe avec cuivres et bols de terre cuite et guise de guinguettes et de cotillons) devient fresque. D’un bout à l’autre le rouge domine, ce pourpre enflammé qui associe le sang versé au vin bienfaiteur : voiles du palanquin nuptial où tangue la jeune épouse, peau écarlate de l’écorcheur contraint à l’atrocité, feu crépitant derrière ceux qui chantent l’hymne au sorgho, autant de signes plastiques disposés avec une impressionnante force expressive jusqu’à l’éclipse finale qui éteint le film dans un flamboyant camaïeu. Les sceptiques crieront au symbolisme esthétisant. Mais qu’il soit loisible d’être emporté par tant beauté et de passions. 5/6

Nuages d’été (Mikio Naruse, 1958)
L’histoire d’une veuve qui tente de maîtriser les insurmontables difficultés d’un clan de paysans ruinés et divisés. Tout en s’abandonnant à des amours interdites avec un journaliste marié, elle déploie beaucoup d’énergie et d’ingéniosité pour aider ses proches dans leur recherche du bonheur, aux dépens des préjugés et des usages. À mesure qu’il progresse et dévoile toujours plus subtilement les nuances psychologiques de chacun, le film élabore ainsi une morale contemporaine, affranchie de la préséance des branches, des âges et des sexes comme du devoir d’engagement dans la hiérarchie sociale. Il gagne en émotion jusqu’à un final doux-amer indiquant que la soumission à la modernité ne demande pas moins de courage que l’ancienne obéissance, mais qui acte que l’essai de la liberté à été bien fait. 4/6

Chercheuses d’or de 1933 (Mervyn LeRoy, 1933)
Évidemment, les clous du spectacle sont constitués par les quatre numéros chorégraphiques qui ponctuent la fiction en s’y intégrant de façon prosaïque : extraits d’un show de Broadway dont les héroïnes sont les chanteuses et les danseuses. Le maître d’œuvre Busby Berkeley leur insuffle une extravagance, un rythme et une inventivité graphique dignes de sa réputation. Ils n’éclipsent pas pour autant les qualités d’une comédie de situations truffée d’allusions au contexte économique et social de l’époque (crise, chômage, traumatisme d’après-guerre) et qui, dans les intervalles, construit une amusante manipulation sentimentale. Le trio d’actrices, charmeuses et complémentaires, lui insuffle sa réjouissante énergie, bien relayée par le dynamisme narratif d’un réalisateur aux inspirations quasi lubitschiennes. 4/6


Et aussi :

