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Oregon 1950. Adam Pontipee, un rude bucheron, se rend en ville
pour y faire ses provisions et y ‘acheter’ une femme qui s’occuperait
de ses tâches ménagères. L’épicier n’ayant
pas cette denrée rare ‘en stock’, Adam se décide
à courtiser la jolie Milly qui craque immédiatement pour
ce bel homme à barbe rousse : ils finissent tous les deux mariés
illico presto. Mais en arrivant dans leur petit nid douillet de montagne,
quelle n’est pas la surprise de la nouvelle épouse de découvrir
que son mari vit avec six frères, aussi machos, primaires, sales
et mal élevés que lui. Au début dépitée,
elle va leur enseigner à courtiser les filles pour les inciter
à prendre femmes à leur tour lors d’un grand pique-nique.
Se languissant d’une si longue attente à revoir leurs compagnes
d’un après midi, ils décident de les kidnapper comme
les romains l’avaient fait avec les Sabines… |
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De plus, il s’agit du premier cinémascope
du studio et, les salles américaines étant encore peu
équipées pour le format large, on l’oblige à
tourner son film deux fois : une fois en scope et une autre fois dans
le format plus répandu de 1.33. C’est à un travail
fastidieux qu’il se livre et il existe encore aujourd’hui
les deux versions du film. S’il vous arrive de tomber sur ce ‘musical’
en format ‘télé’, il faut savoir que ce n’est
pas obligatoirement une version recadrée. Et pourtant, Malgré cette reconnaissance publique, le film
est-il une réussite artistique ? Certes, pour beaucoup, il ne
supporte pas la comparaison avec son prestigieux ainé Chantons
sous la pluie. Peut-on cependant vraisemblamement comparer
deux films aux styles aussi différents. D’un côté
nous avons une vision brillante, intelligente et gentiment satirique
sur le milieu du cinéma ; de l’autre une intrigue à
priori banale, très ‘couleur locale’, et qui ne suscite
à aucun instant la réflexion. Mais le ‘musical’
a-t-il pour vocation de faire passer de quelconques messages ? Ayant
répondu ‘pas nécessairement’, ce film est
un vrai bonheur grâce à une conjugaison de talents exceptionnels
et malgré les concessions artistiques qu’a du faire le
réalisateur avec si peu de moyens financiers. Le chorégraphe
La photo en Anscolor de George Folsey pète le feu et les costumiers en ont profité pour s’en donner à cœur joie dans le mélange chatoyant de couleurs des robes et chemises. Le couple Jane Powell-Howard Keel fonctionne admirablement bien et les autres personnages hauts en couleur sont en fait, quasiment tous, non des acteurs, mais d’exceptionnels danseurs ; parmi ceux-ci, le futur Riff de West Side Story, Russ Tamblyn. Le tout mené et rythmé de main de maître, et avec une énergie qui ne lui fait jamais défaut, par Stanley Donen. Nous ne pourrions finir de parler d’une comédie
musicale sans en évoquer la musique ; celle de Gene DePaul est
splendide et a bien justement remporté l’oscar en 1954.
Nous voudrions avoir le temps d’évoquer toutes ces séquences
musicales à commencer par celle qui débute le film, Bless
your beautiful hide d’une bonhommie pleine d’humour, la
printannière Wonderful, wonderful day, la romantique When
you’re in love dans laquelle la voix de Soprano de Jane Powell,
assez rare pour le genre, fait merveille. Et nous ne saurions passer
sous silence la chanson Goin co’tin au cours de laquelle
l’épouse entreprend de civiliser On serait de mauvaise foi si l’on disait que ce film est parfait. L’ensemble n’est pas exempt de lourdeurs ici ou là et Les 7 femmes de Barberousse ne peut prétendre atteindre le niveau des chefs d’œuvre du genre, celui des Minnelli par exemple. Cependant l’énergie débordante et communicative qui y règne tout du long emporte l’adhésion et nous laisse ravi. Bonus critique : extrait du dictionnaire du cinéma de Jacques Lourcelles : « Si les comédies musicales de Minnelli sont celles qui ont le plus de substance, celles qu’a signées Donen possèdent une jeunesse, une élasticité, une joie de vivre qui en font les modèles inusables et intemporels du genre, tel qu’on la pratiqué après guerre durant le deuxième âge d’or de Hollywood. »
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D'un point de vue technique, les deux versions proposent une image de grande qualité. Les copies ont été nettoyées et ne présentent que très peu de griffures ou points blancs. Côté définition, la version 1.77 est la plus précise. Certes le niveau n'est pas exceptionnel, mais il reste tout de même très correct. La version cinémascope est un cran en dessous mais demeure également très bien définie. De ce point de vue n'attendez donc pas une copie du type de celle du Roi des Rois (N.Ray) ou de La Mort aux Trousses. On se situe d'avantage au niveau de Meet Me In Saint Louis (Le chant du Missouri, Warner) ce qui est déjà appréciable !! Côté compression, on observe bien quelques arrières plans légèrement pixellisés mais cela reste rare. D'un point de vue contraste, la copie 2.55 est mieux équilibrée que la version 1.77 qui diffuse des rouges parfois saturés (la robe de Jane Powell dans la scène de la grange par exemple). Globalement, les couleurs de la version 2.55 ont un rendu magnifique, rendant ainsi un bel hommage au travail de Donen et du directeur photo, George J. Folsey.
