Le Western américain : Parcours chronologique II 1950-1954

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Flavia
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Flavia »

Nous ne sommes que trois :mrgreen:
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hellrick
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by hellrick »

Jeremy Fox wrote:
hellrick wrote:Bon petit divertissement mais rien de mémorable (d'ailleurs j'en ai déjà quasi tout oublié 6 mois après l'avoir vu)...mais il y a Randolph Scott

A ce propos je ne peux résister [Scott] "permit à de petits artisans comme deToth ou Peckinpah de signer leurs moins mauvais films" :shock: :shock: :shock:

Qui a dit ça? :mrgreen:

Alain Paucard ? :mrgreen:
Non non Tavernier lui-même :lol:
In "le western: approches, mythologies, auteurs, acteurs, filmographies" chez Gallimard :o :shock: :?
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Major Dundee
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Major Dundee »

Jeremy Fox wrote:
hellrick wrote:)...mais il y a Randolph Scott
Voilà, nous sommes au moins déjà trois au club en comptant Flavia :lol:
Permettez-moi de me joindre à vous 8)
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feb
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by feb »

Oui je pense que le club compte plus de 3 membres. :fiou: Même si sur ce film, je pense que l'achat s'avère dispensable...
Par contre je fais aussi partie, entre autres, du club Claire Trevor et je trouve que cette chronique manque de captures de la miss :mrgreen:
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ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

feb wrote: Claire Trevor et je trouve que cette chronique manque de captures de la miss :mrgreen:
En même temps, tellement sous employée dans ce film que ça fait un peu de peine pour elle.
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feb
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by feb »

Raison de plus de ne pas trop se focaliser sur ce film. Sinon comme d'hab' M. Fox, beau travail :wink:
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)
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Jeremy Fox
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Re: Horizons West

Post by Jeremy Fox »

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Réévaluation de réévaluation ; celui-ci risque de finir très haut au final. Scénario et mise en scène imparables, fabuleux Robert Ryan, Julia Adams plus belle que jamais. Boetticher Rules !
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Rick Blaine »

Jeremy Fox wrote: Réévaluation de réévaluation ; celui-ci risque de finir très haut au final. Scénario et mise en scène imparables, fabuleux Robert Ryan, Julia Adams plus belle que jamais. Boetticher Rules !
:D

Moi qui l'aimait plus que toi il y a quelques temps, je vais en venir à le sous-évaluer :fiou: Il va falloir que je le réévalue aussi !! :mrgreen:

Boetticher plus grand réalisateur de western de l'histoire?
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

Rick Blaine wrote: Boetticher plus grand réalisateur de western de l'histoire?
Me concernant, ça se pourrait bien ; celui me procurant le plus plaisir "en la matière" en tout cas. Sa manière de livrer des films aussi riches en à peine 75 minutes à chaque fois me surprendra toujours. Etant donné que j'aime les durées courtes, ça me convient à merveille.
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Jeremy Fox »

En fait, c'est Mme Fox qui m'a demandé (après avoir lu ma critique de Apache Drums, avoir eu envie de le voir et avoir adoré le film) de la mettre à jour concernant mon Top 30 actuel. Il ne lui en reste plus que 3 à voir et pour l'instant, elle est totalement en phase avec moi sauf pour un titre auquel elle a du mal à accrocher : The Naked Spur.
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Rick Blaine »

Jeremy Fox wrote:Sa manière de livrer des films aussi riches en à peine 75 minutes à chaque fois me surprendra toujours. Etant donné que j'aime les durées courtes, ça me convient à merveille.

Je suis bien d'accord!! J'ai d'ailleurs la même préférence pour des films courts. L'efficacité et la concision ne sont pas les moindres des nombreuses qualités de Boetticher.
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Père Jules
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Père Jules »

Jeremy Fox wrote:Il ne lui en reste plus que 3 à voir et pour l'instant, elle est totalement en phase avec moi sauf pour un titre auquel elle a du mal à accrocher : The Naked Spur.
Arf, mon western préféré :(
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hellrick
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by hellrick »

Je vais pouvoir revoir tous les western de Boetticher aussi (mais cette fois en dvd :oops: ) avec les deux coffrets reçus pour Noel :D
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Jeremy Fox
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Arrowhead

Post by Jeremy Fox »

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Le Sorcier du Rio Grande (Arrowhead, 1953) de Charles Marquis Warren
PARAMOUNT