120 battements par minute (Robin Campillo, 2017) - 4/6



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Films des mois précédents :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Juillet 2017 - La fille à la valise (Valerio Zurlini, 1961)
Juin 2017Désirs humains (Fritz Lang, 1954)
Mai 2017Les cloches de Sainte-Marie (Leo McCarey, 1945)
Avril 2017Maria’s lovers (Andreï Kontchalovski, 1984)
Mars 2017À la recherche de Mr Goodbar (Richard Brooks, 1977)
Février 2017Raphaël ou le débauché (Michel Deville, 1971)
Janvier 2017La la land (Damien Chazelle, 2016)
Décembre 2016Alice (Jan Švankmajer, 1987)
Novembre 2016 - Dernières nouvelles du cosmos (Julie Bertuccelli, 2016)
Octobre 2016 - Showgirls (Paul Verhoeven, 1995)
Septembre 2016 - Aquarius (Kleber Mendonça Filho, 2016)
Août 2016 - Le flambeur (Karel Reisz, 1974)
Juillet 2016 - A touch of zen (King Hu, 1971)
Juin 2016 - The witch (Robert Eggers, 2015)
Mai 2016 - Elle (Paul Verhoeven, 2016)
Avril 2016 - La pyramide humaine (Jean Rouch, 1961)
Mars 2016 - The assassin (Hou Hsiao-hsien, 2015)
Février 2016Le démon des femmes (Robert Aldrich, 1968)
Janvier 2016La Commune (Paris 1871) (Peter Watkins, 2000)
Décembre 2015Mia madre (Nanni Moretti, 2015)
Novembre 2015Avril ou le monde truqué (Franck Ekinci & Christian Desmares, 2015)
Octobre 2015Voyage à deux (Stanley Donen, 1967)
Septembre 2015Une histoire simple (Claude Sautet, 1978)
Août 2015La Marseillaise (Jean Renoir, 1938)
Juillet 2015Lumière silencieuse (Carlos Reygadas, 2007)
Juin 2015Vice-versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen, 2015) Top 100
Mai 2015Deep end (Jerzy Skolimowski, 1970)
Avril 2015Blue collar (Paul Schrader, 1978)
Mars 2015Pandora (Albert Lewin, 1951)
Février 2015La femme modèle (Vincente Minnelli, 1957)
Janvier 2015Aventures en Birmanie (Raoul Walsh, 1945)
Décembre 2014Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (Elio Petri, 1970)
Novembre 2014Lifeboat (Alfred Hitchcock, 1944)
Octobre 2014Zardoz (Sean Connery, 1974)
Septembre 2014Un, deux, trois (Billy Wilder, 1961)
Août 2014Le prix d’un homme (Lindsay Anderson, 1963)
Juillet 2014Le soleil brille pour tout le monde (John Ford, 1953)
Juin 2014Bird people (Pascale Ferran, 2014)
Mai 2014Léon Morin, prêtre (Jean-Pierre Melville, 1961) Top 100
Avril 2014L’homme d’Aran (Robert Flaherty, 1934)
Mars 2014Terre en transe (Glauber Rocha, 1967)
Février 2014Minnie et Moskowitz (John Cassavetes, 1971)
Janvier 201412 years a slave (Steve McQueen, 2013)
Décembre 2013La jalousie (Philippe Garrel, 2013)
Novembre 2013Elle et lui (Leo McCarey, 1957)
Octobre 2013L’arbre aux sabots (Ermanno Olmi, 1978)
Septembre 2013Blue Jasmine (Woody Allen, 2013)
Août 2013La randonnée (Nicolas Roeg, 1971)
Juillet 2013Le monde d’Apu (Satyajit Ray, 1959)
Juin 2013Choses secrètes (Jean-Claude Brisseau, 2002)
Mai 2013Mud (Jeff Nichols, 2012)
Avril 2013Les espions (Fritz Lang, 1928)
Mars 2013Chronique d’un été (Jean Rouch & Edgar Morin, 1961)
Février 2013 – Le salon de musique (Satyajit Ray, 1958)
Janvier 2013L’heure suprême (Frank Borzage, 1927) Top 100
Décembre 2012 – Tabou (Miguel Gomes, 2012)
Novembre 2012 – Mark Dixon, détective (Otto Preminger, 1950)
Octobre 2012 – Point limite (Sidney Lumet, 1964)
Septembre 2012 – Scènes de la vie conjugale (Ingmar Bergman, 1973)
Août 2012 – Barberousse (Akira Kurosawa, 1965) Top 100
Juillet 2012 – Que le spectacle commence ! (Bob Fosse, 1979)
Juin 2012 – Pique-nique à Hanging Rock (Peter Weir, 1975)
Mai 2012 – Moonrise kingdom (Wes Anderson, 2012)
Avril 2012 – Seuls les anges ont des ailes (Howard Hawks, 1939) Top 100
Mars 2012 – L'intendant Sansho (Kenji Mizoguchi, 1954)
Février 2012 – L'ombre d'un doute (Alfred Hitchcock, 1943)
Janvier 2012 – Brève rencontre (David Lean, 1945)
Décembre 2011 – Je t'aime, je t'aime (Alain Resnais, 1968)
Novembre 2011 – L'homme à la caméra (Dziga Vertov, 1929) Top 100 & L'incompris (Luigi Comencini, 1967) Top 100
Octobre 2011 – Georgia (Arthur Penn, 1981)
Septembre 2011 – Voyage à Tokyo (Yasujiro Ozu, 1953)
Août 2011 – Super 8 (J.J. Abrams, 2011)
Juillet 2011 – L'ami de mon amie (Éric Rohmer, 1987)

aelita
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar aelita » 31 août 17, 16:50

Bilan du mois
Encore un mois sans énorme révélation, malgré quelques belles découvertes. Une fois de plus, prime à l'originalité avec un film vraiment à part (scenario plutôt barré, construction originale...)
Film du mois, donc Upstream color (Shane Carruth), suivi de :
2. WUSA (Stiart Rosenberg)
3. Le message (Moustapha Akkad)
4. Mort à Sarajevo (Danis Tanovic)
5. Djam (Tony Gatlif)
6. Lola Pater (Nadir Moknèche)
7. Le maître d'escrime (Klaus Härö)
8. Une femme douce (Sergei Loznitsa)
9. The guard (Peter Sattler)
10. It's not yet dark (Frankie Fenton)
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? (pensée shadok)

