André de Toth (1913-2002)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Fatalitas
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Post by Fatalitas »

à quand None shall escape en dvd.... (depuis le temps que j'en entend du bien)


La Chevauchée des bannis
serait bienvenue aussi (decouvert sur le cable, j'attends depuis un dvd :? )
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Profondo Rosso
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Post by Profondo Rosso »

Enfants de salauds de Andre De Toth

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Le début laisse un peu à penser à un "Douze Salopards" dans le desert avec son commando composé des pires raclures (la scène de présentation de chacun et de ses méfaits est delectable) envoyé en mission suicide. Mais il ne seront finalement guère plus caractérisés (même si leurs instinct barbare resurgissent quand une infirmière allemande est faite prisonnière) l'intrigue se concentrant sur l'opposition entre Michael Caine (un rôle voisin de celui qu'il tenait dans "Zoulou") soldat planqué parachuté là à cause de ses connaissances en hydrocarbure et Leech (Nigel Davenport j'ai cru tout le film que c'était Robert Shaw ressemblance frappante :shock: ) vieux baroudeurs qui en a vu d'autres. L'inexperience de l'un et son apprentissage du terrain opposé à la rudesse de l'autre constitue le ciment de l'intrigue où l'ennemi allemand pointe finalement peu son nez malgré la menace latente. Tout les aspects de la guerre dans le desert sont rigoureusement abordés avec la difficulté du terrain, le climat et également les possibilités inédites qui y sont offertes comme une attaque surprise en pleine tempête de sable. L'image de l'armée en prend en sacré coup avec ses officiers carriériste, ses supérieurs s'attribuant sans vergogne les idées des autres et quin n'hésitent pas à sacrifier leurs propre homme sur un changement de stratégie. le tout est filmé sans fioritures par ce vieux routier de Andre De Toth et le final est des plus cinglant et inattendu. 5/6
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AtCloseRange
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Post by AtCloseRange »

Enfants de Salauds - André de Toth
Ce mix entre les 12 Salopards et Le Salaire de La Peur est une très belle découverte. Sans concession, implacable, cette équipée sauvage est avant tout un combat contre les éléments, contre ses propres démons intérieurs. Dans le désert, toutes les armées se ressemblent (couleur sable), il n'y a plus d'ennemis, plus de régles, juste l'absurdité du combat.
Un grand film de guerre dominé par les interprétations de Michael Caine et Nigel Davenport et dirigé de main de maître par le vétéran Andre de Toth (le premier film que je vois de lui d'ailleurs).
bruce randylan
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Post by bruce randylan »

AtCloseRange wrote:Enfants de Salauds - André de Toth
Ce mix entre les 12 Salopards et Le Salaire de La Peur est une très belle découverte. Sans concession, implacable, cette équipée sauvage est avant tout un combat contre les éléments, contre ses propres démons intérieurs. Dans le désert, toutes les armées se ressemblent (couleur sable), il n'y a plus d'ennemis, plus de régles, juste l'absurdité de combat.
Un grand film de guerre dominé par les interprétations de Michael Caine et Nigel Davenport et dirigé de main de maître par le vétéran Andre de Toth (le premier film que je vois de lui d'ailleurs).
Chouette, encore un avis que je partage et que je n'aurais pas à rédiger :D
"celui qui n'est pas occupé à naître est occupé à mourir"
bruce randylan
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Re: André de Toth

Post by bruce randylan »

La mission du commandant Lex ( 1952 )
Bon petit western bien élevé et efficace qui bénéficie de la présence de André de Toth pour rythmer son film d’une multitudes de péripéties des plus sympathiques. L’histoire cela dit était déjà pas mal en évoquant la naissance et l’espionnage et surtout du contre-espionnage durant la guerre de Sécession où un général se fait volontairement rejeter de l’armée du nord pour infiltré un groupe de voleur de chevaux approvisionnant les sudistes.
De Toth en profite pour détourner le western vers le film noir façon whodunit avec traitre, coup de théâtre et machination.
La prestance et Gary Cooper et la beauté du technicolor achève de faire de ce film un excellent divertissement jamais prétentieux.
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Post by Nestor Almendros »

Posté par Jeremy Fox en janvier 2006

La Trahison du Capitaine Porter (Thunder over the plains) de André de Toth 1953

Après la guerre de Sécession, les texans se voient taxés plus que de coutume et spoliés de leurs terrains pour une bouchée de pain par des hommes d'affaires sans scrupules, les Carpetbaggers. Les Tuniques Bleues sont chargés de faire respecter la loi mais le Capitaine Porter (Randolph Scott) accomplit sa mission sans enthousiasme, furieux de voir les vaincus maltraités de la sorte. Il ne fait donc aucun effort pour traquer une bande de renégats qui se révolte contre les sales manières des fonctionnaires véreux. Il arrivera cependant à rétablir une justice plus équitable en faisant des infidélités à son uniforme et le le Texas pourra alors rentrer dans les rangs de l'Union.

