Une Partie de Campagne fait partie de ces oeuvres
dont la genèse est devenue légendaire. Décrite
comme idyllique par certains, chaotique par d’autres, l’histoire
de ce film et de son tournage diverge selon ses narrateurs. Entre mensonges,
affabulations et vérités, il faut donc s’attarder
sur les souvenirs de chacun afin d’appréhender au mieux
ce treizième métrage de Jean Renoir …

Nous étions une bande d’amis et ça s’est
passé comme une espèce d’heureuse vacance
au bord d’une très jolie rivière’
Jean Renoir (Réalisateur)
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Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi après
avoir eu tant envie du film, Renoir ne l’aimait pas...
Pierre Braunberger (Producteur)
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En 1933, Pierre Braunberger est en visite à Billancourt. Sur
le tournage d’Ademaï Aviateur (Jean Tarride,
1933), le producteur croise le regard de Sylvia Bataille et tombe immédiatement
sous son charme. Persuadé que la jeune actrice se métamorphosera
en étoile du cinéma hexagonal, il la prend sous son aile.
La ‘starlette’ tourne alors quelques films produits par
Braunberger avant que Renoir la dirige dans Le Crime de Monsieur
Lange au début de l’année 1936. Le réalisateur,
lui aussi séduit, rêve de lui offrir un premier rôle
en costume et imagine une adaptation d’Une Partie de campagne,
la nouvelle de Maupassant. Quelques semaines plus tard, au cours d’un
déjeuner rue de Rome, Renoir fait part de son idée à
Bataille et Braunberger. Le repas largement arrosé baigne dans
la bonne humeur et le couple, captivé par l’enthousiasme
de Renoir, adhère immédiatement au projet.
Avant d’en écrire le scénario, il est décidé
que le film serait un court métrage. A ce propos, la légende
véhiculée par Renoir rapporte qu’il rêvait
de ce format court qui s’inscrirait dans un programme en trois
films. Mais, tel Howard Hawks outre-Atlantique, le réalisateur
fantasmait un épisode de sa carrière dont la réalité
était beaucoup plus terre à terre ! Dans son excellent
ouvrage consacré à Une Partie de Campagne
(1), Olivier Curchod nous éclaire sur ce point en rapportant
que le contrat de cession des oeuvres de Maupassant indiquait que la
nouvelle ferait un ‘film de première partie’ dont
le métrage n’excèderait pas les 32 minutes (sous
peine de surfacturation) (2).
A
la lecture du contrat, Renoir et Braunberger - qui avaient en tête
un long métrage - ont donc dû revoir leur copie et préparer
le court que nous connaissons. Après deux mois d’écriture,
Renoir livre une adaptation particulièrement fidèle du
roman dont il reprend minutieusement chaque dialogue. Le texte de Maupassant
étant assez court, Renoir l’enrichit de situations afin
d’en tirer un moyen-métrage et d’y développer
sa thématique. Convaincu par la qualité du script, Pierre
Braunberger accepte la première version et prépare le
tournage qui aura lieu durant l‘été 36.
Si l’on s’en tient aux témoignages de Jean Renoir
(3), la production dû renoncer à l’idée de
tourner sur les bords de Seine jugés trop ‘industrialisés’.
Dans un souci d’harmonie avec le décor dépeint par
Maupassant, l’équipe s’installe sur les rives du
Loing, près du village de Marlotte en Seine et Marne. Néanmoins,
il serait naïf de croire que la modernisation du paysage de la
Seine soit la seule raison à ce ‘déménagement’.
Aujourd’hui encore, il paraît aisé de trouver des
paysages de Seine ‘sauvages’ où l’on pourrait
tourner Une Partie de Campagne. La vérité
se situerait plutôt dans un fantasme de Jean Renoir qui, en tournant
au bord du Loing, investit un paysage autrefois parcouru et adoré
aux côtés de son père...