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Flol
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Flol » 31 août 17, 17:09

7swans + aelita =
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The Boogeyman
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar The Boogeyman » 31 août 17, 18:29

Pas de changements de dernière minute.
C'est pourtant pas faute de m'être attaqué à la filmographie de Brian De Palma :P

1 • L’Eté de Kikujiro - 1999 (T. Kitano)
2 • Hana-Bi - 1997 (T. Kitano)
3 • Entre le ciel et l’enfer - 1963 (A. Kurosawa)
4 • Les Salauds dorment en paix - 1960 (A. Kurosawa)
5 • Game of Thrones S#7 - 2017 (D.B. Weiss, D. Benioff)



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Dernière édition par The Boogeyman le 31 août 17, 19:38, édité 1 fois.
" Accélère minouche !" - Michel Poiccard /// “When you have to shoot shoot don't talk” - Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez /// "Alors tu vois où elles nous ont menées tes ondes négatives, tu devrais avoir honte.” - Oddball dit Le Cinglé /// "Wake up !... Time to die" - Leon Kowalski /// "C'est quoi minouche ?" - Patricia Franchini

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Anorya
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Anorya » 31 août 17, 18:48

El Dadal a écrit :
Et j'ai le coffret Arrow de la femme scorpion qui m'attend sur l'étagère depuis des mois... Tu donnes envie de le dépoussiérer...


Tu ne seras pas déçu. 8)
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origan42
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar origan42 » 31 août 17, 20:01

FILM D'AOÛT

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UN TEMPS POUR VIVRE, UN TEMPS POUR MOURIR (Hou Hsiao-hsien, 1985) *****


Le reste du mois, par ordre de préférence :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Poussières dans le vent (Hou Hsiao-hsien, 1986) ****
Une seconde mère (Anna Muylaert, 2015) ****
Breza (Ante Babaja, 1967) ****
Alexandre Nevski (Sergueï M. Eisenstein, 1938) ****
Les jeux de l'amour (Philippe de Broca, 1960) ****
Mariage (Claude Lelouch, 1974) ****
Pierre et Jean (André Cayatte, 1943) ****
Charlot à la banque / Charlot garçon de banque (Charles Chaplin, 1915, c.m.) ****

Rachel et l'étranger (Norman Foster, 1948) ***
Jeux d'artifices (Virginie Thévenet, 1987) ***
Métal hurlant (Gerald Potterton, 1981) ***
The cut - la blessure (Fatih Akın, 2014) ***
Le promeneur du Champ de Mars (Robert Guédiguian, 2005) ***
Une femme fantastique (Sebastián Lelio, 2017) ***
Les bêtises (Rose Philippon / Alice Philippon, 2015) ***
Le message (Moustapha Akkad, 1976) ***
Difret (Zeresenay Berhane Mehari, 2014) ***
C'est la vie (Jean-Pierre Améris, 2001) ***
Loving (Jeff Nichols, 2016) ***
Monsieur & Madame Adelman (Nicolas Bedos, 2017) ***
Vainqueur du destin (Sam Wood, 1942) ***
Au cœur de la nuit (Alberto Cavalcanti / Charles Crichton / Basil Dearden / Robert Hamer, 1945) ***
Dead man (Jim Jarmusch, 1995) ***
La planète des singes - suprématie (Matt Reeves, 2017) ***
Pas très catholique (Tonie Marshall, 1994) ***
Une femme en péril (Peter Yates, 1988) ***
Le bal des pompiers (André Berthomieu, 1949) ***
La neuvième porte (Roman Polanski, 1999) ***
Les demi-sel (Georg Tressler, 1956) ***
K-19, le piège des profondeurs (Kathryn Bigelow, 2002) ***
La femme nue (Jean-Paul Paulin, 1932) ***