Bonne idée de scénario plutôt bien mené (sauf toute la fin assez bâclée)pour un western routinier mais néanmoins plaisant. On reconnait certains plans typiques de De Toth mais ce dernier a fait beaucoup mieux au cours de la décennie.

La Rivière de nos amours (The Indian Fighter) de André de Toth

L'histoire très simple et très belle d'un conflit entre blancs et indiens causé par la fièvre de l'or des blancs mais aussi histoire d'amour brièvement mais sensuellement traité entre Kirk Douglas (génial) et l'indienne jouée par Elsa Matinelli. Leurs étreintes dans l'eau de la rivière méritent de figurer au panthéon des scènes les plus érotiques de l'histoire du cinéma (tout en restant dans la suggestion la plus totale).

Sinon, magistrale composition de Franz Waxman, à 100 lieues des canons hollywoodiens traditionnels de l'époque, une musique d'une étonnate modernité et franchement prenante. Alors que lors de la fameuse scène de l'attaque indienne finale (l'une des plus spectaculaire du genre) aucune bribe de musique vient s'y superposer ce qui la rend d'autant plus forte par contraste.

Magnifique photographie et splendide utilisation du scope ; scénario très bien écrit, laissant la part belle aux moments de répit et de calme malgré la durée assez courte du film.

Film magnifique, encore un western des années 50 prenant déjà fortement partie pour le peuple indien. Il n'y a pas besoin d'attendre les années 70 pour voir sur les écrans de superbes hommages à cette nation, celui-ci faisant certainement partie des plus intelligents.


Posté par Nobody Smith le 15 mars 2008

ENFANTS DE SALAUDS de André de Toth
Très bon tout ça. Le film regroupe toutes les qualités du gros plaisir coupable qui fait du bien. Le récit est tendu comme un string (la dernière partie pousse peut-être par contre le fatalisme un peu loin), les personnage sont charismatiques en diable (Michael Caine rules), l’humour et l’aventure sont constamment prenante, la rudesse de la mise en scène éreinte les nerfs, la sécheresse des paysages est crispante... Voilà qui est rudement sympa à voir


Posté par Angel With Dirty Face le 15 avril 2008

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The Indian Fighter (La Rivière De Nos Amours, 1955) de André De Toth est un film que j'ai acheté en 2005 (année de sa sortie en DVD en France) parce qu'il fait partie des films qui ont contribués à faire de Kirk Douglas un des héros de mon enfance. Ce DVD traîne donc depuis trois ans sur mes étagères et j'ai enfin pris le temps de le revoir. Tant mieux, parce que je réalise que contrairement à des films comme Last Train From Gun Hill (1959) ou Spartacus (1960), il ne m'en restait que très peu de souvenirs...
Je trouve le film assez déroutant parce que si j'aime ce western pour plusieurs raisons - Le charisme de Kirk Douglas, des scènes assez érotiques pour l'époque, la sublime attaque du fort par les indiens..., - certaines parties me paraissent cependant étranges: En particulier le rythme du film et toutes les scènes où André De Toth introduit une dose d'humour et qui donne un ton atypique à ce western. J'ai eu la même sensation de bizarrerie (pour d'autres raisons) avec un autre film du même réalisateur: L'excellent Monkey On My Back (1957) avec Cameron Mitchell.
A noter la présence de seconds rôles non négligeables comme Walter Matthau, Lon Chaney, Elisha Cook Jr. et Diana Douglas, qui n'est autre que la première épouse de Kirk Douglas (de 1943 à 1951 selon IMDb) et la mère de Michael Douglas. Autre mention de taille: Le scénario est signé Frank Davis et Ben Hecht.
Sinon j'ai une question: Le film a-t-il été distribué sous deux titres en France ? Parce qu'il me semble avoir lu L'Or Des Sioux sur des photos d'exploitation...

A voir!