Le ‘Patron’ (son surnom dans la profession) installe donc
son équipe à Marlotte et s’entoure de jeunes assistants
au talent prometteur parmi lesquels non des moindres puisque Henri Cartier
Bresson, Jacques Becker ou Luchino Visconti font partie de la joyeuse
bande !! Il s’adjoint également les services de son neveu,
Claude Renoir dont c’est le premier film en tant que chef opérateur.
Côté distribution, les rôles sont tenus par des comédiens
de second ordre dont le talent éclot sous la direction du cinéaste.
En tête de ce casting, on trouve évidemment Sylvia Bataille
(Henriette), mais également Jacques Brunius (Rodolphe), Georges
Darnoux (Henri) avec ses faux airs de Gabin, et d’autres acteurs
peu connus comme Jane Marken (Madame Dufour), André Gabriello
(Monsieur Dufour), Paul Temps (Anatole) ou le romancier Georges Bataille
qui interprète un des séminaristes aux côtés
de Henri Cartier Bresson et Jacques Becker !
La
‘tournaison’, comme aime l’appeler Renoir, démarre
le 27 juin 1936 avec un budget réduit (250 000 francs) et un
contrat au forfait prévoyant 12 jours de prises de vues. Malheureusement,
les conditions météorologiques sont catastrophiques et
une pluie incessante retarde les prises de vues définies lors
du découpage. Au terme du contrat, Renoir n’a mis en boite
que quelques plans tandis que, sur le plateau, l’ambiance se dégrade
peu à peu. Le 15 août, le plan de tournage a largement
dérapé et Sylvia Bataille, excédée, pique
une colère contre Renoir ; déchiré par le conflit
qui oppose ses deux amis, Braunberger ordonne alors de tout arrêter.
Décidé à oublier cette triste Partie de
Campagne, Jean Renoir noie son désarroi dans un nouveau
projet qu’il tourne avec Gabin, Les Bas Fonds.
De son côté, Braunberger regrette son coup de gueule et
se demande comment sauver le film. Il imagine tout d’abord un
long métrage qui intégrerait la Partie de Campagne
entre deux épisodes tournés en ville. Il reprend contact
avec Renoir et demande à Jacques Prévert de se charger
du scénario. Le poète (qui se définit comme un
‘rempailleur de scénario’) livre une première
ébauche de son travail. Mais depuis Le Crime de Monsieur
Lange, Renoir n’apprécie guère le poète
et voit d’un mauvais oeil son intervention sur ce nouveau projet.
Furieux, il refuse le nouveau script et lance à Braunberger :
‘Tu es vraiment le roi des cons, tu crois qu’après
Lange je vais retourner un scénario avec Prévert ?’.
Rappelons que par la suite les relations entre Prévert et Renoir
ne cesseront de se dégrader, le réalisateur allant jusqu’à
rebaptiser Quai des Brumes (Carné/Prévert,
1938) en ‘Cul des Brèmes’ et à le qualifier
de ‘film fasciste’ !! (1)
Renoir ne croit plus à ce treizième métrage et
refuse d’en entendre parler. Lorsque la guerre éclate en
1939, il fuit en Italie avant de gagner les Etats-Unis, laissant Braunberger
seul avec ces bobines de films non montées et incomplètes...
Dans un entretien télévisé (visible sur le DVD
édité par Studio Canal), le producteur raconte comment
l’histoire d’Une Partie de Campagne rebondit vers la fin
de la guerre : après avoir entendu des bruit de bottes SS, Braunberger
se réfugia sur une île du Lot où il passa la journée
dissimulé sous des feuillages. Le cadre bucolique lui évoquant
certainement le tournage à Marlotte lui donne l’idée
d’insérer deux cartons explicatifs au début et à
la fin du film afin de palier l’absence de deux séquences
clés. Après l’Armistice, les bobines sont confiées
à Marguerite Houllé Renoir et Marinette Cadicqx qui planifient
le montage d’après ‘tout ce qui avait été
décidé 10 ans avant avec Renoir’ (1). Le 18
décembre 1946, le film sort enfin au cinéma Le César
à Paris, soit plus de dix années après les premiers
tours de manivelle donnés par Jean Renoir ...