Avec Charlton Heston, Jack Palance, Katy Jurado, Brian Keith, Mary Sinclair, Milburn Stone
Scénario : Charles Marquis Warren d'après une histoire de W.R. Burnett
Musique : Paul Sawtell
Photographie : Ray Rennahan (Technicolor)
Un film produit par Nat Holt pour la Paramount


Sortie USA : 03 août 1953


Apaches don't like horses, Sergeant. They ride 'em until they drop, kill 'em and eat 'em and then steal some more”. Voici l’exemple d’une phrase (parmi tant d’autres équivalentes) sortie de la bouche d’un héros que les auteurs soutiennent jusqu’au bout. Vous l’aurez compris, 'courage, fuyons' comme l’aurait dit Yves Robert ! Mais forçons-nous néanmoins à argumenter un peu même si l’envie me manque !


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Charles Marquis Warren a consacré de nombreux de ses romans à l’histoire de l’Ouest, privilégiant les faits peu connus, les thèmes originaux, les personnages atypiques. Il fut aussi un scénariste parfois très efficace, écrivant par exemple le script bougrement réjouissant de l’excellent La Mission du Commandant Lex (Springfield Rifle) d’André de Toth. Quant au début des années 50, on lui proposa de passer derrière la caméra, il demanda des conseils à Budd Boetticher. A priori, à la vue de Arrowhead (son troisième film et troisième western), il n’a pas eu l’air de tenir compte des recommandations prodiguées tellement sa mise en scène reste tout du long d’une immense platitude, sans aucune vigueur ni rigueur, sa direction d’acteur se révélant tout aussi inefficace. Mais comme si ça ne suffisait pas, son film peut donc se targuer d’être le premier western à ce point haineux et raciste, somme toute (n’ayons pas peur des mots) nauséabond ! Mais que ceux dont la curiosité aurait été attisée ne prennent pas la peine de vérifier puisqu’indépendamment de son fond fétide, le film est intempestivement bavard et profondément ennuyeux. Bref, il n’a quasiment rien pour lui, pas même la 'puissance' de son discours qui se serait voulu (dirions nous de nos jours) politiquement incorrect. Ceux qui seraient attirés par des westerns ‘rebelles’ devraient plutôt se tourner vers des films approchants mais d’une toute autre intelligence et envergure tels Major Dundee de Sam Peckinpah ou Fureur Apache (Ulzana’s Raid) de Robert Aldrich. En l’occurrence, en 1953, ces deux titres étaient encore loin de voir le jour et il vous faudra patienter un certain temps avant d’y arriver.


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1878. A Fort Clark, Texas, le chef scout Ed Bannon (Charlton Heston) ne croit pas une seule seconde à la réussite du plan de paix mis en place entre le gouvernement américain et les indiens Apaches afin que ces derniers soient reconduits en Floride avec calme. Il ne fait pas du tout confiance à la parole des peaux rouges (‘tous des sauvages’) et encore moins depuis que la tribu a trouvé un nouveau chef en la personne de Toriano (Jack Palance) qui vient juste de rejoindre son peuple après avoir été faire des études dans l’Est sur les mêmes bancs que les ‘blancs’. Ed a été élevé par les Indiens aux côtés de Toriano et est donc d’autant plus à même de savoir que tous les Apaches sont fourbes, violents, diaboliques et mesquins. Le Capitaine Bill North (Brian Keith) préfère ne pas écouter les conseils de méfiance d’Ed d’autant qu’il est déjà en conflit amoureux avec lui, tous deux rivalisant pour les beaux yeux d’une jolie veuve, Lela Wilson (Mary Sinclair). Quand les choses commencent à mal tourner, on fait reporter la faute sur Ed et sa haine injustifiée des Indiens. Jusqu’au jour où il s’avère qu’il avait raison ; le jour qu’a choisi Toriano et ses guerriers sanguinaires pour attaquer le fortin. Suite à cet assaut, une poursuite s’engage. Durant cette expédition punitive contre les Apaches, le Capitaine demande à ses hommes d’obéir à son chef scout à qui il confie le commandement de sa troupe jusqu’à ce que les rebelles soient rattrapés et châtiés.