Posté par Alphonse Tram le 31 mai 2008

Day of the outlaw / La chevauchée des bannis - A. De Toth, 1959

Une bande de hors la loi déboule dans une petite ville enneigée du fin-fond du Wyoming.
Rien d'original à priori, sauf la personnalité du chef de la bande, incarné par Burl Ives. Un ancien soldat qui conserve quelques valeurs humaines suffisantes pour tenir d'une main de fer sa bande en l'empéchant de boire ou de saccager la ville, ce qui nous vaut quelques très beaux moments de tensions. (spoiler)Il ira même jusqu'au sacrifice en éloignant le groupe de la ville, dans un final en plein blizzard assez étonnant. (/)

Gros rôle donc pour Burl Ives, et belle confrontation avec Robert Ryan qui traine une fois de plus une trombine de taciturne (c'est très personnel mais dans tous les films où je l'ai vu joué, il tire toujours une sale tronche :mrgreen: ).
"Un film n'est pas une envie de faire pipi" (Cinéphage, août 2021)
O'Malley
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Re: André de Toth (1912-2002)

Post by O'Malley »

La mission du commandant Lex (1952)
enfin redécouvert cette sympathique série B aux rebondissements (un peu trop?) multiples et qui bénéficie de la réalisation alerte et de la science du cadre d'André de Toth qui met bien en valeur la topologie des paysages enneigés et semi-desertiques que traverse un Gary Cooper très à l'aise. Mais surtout ce qui fait l'intérêt de ce western (et qui le distingue des quelques autres que de Toth tourna avec Randolph Scott et qui ne m'ont pas trop emballés) c'est son double contexte historique: la naissance du contre-espionnage aux USA et l'apparition du fusil de Springfield durant la guerre de Secession. Un western plaisant, qui se laisse voir sans ennui sans pour autant être inoubliable.
Par contre, je n'ai pas remarqué le fameux plan à 360° qui a contribué à la popularité du film et qui est tant vanté par Bertrand Tavernier...
Jean Itard
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Re: André de Toth (1912-2002)

Post by Jean Itard »

ATTENTION SPOILERS !

Enfants de salauds (Play dirty)
Bon film de guerre, efficace jusque dans l'attente (parfois interminable !) et le dégoût qu'il parvient à susciter. De Toth vise bas et vise juste. Pour lui, la guerre est une entreprise criminelle, les hommes y sont des pions aux mains de gradés dont les ordres pourront changer, dussent-ils conduire au sacrifice de leurs subalternes. Ici, point de salut possible, personne n'en reviendra, et davantage qu'un exercice de survie on a parfois l'impression d'assister à un acte suicidaire conscient (impression qui émergeait déjà de La chevauchée des bannis).
La fin, très ironique, est particulièrement réussie.
Je reprocherais malgré tout, comme chez Peckinpah, une certaine complaisance dans la violence, qui ne correspond pas précisément, en tout cas, à ce que je recherche au cinéma.
Lord Henry
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Re: André de Toth (1912-2002)

Post by Lord Henry »

Deux Toth, mais un seul œil.
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Lord Henry
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Re: André de Toth (1912-2002)

Post by Lord Henry »

Jean Itard wrote:
Enfants de salauds (Play dirty)
On se demande bien ce que René Clément aurait fait d'un tel sujet, lui qui était initialement attaché au projet.
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Jean Itard
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Re: André de Toth (1912-2002)

Post by Jean Itard »

Oui, De toth regardait la réalité de la guerre sans œillère. :lol:
Jeanpop2
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Re: André de Toth (1912-2002)

Post by Jeanpop2 »

Je suis surpris que personne n'ait mentionné "Cry danger" que je trouve formidable.
Sous couvert de film noir (ce n'en est pas vraiment un après tout) on y assiste à un sapage très subtil de l'american home, aussi fort et même plus fin que le "prowler" de losey, jusqu'à la fin véritablement bouleversante dont parle magnifiquement Philippe Garnier dans son petit essai sur de Toth (je suis également étonné que personne ne l'aie cité).
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Jack Carter
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Re: André de Toth (1912-2002)

Post by Jack Carter »

Cry danger, c'est de Robert Parrish, non ?
"On peut revenir au sujet du topic ?" (Jack Carter)
Jeanpop2
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Re: André de Toth (1912-2002)

Post by Jeanpop2 »

Oups

Je voulais dire "Pitfall".
bruce randylan
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Re: André de Toth (1912-2002)

Post by bruce randylan »

Le cavalier traqué ( Riding shotgun - 1954 )

Chef d'oeuvre ! B)

Un scénario en or qui ne s'écarte jamais du sujet tout en laissant vivre ses personnages et ses seconds rôles, des acteurs excellents et surtout une mise en scène d'une rare efficacité.