Tous les deux (Louis Cuny, 1949) **
La poupée diabolique / Devil Doll (Lindsay Shonteff, 1964) **
The circle (James Ponsoldt, 2017) **
La griffe de Frankenstein (Antony Balch, 1973) **
La confession (Nicolas Boukhrief, 2017) **
Point Break - Extrême limite (Kathryn Bigelow, 1991) **
Police montée / The Renegade Ranger (David Howard, 1938) **
Aurore (Blandine Lenoir, 2017) **
Virgile (Carlo Rim, 1953) **
Les espions s'amusent (Josef von Sternberg, 1957) **
Valérian et la cité des mille planètes (Luc Besson, 2017) **
Charlot marin (Charles Chaplin, 1915, c.m.) **
Rouletabille aviateur (István Székely, 1932) **
La sentence (Jean Valère, 1959) **
Django (Étienne Comar, 2017) **
Il était une fois / Der var engang (Carl Theodor Dreyer, 1922) **
Body and soul (Oscar Micheaux, 1925) **
Jour J (Reem Kherici, 2017) **
Mince alors ! (Charlotte de Turckheim, 2012) **

Mon idole (Guillaume Canet, 2002) *
Les jeux sont faits (Jean Delannoy, 1947) *
Casimir (Richard Pottier, 1950) *

Les ringards (Robert Pouret, 1978) °

RE-VISIONS :
Les compères (Francis Veber, 1983) **** →
Léon Morin, prêtre (Jean-Pierre Melville, 1961) *** →
Barbe-Noire le pirate (Raoul Walsh, 1952) ** ↑
La cité des dangers (Robert Aldrich, 1975) * →


INTERPRÉTATION FÉMININE DU MOIS : REGINA CASÉ Val dans Une seconde mère
INTERPRÉTATION MASCULINE DU MOIS : JACQUES DUTRONC Dimitri dans C'est la vie

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar cinéfile » 31 août 17, 23:11

Mon TOP pour août :

1) L'Amour à Mort (Resnais, 1984)

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2) Allemagne Année Zéro (Rosselini, 1947)

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3) Nous ne vieillirons pas ensemble (Pialat, 1972)

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4) Nixon / Frost (Howard, 2008)

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5) Cul-de-Sac (Polanski, 1966)

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Karras » 1 sept. 17, 00:09

Un début de mois passé a explorer le genre néo-noir avec pas mal de films intéressants.
Le tiercé du mois :
Susan Hayward est magistrale et le final glaçant.
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Petit bijou de mise en scène
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Polar espagnol bien noir
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bruce randylan
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar bruce randylan » 1 sept. 17, 00:33

Allez, je m'y colle aussi

Film du mois / prix du scénario
: The beauty Interior (Ho-jae Lee)

Prix de la mise en scène
: The office (Johnnie To)

Prix spécial du Jury
: Le maître nageur (Jean-Louis Trintignant)

Et plus précisément :

8) :D
The beauty Interior (Ho-jae Lee)

8)
The office (Johnnie To)
Canal Zone (Frederick Wiseman)
Le maître nageur (Jean-Louis Trintignant)

:D
Assassin(s) (Mathieu Kassovitz)
Metello (Mauro Bolognini)
Ragtime (Milos Forman)

Entre :D et :)
A Taxi Driver (Hun Jang)
Wilson (Craig Johnson)
Hercule à la conquête de l'Atlantide (Vittorio Cottafavi)
les cavaliers de l'enfer (Herbert Coleman)
Cops & Robbers (Alex Cheung)
Voodoo (Jacques Tourneur)

:)
Confidential Assignment (Sung-hoon Kim)
Tange Sazen & the mystery of the twin Dragon (Sadatsugu Matsuda)
Baby face Harrington (Raoul Walsh)
Great King of Mongolia (Tai Kato)
You bet your life (Tommy Ga-Shu Leung)
Fabricated city (Kwang-Hyun Park)
Place de la République (Louis Malle)
Mise à nu (Sidney Lumet)

:|
A magic touch (Michael Hui)
The blot (Lois Weber)
Forbidden Fruit (Cecil B DeMille)
Johnny Stool Pigeon (William Castle)
Serpent path (Kyoshi Kurosawa)
La planète des singes : suprématie (Matt Reeves)

:?
Free & easy (Jun Geng)
Interstellar (Christopher Nolan)
Romola (Henry King)
Sori (Ho-jae Lee)

:(
Fist Power (Aman Chang)
"celui qui n'est pas occupé à naître est occupé à mourir"
land of hope and dreams

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Profondo Rosso
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Profondo Rosso » 1 sept. 17, 01:11

Film du mois

1 Le Sud de Victor Erice

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2 2046 de Wong Kar Wai

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3 L'Esprit de la ruche de Victor Erice

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4 Le Quarante et unième de Grigori Tchoukhraï

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5 Gen d'Hiroshima de Mamoru Shinzaki

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6 Lumières d'été de Jean-Gabriel Périot

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