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Un vieux cliché veut que le western soit un genre raciste montrant avant tout les rivalités entre bons cow-boys et méchants indiens. L’on a pu constater depuis le début de ce parcours qu’il n’en était rien mais les connaisseurs en étaient déjà bien conscients. Ne soyons cependant pas naïfs : que des personnages aussi antipathiques et haineux que celui joué par Charlton Heston aient existé, c’est plus que probable ; que des indiens belliqueux aient vécu, c’est tout aussi évident. Mais que l’auteur (en l’occurrence, Charles Marquis Warren, seul responsable, ayant signé la mise en scène et le scénario de son film) cautionne tout du long le héros xénophobe et arrogant de son film est sacrément déplaisant d’autant que Charlton Heston ne fait rien pour nous le rendre humain, grimaçant presque tout autant que Jack Palance dans le rôle du chef indien fanatique. Entendre sortir de la bouche de ce chef scout (inspiré par le véritable Al Seiber que nous reverrons à plusieurs reprises au sein de futurs westerns dont de très célèbres), à quasiment chacune de ses phrases, le terme Apache d’une manière très péjorative, constater que tous les personnages ayant ne serait-ce qu’un peu de sang indien sont des traitres, entendre traiter les natifs à tout bout de champ de sauvages criminels et dégénérés devient vite assez insupportable.


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"There's a dead Apache on my floor. Get it out!" dira le personnage interprété par Charlton Heston (en crispant des dents pour la centième fois) après que sa maîtresse (Katy Jurado) se soit suicidée devant lui suite à sa trahison (normale, elle est à moitié indienne) !!! Charles Ford dans son histoire du western nous rassure quant à l’écrivain W.R. Burnett : "On pourrait croire que le roman 'Adobe Walls' dont le cinéaste a tiré le sujet est un véritable bréviaire de la haine". "Infâme trahison du roman"» confirment Tavernier et Coursodon dans leurs 50 ans de cinéma américain. C’est donc seulement son adaptation qui peut être décrite comme raciste et non le matériau initial. Ed est un homme haïssant viscéralement les indiens et le film va dans son sens puisque le portrait de ces derniers est brossé sans aucune subtilité, chaque Apache se révélant effectivement fourbe et cruel, menteur et roublard, tous empêchant que s’instaure une paix voulue par les hommes blancs. Quant au chef indien Toriano, Jack Palance en fait un exalté guère plus attachant, le jeu de l’acteur manquant tout autant de finesse que celui de Charlton Heston. Les autres comédiens sont quasiment transparents ; à leur décharge, les personnages qu’ils ont eu à interpréter n'avaient rien de très intéressants ni de très motivants à commencer par les femmes qui ne servent quasiment à rien d’autre qu’à joliment meubler le décor.


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Si l’on excepte quelques beaux cadrages sur des paysages peu montrés à l’écran (un Texas verdoyant, un fortin en pierre, celui-là même où s’étaient déroulés ces évènements), certains intéressants travellings tel celui qui, en un seul plan séquence, balaie un massacre de soldats pour se terminer sur le visage inquiétant de Jack Palance et une belle idée esthétique, celle (totalement improbable dans la réalité, et pour cause) des traits de peinture blanche sur le visage des Indiens qui se détachent ainsi dans la nuit, la mise en scène est dans l'ensemble extrêmement routinière et très peu inventive, sans rythme ni robustesse. On peut s’en rendre compte au travers du combat final qui oppose les frères ennemis ; la séquence aurait du être le climax du film mais se révèle d’une totale inefficacité. N’éprouvant aucune empathie pour des personnages parmi les plus antipathiques vus dans un western, il aurait été de toute manière difficile de se passionner pour un tel face à face.


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Si seulement le script avait été palpitant et la mise en scène vigoureuse, nous aurions pu faire fi du fond écœurant durant quelques minutes pour se concentrer sur la forme. Mais vu que ce n’est guère plus convainquant de ce côté-là, difficile de trouver des arguments en sa faveur. Mais arrêtons nous en là et n’accordons pas plus d’importance à ce western produit par le médiocre et xénophobe Nat Holt (sa filmographie aligne les mauvais films, au moins pour ceux que j’ai pu voir) qui ne mérite finalement que de tomber dans l’oubli.
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Post by Rick Blaine »

Dire que j'ai acheté un jour le DVD (à cause du casting, et de mon gout pour le western, sans connaitre le film...) Je ne suis même pas sur d'avoir envie de tenter un visionnage un jour du coup...

Il a du te falloir du courage. Heureusement, tu enchaines avec une œuvre d'un tout autre calibre!