L'histoire est celle d'un as de la gâchette qui espère se venger d'un assassin mais un concours de circonstance fait croire à la population d'une petit ville qu'il est un membre de la bande. Il doit se réfugier dans un bar tandis que les habitants s'enfoncent une psychose et décident de le lyncher.
C'est riche, dense, jamais bâclé et toujours crédible avec un dosage parfait entre le suspense et une critique très virulente de l'aveuglement de la chasse au sorcière du McCarthysme un peu comme dans 4 étranges cavaliers de Dwan qui date la même année. Mais contrairement à celui-ci les personnages et les réactions sonnent beaucoup plus juste même si les méchants jouent sans doute un peu trop avec le feu en se mêlant un peu trop à la foule... Ca va celà dit avec leur caractères.

En tout cas la tension est du coup toujours maintenue et De Toth exploite chaque secondes de ses 73 minutes pour prouver son talent de narrateur et sa science de la mise en scène ( le cadrage, la profondeur de champ, la lumière etc... ). il n'oublie pas d'insuffler aussi un peu d'humour et de décalage dans un personnage attachant d'immigré hongrois ( d'où est originaire le réalisateur ) qui a une famille mexicaine. La aussi, ce n'est pas du tout gratuit ou hors-sujet car c'est aussi une manière de pointer du doigt la manière dont les Etat-unis ( et hollywood ) traitaient et méprisaient les étrangers.
Tout ça n'est bien-sûr pas dit clairement mais évoqué avec intelligence sans perdre un instant le fait qu'on devant un divertissement et que ça sert à rien d'ennuyer le spectateur.

Quant à Randolph Scott il est comme d'habitude impérial tout en étant plus fragile que d'habitude. Il est en tout cas une nouvelle fois pour beaucoup dans la réussite du film même si les nombreuses autres qualité de Riding Shotgun se suffisait déjà à eux-mêmes.



Les massacreurs du Kansas ( The stranger wore a Gun - 1953 ) en 3D :D 8)
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Je me faisais une joie de découvrir un western du réalisateur en 3D avec Randolph Scott et je dois avouer être un peu déçu pour diverses raisons.
La principale vient d'un scénario décevant qui manque d'enjeu, de profondeur malgré un excellent postulat qui s'égare dans plusieurs directions.
J'ai eut l'impression que le scénario avait été écrit au jour le jour ce qui donne cette structure bizarre et ses personnages aux motivations pas toujours claires. Et surtout expliquerait une certaine désinvolture voire manque d'implication de De Toth et de son acteur à plusieurs reprises. Il y a quelques moments où Scott a vraiment l'air perdu au milieu des plans comme s'il ne sachait pas quoi faire ou qu'on ne lui avait donné aucune direction. Même chose pour de De Doth qui ne s'embête pas trop à plusieurs reprises ( voir le combat dans la chambre de Scott où il n'essaye même pas de masquer les cascadeurs )
Et puis autre gros défaut : il y a deux rutilantes poursuites à cheval ( et quelques projections ) qui ont été tourné en 2D et qu'on a essayé d'habiller avec un premier plan pour faire du relief. Non seulement c'est moches ( les plans en 2D refilmés deviennent très sombre et mal définis ) mais ridicule avant tout : il faut voir les pauvres buissons qu'on place devant la toile et qu'un technicien hors cadre doit bouger pour nous faire croire qu'on suit un panorama de la caméra. La aussi je me demande d'où ça vient... début de tournage en 2D avant que la production ne change d'avis ? Seconde équipe qui s'est planté au tournage ? Erreur lors du tirage ?
C'est frustrant car on trouve une autre séquence de poursuite avec une diligence entre de gros rochers et à ce moment la 3D donne un excellent rendu.

En fait, la 3D est souvent bien utilisée sans en faire trop ( on n'est pas dans l'attraction de foire où l'on jette des trucs à la caméra ). La profondeur de champ est bien exploitée, comme son absence d'ailleurs à l'image de la scène où Scott rencontre le "méchant" dans son bureau et que le piège qui se referme sur lui se traduit par une mise à plat de la perspective. Le final dans les flammes est également très bien exploitée.

Mais de manière général on sent plus De Toth à l'aise quand il s'agit d'apporter des pointes de sadisme et de violence ( l'ouverture ou la cruauté des méchants dont un jeu à la guillaume Tell assez radicale ). Dans ces moments là le film devient vraiment excellent.
A préciser une nouvelle fois la présence d'un personnage féminin moins "passif" que d'habitude et un certain attachement de De Toth pour les seconds rôles d'immigrés.

Après comme d'habitude, le rythme soutenu et la courte durée fait qu'on ne s'ennuie pas mais on n'est autant transporté par ce western que pour les autres 3-4 autres que j'ai pu voir de De Toth.
"celui qui n'est pas occupé à naître est occupé à mourir"