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Test dvd

La Clé de verre

DVD - Région 2
Carlotta
Parution : 22 / 8 / 2007

Image

Globalement, ce nouveau master restauré offre totale satisfaction, certaines séquences étant même de toute beauté (l’enterrement de Taylor, le visage de William Bendix lors de la confrontation finale Jeff/Ed…). Si l’on ne tiendra pas rigueur aux quelques griffures, tremblements ou points blancs qui apparaissent de ci de là, il est par contre dommage que certaines séquences pâtissent d’une définition inégale, quelques plans consécutifs faisant même apparaître une différence de traitement assez déstabilisante. Il ne s’agit heureusement que de brefs instants, mais qui jurent avec l’incontestable qualité visuelle de l’ensemble.

Son

Deux pistes mono (version originale et version française) sont disponibles, parmi lesquelles on préfèrera sans conteste la version originale, tant au niveau du relief sonore (malgré un bruit de fond parfois présent mais encore plus envahissant sur la version française) qui restitue autant l’énergie de Brian Donlevy que la sensualité murmurée de Veronica Lake, qu’à cause de la désuétude parfois cocasse du doublage d’origine, picotements, voix nasillardes et dialogues appauvris inclus…

Suppléments

Le dvd propose une bande-annonce d'époque, qui ne brille pas par son inventivité mais possède le charme rétro de son style, ainsi qu'un entretien de 26 minutes avec l'écrivain-cinéaste Philippe Labro, intitulé Pour quelques raisons obsures… (en référence à une ligne de dialogue du film mentionnée plus tôt), lequel parle avec une passion débordante – et force superlatifs – de Hammett, du style hardboiled et, en dernier lieu, du film de Heisler. S'il ouvre quelques pistes intéressantes (notamment en terme d'influence), l'intégralité de l'entretien laisse une impression de survol permanent, parsemé qui plus est de beaucoup trop d'anglicismes, mais aussi d'approximations (il est par exemple dommage d'évoquer l'importance du travail du scénariste de Latimer, et sa carrière d'auteur hardboiled, pour avouer ensuite "ne pas avoir de titres en tête") voire de petites erreurs (un personnage - Nick Varna - voit son nom écorché ; Mean Streets devient le premier long-métrage de Martin Scorsese...). C'est d'autant plus regrettable que, au-delà de l'intention excellente, la réalisation et l'habillage de ce petit module étaient – comme toujours chez Carlotta – tout à fait inspirés.

Par Antoine Royer - le 17 septembre 2007