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Test dvd

Je suis un aventurier

DVD - Région 1
Universal Pictures Video
Parution : 6 / 5 / 2003

Image

Le générique, passablement bruité et empreint d’un grain très prononcé, fait craindre le pire. Même si la suite s’avère d’une tenue supérieure, reconnaissons que la déception est tout de même de taille. Le disque que nous offre Universal est loin de constituer l’édition définitive que les laudateurs du film attendaient, et reste à cent coudées du superbe pressage réalisé pour Bend of the river. Tout d’abord, la copie est loin de manifester la même jeunesse triomphante. Une bonne restauration se serait imposée. Ce ne sont pas tant les multiples scories affectant la surface, ni même les légers bruitages comme au départ du convoi de Scagway (chapitre7) qui posent véritablement problème ; il existe bien pire. Non, ce sont surtout les couleurs qui sont un peu attristantes. Elles sont quelque peu passées, et dans certains plans, la copie semble avoir un peu virée au bleu, à la manière de bien des films tirés sous le procédé Eastman de la Fox. A ceci près qu’ici le procédé est bien le Technicolor... Attention tout de même, la photo originale de The far country est loin de posséder les exubérances colorées et enchanteresses de Bend of the river. La lumière, plus lourde, plus diffuse, n’est pas la même sous les cieux encombrés de l’Alaska. Et certains plans récupérés, en stock shots, de cet autre chef-d’œuvre en attestent : je pense à l’aube du ferry au départ de Seattle, repris tel quel des Affameurs. Son rouge y manifeste un mordant qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le film. D’ailleurs les séquences d’intérieur seraient plutôt plus pimpantes et plus agressives. Tout de même, les toiles peintes suggérant les arrière-plans de Seattle ou Scagway trahissent sans aucun doute ces couleurs défraîchies, au même titre que la verdure des sapins, ici ou là. Cette copie numérique est par contre parfaitement compressée et jouit d’une définition des plus honorables. A quoi faut-il imputer alors cette gestion parfois hasardeuse des contrastes et des sources lumineuses dans plusieurs séquences nocturnes ? Mystère. Mais tous les plans à contre-jour sont un peu surprenants, détourants des halos de lumière autour des jambes d’un cheval ou d’un loup sur la crête d’une colline, ou autour de la silhouette tout entière de Jimmy Stewart au dernier chapitre. Rien de toute façon qui puisse venir gâter un plaisir sans mélange...

Son

Une unique piste anglaise originale en mono 2.0 qui offre pleine satisfaction à l’instar de celle des Affameurs ou de Winchester 73. Une dynamique fort correcte, une totale absence de souffle, peu de distorsions –tout juste une petite tendance à mettre en avant les aigus - dans la restitution de l’excellent score, très atypique, de Gershenson, et une clarté limpide dans l’affichage des merveilleux dialogues de Borden Chase : impossible d’en demander plus.

Suppléments

Toute cette fournée de westerns Universal est particulièrement chiche en bonus, et The far country ne déroge pas à la règle. Au moins avons-nous droit ici à la bande-annonce originale, ce qui n’est pas le cas sur Destry rides again de George Marshall par exemple.

Un mauvais point pour le thème musical accompagnant les menus fixes, sans rapport avec la musique originale de Gershenson et proprement horripilant... sauf peut-être si vous appréciez les thèmes country.

Par Otis B. Driftwood - le 24 mai 2003