Pendant
cette période, la face du monde a profondément changé
et, aujourd’hui, il paraît difficile d’appréhender
cette oeuvre sans la replacer dans son époque. Ecrite en 1936,
alors que le Front Populaire révolutionnait la société
française, l’adaptation de Maupassant offre le visage radieux
de cette période pleine de promesses. Lorsque la famille Dufour
s’installe pour déjeuner sur les bords de Seine, le soleil
brille, les oiseaux chantent et les femmes à la mine radieuse
sourient tandis que les escarpolettes flottent dans la douceur d’une
belle journée d’été. Les Dufour sont le reflet
de cette France qui découvre les congés payés et
les sorties à la campagne. On se prend alors à rêver
d’une vie moins contraignante où l’homme retrouverait
une certaine pureté. Renoir rend parfaitement compte de cette
forme d'insouciance dans la première partie du film grâce
à des images laissant une grande place à la nature ensoleillée
: ces longs plans sur les arbres, ces regards tendres sur la rivière
ou ces petits rires incessants composent le paysage idyllique que de
nombreux admirateurs du film encensent avec tant de verve.
Pourtant, l’oeuvre de Renoir cache une face autrement plus sombre
qui résonne comme l’écho des horreurs qui vont bouleverser
l’humanité. Si la famille Dufour vient à la campagne
c’est pour vivre un moment d’innocence et rompre avec les
difficultés de la vie parisienne. En dehors de cette parenthèse
enchantée sur la Seine, la petite Henriette n’échappera
pas à son triste destin : elle finira par épouser cet
imbécile d’Anatole et sa rencontre avec Henri restera gravée
comme le souvenir nostalgique d’un bonheur éphémère.
Un an après leur aventure, elle retourne à Bézons
et croise Henri qui, en quelques mots, évoque leur rencontre.
Vêtue d’une robe sombre, symbolisant le deuil de leur Amour,
elle lui murmure dans un souffle tragique ‘J’y pense
chaque soir’.
Pourtant,
Henriette vit désormais avec un homme qu’elle n’aime
pas et semble brisée. Comment ne pas voir dans le destin de la
petite fille interprétée par Sylvia Bataille celui du
‘Monde’ qui bascula de l’innocence et des espoirs
suscités par Jean Jaurès ou Rosa Luxembourg vers l’horreur
des régimes totalitaires ...
Outre l’écriture du script qui permet cette parabole, on
ne peut échapper à la mise en scène de Renoir,
elle aussi en totale adéquation avec l’histoire. Au-delà
du soleil et des rires, des bons repas largement arrosés, Jean
Renoir annonce le drame à venir : il y a d’abord ce regard
qu’il pose sur ses personnages, un regard parfois tendre pour
Henriette et Henri mais empli de sarcasmes à l’encontre
de tous les autres. L’égoïsme de monsieur Dufour,
l’idiotie d’Anatole (affublé d’une perruque
blonde évoquant les jeunesses hitlériennes), la perversité
de madame Dufour, sont autant de traits de caractères qui laissent
présager un avenir difficile pour Henriette. Ensuite, Renoir
décrit une nature emplie de douceur qu’il mâtine
de petits détails infernaux : on apprend notamment que les poissons
peuvent dévorer une main, que les chenilles sont urticantes ou
encore qu’il faut pêcher avec du fromage moisi ! Derrière
la verdure de la forêt et le bleu du ciel se cache un monde de
violence et de pourriture absent de la nouvelle de Maupassant. Renoir
décrit cette menace tapie dans l’ombre, prête à
surgir et à libérer ses forces. L’allégorie
avec les évènements qui émaillent l’Europe
est évidente : la montée du nazisme en Allemagne, l’antisémitisme
qui gangrène l’Europe et la guerre civile en Espagne sont
autant de vicissitudes qui imprègnent l’oeuvre de Renoir
et qui, quelques années plus tard, précipiteront la destinée
du monde. Au fur et à mesure que le récit d’Une
Partie de Campagne avance, cette force malfaisante étend
sa présence sur la pellicule du cinéaste : la rivière
d’abord ensoleillée et statique finit par être filmée
en mouvements, sous la pluie et balayée par le vent. L’heure
n’est plus aux sourires béats devant tant de beauté
mais aux larmes à venir symbolisées par ce fleuve devenu
noir et tumultueux.