• Son : Version 5.1 anglais (version
2.55) : le mix sur 6 voies est, comme souvent chez Warner, excellent.
Il ne dénature jamais la bande son et se contente de distiller
la musique sur les voix arrières. Les puristes n’ont donc
pas à s’inquiéter, aucun effet surround ne viendra
polluer leur spectacle ! Les voix se détachent avec une grande
clarté et aucun souffle n'est à déplorer. Warner
signe encore un excellent mixage et fait preuve de son indéniable
savoir-faire en ce domaine.
Image : En ce qui concerne l’image, il est utile de commencer par décevoir les possesseurs de postes 16/9 car ce format n’est pas offert dans ce DVD. En revanche, le format cinéma est bien respecté et nous bénéficions d’un superbe et spectaculaire 2.55 pour cette édition. La copie n’a apparemment pas été restaurée et elle est parfois assez sale. Elle comporte même des séquences totalement ratées comme la dernière chanson intitulée Spring, spring, spring granuleuse à souhait, à la photo tour à tour délavée ou surexposée. Hormis ce petit détail qui peut avoir son importance pour les plus pointilleux, nous disposons d’une qualité de compression quasiment irréprochable et de couleurs chatoyantes même si nous sentons qu’elles devaient être encore plus vives à l’origine. Son : Du point de vue sonore, c’est un Dolby Digital 5.1 qui nous est proposé pour notre plus grand plaisir. A signaler pour les amateurs de versions françaises que même les chansons ont été doublées : une horreur pour les puristes ! |
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1 - Commentaire audio de Stanley Donen Le commentaire nous laisse assez dubitatif. On est à la fois ravi d’entendre Stanley Donen se prêter à l’exercice mais d’un autre côté on est attristé par la rareté de ses remarques. Il est clair que Donen ne prend pas un plaisir énorme à ce commentaire même s’il nous fait part de quelques anecdotes sympathiques et rappelle les conditions de tournage. On apprend par exemple que Howard Keel voulait se débarrasser de Donen qu’il trouvait trop peu talentueux. C’est assez amusant car Donen fait ce rappel dès le début du commentaire qui ressemble alors à un règlement de comptes ! Sinon, le réalisateur explique les difficultés de tourner en extérieur (le film se déroule sur 4 saisons) ce qui justifie les décors tout en peinture. Malheureusement ces remarques sont entrecoupées de longs silences et souvent Donen se lance dans des commentaires inintéressants. Par exemple, il raconte que les constructions de bâtiment s’organisaient à l’époque comme dans le film (pendant la scène de la grange )… On aurait préféré qu’il nous décrive la chorégraphie et la technique qu’il a du mettre en place pour offrir un tel spectacle !
Cette section permet d'accéder à 8 bandes annonces de films signés Stanley Donen. Chacune semble avoir bénéficié d'une restauration et certaines, consacrées à des films inédits en DVD, annoncent de superbes éditions à venir : On the town (1949), Royal Wedding (1951), Singin' in the Rain (1952), Seven Brides for Seven Brothers (1954), Seven Brides for Seven Brothers Release (1968), It's Always Fair Weather (1955), The Pajama Game (1957) et Damn Yankees (1958).
Tout ce beau monde participe à la qualité de ce documentaire bourré d’anecdotes et d’informations précieuses sur le tournage. Et bien que ce making of n’ait rien d’original, il demeure un excellent moment de nostalgie que les amoureux du film dégusteront avec régal.
Des images de la première du film sont ici commentées par Howard Keel et Stanley Donen. Un document d’archive peu intéressant mais qui ravira les nostalgiques !
Ici ce sont Jane Powell et Ann Miller qui commentent ce document composé d’images d’archive du studio consacrées à la soirée d’anniversaire organisée pour ses trente ans. On y retrouve tous les comédiens des Sept femmes de Barberousse autour d’un gâteau géant !!
Il s’agit ici du bonus le plus original du DVD. Filmé à l’occasion des trente ans du studio dans une superbe copie couleur au format cinémascope, le document nous offre un magnifique spectacle : Johnny Green et son orchestre interprètent les thèmes les plus célèbres de la MGM parmi lesquels Singin’ in the rain, Trolley Song ou Over the Rainbow …
Nb : Je tiens à remercier Alphonse Tram pour les superbes captures
qu’il nous a généreusement fournies.
Bref, malgré sa non-compatibilité avec le 16/9 et un master qui aurait mérité d’être ravivé, un DVD hautement recommandable pour tous les fans des ‘musicals’ de l’âge d’or hollywoodien. |
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