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Le célèbre romancier Morlar (Richard Burton) est dans le coma suite à une tentative de meurtre. L’inspecteur Brunel (Lino Ventura) mène l’enquête et apprend à le connaître grâce aux confidences de sa psychiatre (Lee Remick). Le romancier est un homme torturé depuis sa plus tendre enfance, car convaincu qu’il peut produire des catastrophes par le simple pouvoir de sa pensée. Les différents flash-back qui racontent les catastrophes liées à sa vie (mort de sa nourrice, mort de ses parents, incendie de son collège, mort de sa femme, etc.) suggèrent en effet que Morlar provoque ces catastrophes grâce à des pouvoirs télékinétiques. Rendu fou par cette vie, Morlar est aujourd’hui plein de haine et se croit rempli d’une mission punitive contre l’homme, la société, et même Dieu. Il provoque d’énormes catastrophes comme le crash d’un avion ou la destruction d’une cathédrale. Effrayée par la menace qu’il représente, sa psychiatre a essayé de le supprimer (c’est la tentative de meurtre du début qui a mis Morlar dans le coma). Mais même dans le coma et immobile sur son lit d’hôpital, Morlar continue de représenter une menace. Il promet la destruction d’une centrale nucléaire. Une possible fin du monde... ? |
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Quasiment en même temps que The
Fury (1978) de Brian de Palma et juste avant Scanners
(1980) de David Cronenberg, La Grande menace de
Jack Gold est venu apporter sa pierre à l’édifice
des films sur la télékinésie. Même idée
: des êtres sont dotés de pouvoirs psychiques agissant
sur le réel (déplacer des objets à distance,
faire exploser une vitre). Même crainte : leurs pensées
peuvent tuer. Même si le film de Jack Gold n’a pas eu
de succès, il n’est pas tombé dans l’oubli
et jouit au contraire d’une bonne réputation.
Pour bien montrer que le thème est tout à fait maîtrisé,
je voudrais revenir sur un détail important. Dans les trois
flash-back, le petit Morlar ne fait pas ouvertement preuve de pouvoir
télékinétique, la gouvernante a pu attraper
la rougeole car elle était en contact avec l’enfant,
le frein de la voiture était peut-être mal fixé
(on ne voit d’ailleurs pas la pédale ou le levier bouger
tout seul), le collège a pu brûlé par le fait
d’un accident. C’est cette ambiguïté qui
est intéressante. On peut imaginer, et ce presque jusqu’à
la fin du film, que Morlar ne possède aucun pouvoir télékinétique,
que le hasard lui fait croire le contraire, le rendant totalement
fou. |
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![]() Image : Issue d’un master au format 1.85 globalement propre (très rares tâches), l’image propose une belle définition et un encodage video sans défaut (un léger fourmillement apparaît sur un zoom, mais il semble que celui-ci soit d’origine …). Globalement, nous pouvons féliciter G.C.T.H.V pour cette édition qui rend honneur au travail de Jack Gold et de son équipe. Lorsque j’avais vu ce film à la télévision, l’image était couverte d’un voile brumeux et les couleurs étaient fades. Paradoxalement, si la qualité que propose le DVD est appréciable, elle montre d’autant plus l’austérité de la lumière et des décors. Son : Aucun souffle ni bruit parasite n’est à signaler. Le DVD propose une piste française en 5.1 dont la spatialisation semble assez inutile. Les pistes d’origine en 2.0 sont les plus fidèles et de surcroit de bonne qualité. Ventura s’est doublé lui-même dans la version française. Il faut donc choisir entre la voix de Richard Burton et celle de Lino Ventura. J’ai choisi la version française, elle est bien faite. |
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| Le chapitrage
permettra aux fans du film de revenir sur la scène du clochard
et d’essayer d’y trouver un sens. Qui est ce clochard ? Pourquoi
Morlar lui parle-t-il ? Je parie que cette scène devait faire le
lien avec une autre scène qui a été coupée. Nous avons le droit à des bandes-annonces pour deux autres films du même éditeur, des filmographies, une galerie de photos, une galerie d’affiches, deux notes de production et un lien internet. Comme
d’habitude les notes de production ne sont rien d’autres que
quelques informations succintes qui feraient mieux d’être
inscrites sur la jaquette que présentées comme bonus et
somme toute peu agréables à lire sur un écran de
télévision. Les notes concernent beaucoup les effets spéciaux
confiés à Brian Johnson dont la carrière est fructueuse
(il a participé aux deux séries Thunderbirds
et Cosmos 1999, et aux films Quand les dinosaures
dominaient le monde de Val Guest, 2001 l’Odyssée
de l’espace de Stanley Kubrick, Alien
de Ridley Scott, L’Empire contre-attaque d’Irvin
Kershner). On trouve aussi une allusion aux hésitations de Lino
Ventura de jouer dans un film fantastique et en anglais ! « Je
crois qu’il n’y a que les gens qui parle parfaitement l’anglais
pour vous soutenir mordicus que la langue anglaise est facile ! Vous savez,
c’est une chose de mâcher trois mots d’anglais autour
d’une table avec quelques amis, mais c’en est une toute autre
devant une caméra ! Bon, c’est une expérience que
je trouve très intéressante et que je ne regrette pas, mais
c’est dur, très dur... on paye très cher... »
Et comme je l’ai indiqué plus haut, Lino Ventura a été
doublé par un acteur anglais à l’accent français
dans la version originale. Mais on n’en sait pas plus. Il y a aussi
l’inévitable petite anecdote sur la rencontre des deux monstres
sacrés du cinéma que sont Lino Ventura et Richard Burton.
Les deux acteurs se seraient poliment évités pendant la
moitié du tournage, avant que la production se décide à
faire une rencontre officielle autour d’un déjeuner, déjeuner
qui aurait “briser la glace”. Et finalement les acteurs se
seraient bien entendu jusqu’à la fin du tournage. Autant
dire que cette anecdote s’illustre par son manque total d’intérêt. |
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