Une partie de campagne peut donc être appréciée
comme une œuvre épicurienne. Néanmoins, l’histoire
nous impose de l’appréhender, également, comme la
peinture nostalgique d’une époque dorée dont les
espoirs furent brisés sur les récifs de la seconde guerre
mondiale. Mais si le thème de la nostalgie occupe une place prépondérante
dans ce métrage, c’est aussi parce qu’il renvoie
à l’histoire de Jean Renoir et à celle de son père
...

Je suis le fils de mon père
Jean Renoir
Depuis sa réouverture sur les quais de Bercy (octobre 2005),
la Cinémathèque Française rend hommage à
Jean Renoir et organise une exposition consacrée au couple Renoir
père et fils (3). Dans une salle du bâtiment, le spectateur
peut contempler certains tableaux de Pierre-Auguste et les comparer
à des extraits des films de Jean. Si, dans ce contexte, il semble
difficile pour un critique de proposer une analyse originale du rapport
qui existe entre les deux artistes, il serait idiot d’en faire
abstraction tant l’hommage rendu par Jean Renoir à son
père paraît évident dans Une Partie de Campagne.
Comme
le détaille avec justesse l’exposition, la filmographie
de Jean Renoir a toujours laissé planer l’ombre du père.
Néanmoins, Une Partie de Campagne s’avère
être (avec Un Déjeuner sur l’Herbe
certainement) l’oeuvre où la symbiose entre le père
et le fils semble la plus forte. D’ailleurs, le cinéaste
ne s’en cache pas lorsqu’il déclare : ‘Si
certains passages et certains costumes peuvent rappeler les tableaux
de mon père, c’est pour deux raisons : d’abord parce
que cela se passe à une époque et dans des lieux où
mon père a beaucoup travaillé, à l’époque
de sa jeunesse ; ensuite c’est parce que je suis le fils de mon
père et qu’on est forcément influencé par
ses parents’ (4). On notera toutefois que Jean Renoir minimise
le rapport à l’oeuvre paternelle et ne parle que d’influences.
Au delà de la simple inspiration, l’histoire du film prouve
à quel point ce projet était un hommage appuyé
à Pierre Auguste. Tout d’abord, il y a le choix d’adapter
Maupassant dont l’oeuvre semble être la transcription littéraire
des tableaux campagnards de Renoir, puis la volonté de tourner
sur les bords du Loing, région adorée par Pierre-Auguste.
Enfin, il y a ce rapport évident entre les images du fils et
les tableaux impressionnistes du père : cette école, à
laquelle appartenait le peintre, a révolutionné la peinture
en y apportant, entre autres, le mouvement. Mouvement de l’artiste
qui pouvait se déplacer où bon lui semblait (l’invention
du tube de peinture en étant une des raisons principales) puis
mouvement rendu sur la toile grâce à un style qui s’affranchit
des lignes et où se mêlent les effets de flous, les mélanges
de couleurs ou le travail sur l’épaisseur du matériau.
