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Test dvd

Les Salauds dorment en paix

DVD - Région 2
Wild Side
Parution : 20 / 6 / 2006

Image

La copie que nous présente Wild Side est satisfaisante, sans doute assez bien restaurée : le réducteur de bruit a semble-t-il été utilisé avec parcimonie, et on ne constate pas de lissage excessif. Toutefois, le rendu semble un peu trop lumineux, mais le contraste reste correct. Les possesseurs de grands écrans ne manqueront pas non plus de remarquer des instabilités dans les arrière-plans et quelques effets de zèbrage. Au final, une image sans doute perfectible mais plutôt satisfaisante.

Son

Rien à redire, la piste mono a été bien restaurée, le souffle est absent, aucune saturation n’est à déplorer, le rendu est dynamique.

Suppléments

Disque 1 :

- Biographies et filmographies d’Akira Kurosawa, Toshiro Mifune et Takashi Shimura.

- Galerie photos : cinquante deux photos promotionnelles en noir et blanc, dont deux de tournage.

Disque 2 :

- Le Défi d’Akira Kurosawa – 32 mn 32 : Suite du documentaire consacré aux films de Kurosawa réalisés pour la Toho, ce module est riche en interviews des différents protagonistes, en particuliers des acteurs, peu avares en anecdotes sur les exigences du réalisateur. En effet, si certaines séquences n’ont nécessité qu’une prise unique, d’autres ont en revanche été répétées jusqu’à obtenir le résultat escompté, souvent dans des conditions difficiles. Le documentaire revient également sur la difficulté de monter un film sur la corruption. Un segment tout à fait intéressant, riche en informations.

- Dans l’Ombre du Guerrier – 26 mn 50 : quiqu'i l'ait pas de rapport direct avec le film présenté, cet entretien avec Masahiko Kumada, qui fut l’assistant de Kurosawa depuis Ran jusqu’à la fin, ne manque pourtant pas d’intérêt. Grand amateur du cinéaste, il nous raconte comment il entra à son service et nous décrit ses méthodes de travail, expliquant que ses légendaires colères lors des tournages sont surtout révélatrices de son obsession à retranscrire ses idées. Il termine sur une note nostalgique, regrettant l’absence des grands maîtres du cinéma nippon dont les films « venaient du cœur », déplorant que les jeunes cinéastes connaissent mieux les mangas que la littérature classique.

Par Franck Suzanne - le 6 juin 2006