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Test dvd

Le Beau Serge

DVD - Région 2
Gaumont
Parution : 14 / 9 / 2011

Image

Amateurs de Chabrol ayant acheté à l'époque l'éditions des "films de ma vie", vous n'avez pas à hésiter : vous pouvez sans arrière pensée repasser à la caisse ! Alors que la qualité de l'image était médiocre, elle s'avère au sein des DVD Gaumont, au contraire, tout à fait remarquable. On allait bien commencer à chipoter sur le fourmillement numérique lors du long plan fixe du générique de début mais par la suite, aucun problème de compression n’est à signaler. Et pourtant, Chabrol use des travellings et panoramiques qui auraient pu se révéler catastrophiques suite à une compression mal gérée (ce qui n'est évidemment pas le cas ici). Bref, pas grand chose à redire : la définition est parfaite, le travail photographique de Jean Rabier magnifiquement respecté...

Son

Concernant le son, même constat ; si la précédente édition proposait des extraits de dialogues inintelligibles, il n'en est plus question ici ; quasiment pas de souffle et une grande clarté des dialogues malgré le tournage en son direct. Encore une fois, du superbe travail pour cette collection Gaumont Classiques qui n'en finit pas de nous ravir techniquement parlant.

Suppléments

« Chabrol lance la Nouvelle vague : le beau Serge – 1e partie» (53mn)

A travers les nombreux témoignages de personnalités qui ont croisé Claude Chabrol (Bernadette Laffont, François Guérif, des assistants comme Claude Zidi, Cécile Maistre ou Charles Bitsch, et même la première Mme Chabrol), Pierre-Henri Gibert dresse un portrait très intéressant du cinéaste cinéphile à travers son parcours, de l’aventure des Cahiers du Cinéma (expliquée en détail) à ce qui deviendra la Nouvelle Vague (Chabrol sera d’ailleurs le premier de la bande à passer metteur en scène de long-métrage). A partir d’analyses du Beau Serge, sur son scénario parfois autobiographique, son style, sa fabrication et quelques anecdotes (comme une Bernadette Laffont volage à rendre fou de jalousie Gérard Blain), on découvre ce que cette nouvelle manière de faire des films (petits budgets, tournages en extérieurs, etc.) a changé dans un cinéma français ronronnant, au système très règlementé et contraignant (si l’on ne possédait pas de carte professionnelle, par exemple).

On retrouve certains défauts formels des documentaires de Gibert concernant notamment le montage des interviews, une certaine tendance à raccourcir les longues phrases avec des coupes assez brusques. Effet très désagréable (sautes d’images) qui donne l’impression d’avoir un lecteur défaillant et qui est d’autant plus étonnant que d’autres raccords sont plus propres, car montés en fondu : une incohérence à surveiller pour les prochains bonus. Ceci dit, on ne peut pas complètement blâmer Gibert d’avoir voulu condenser les propos de certains intervenants au phrasé nerveux, syncopé et pas toujours très clair (comme celui de Claude de Givray, pour ne pas le citer).

Bandes-annonces du Beau Serge et des Cousins

Par Erick Maurel et Stéphane Beauchet - le 14 septembre 2011