Avec sa caméra très mobile, ses prises de vue d’éléments
en mouvement (la rivière, les arbres dans le vent, les balançoires...)
et ses flous légendaires (le fameux regard caméra de Sylvia
Bataille), le style de Jean Renoir est incontestablement impressionniste
! Mais au delà de ce rapport à un mouvement artistique
en phase avec le sujet du film (Maupassant était un contemporain
des impressionnistes), Une Partie de Campagne est constamment
nourrie de clins d’oeil aux toiles de Renoir Père.
L’exposition de la cinémathèque française
le montre avec intelligence : certains plans composés par Jean
Renoir renvoient directement à l’oeuvre paternelle. Citons
d’abord les plus évidents, comme la scène des escarpolettes
évoquant sans la moindre ambiguïté le tableau intitulé
‘La balançoire’ : si l’on enlève les
rubans bleus du modèle peint par Pierre Auguste, Sylvia Bataille
apparaît comme par magie. Ensuite, il y a ce plan où Henri
prend la main d’Henriette pour la mener vers son ‘cabinet’
(une petite clairière sur une île du fleuve) : dans La
Promenade’, tableau peint en 1870 par Pierre-Auguste,
on observe la même scène laissant une ‘impression’
de symétrie entre les deux oeuvres.
Il
est également facile d’imaginer les personnages du film
sortant des tableaux de Pierre Auguste Renoir. Ainsi, Le Déjeuner
des Canotiers représente deux bellâtres charmer
de jolies bourgeoises rondelettes. Le rapprochement avec Rodolphe, Henri
et Madame Dufour est évident ! Enfin, il suffit de jeter un oeil
à l’oeuvre ‘campagnarde’ de Pierre Auguste
Renoir, pour multiplier les liens avec Une Partie de Campagne.
Que ce soit Les Canotiers à Chatou, La
Grenouillère ou La Yole, chacun de
ces tableaux trouve son reflet dans le film de Jean Renoir et évoque
la force qui unit les oeuvres du père et du fils.
Derrière cette force, il faut certainement y voir de l’amour.
Un amour unissant un fils et son père, un amour bâtit depuis
la naissance de Jean et rendu éternel sur la pellicule du cinématographe.
Quelques années après la fin de la guerre, Jean Renoir
(alors exilé aux Etats-Unis) reçoit une copie du film
et commence à l’aimer. Les difficultés du tournage
oubliées, Renoir projette fièrement le film à ses
étudiants et en assume la paternité. Pourtant, si un homme
a toujours cru à cette adaptation et au talent de son ami cinéaste,
c’est évidemment Pierre Braunberger auquel il est juste
de rendre hommage tant son travail de producteur et sa passion pour
le cinéma furent essentiels dans la genèse d’Une
Partie de Campagne. Depuis sa sortie, le film est devenu un
chef d’oeuvre incontournable et presque intouchable. D’abord
sous-estimé, il a fallu que la jeune critique des Cahiers du
Cinéma s’en mêle pour offrir un nouveau regard sur
ce film avant que d’autres passionnés, comme les membres
de la Cinémathèque Française, y apportent leur
analyse et leur passion. Aujourd’hui, le DVD édité
par Studio Canal rend hommage à ce chef d’œuvre de
Jean Renoir, cinéaste en phase absolue avec l’histoire,
l’histoire de sa famille et plus largement l’histoire de
l’humanité, notre Histoire…
(1) Une Partie de Campagne (Etude
critique d’Olivier Curchod)
(2) Le contrat sera renégocié en 1946 avec Albin Michel
afin, notamment, d’autoriser la durée du film à
39 minutes.
(3) Présentation par Jean Renoir (document INA)
(4) Jean Renoir – Entretiens et Propos (Petite Bibliothèque
des Cahiers du Cinéma)
Note : Je tiens à remercier
Olivier Curchod dont le travail de recherche historique sur Une Partie
de Campagne fut une aide plus que précieuse. J’incite
tout amoureux du film à se pencher sur ce remarquable ouvrage
édité en poche et à bas prix.