Menu
Test blu-ray

Rollerball

BLU-RAY - Région B
L'Atelier d'images
Parution : 4 / 12 / 2018

Image

Pour son Blu-ray de Rollerball, l'Atelier d'images a repris ce qui est pour l'instant la dernière restauration HD en date, un master MGM honnête, à défaut d'être totalement irréprochable puisque les images apparaissent un peu douces, la définition et le niveau de détail restant encore limités - quelques gros plans peuvent tempérer cette impression. Mise à part une légère ligne verticale (discrète mais persistante) autour de la 45ème minute, la copie est heureusement stable et très propre, avec des contrastes plutôt équilibrés et une colorimétrie honnête, à la saturation modérée. Disponible en Blu-ray depuis 2014 aux USA (chez Twilight Time), le film est également sorti en Angleterre (chez Arrow) en 2015 : cette édition nous a servi pour le comparatif ci-dessous. Bien que partis tous les deux de la même source HD, et hormis une correction colorimétrique chez Arrow, on constate une infime différence sur le disque français dans la gestion du grain et, incidemment, la qualité du détail...

comparatif Blu-ray Arrow (2015) vs. Blu-ray L'Atelier d'images (2018) :    1    2    3    4    5

Son

Version originale et VF sont présentées dans un remix 5.1 satisfaisant, à la spatialisation marquée et au rendu enveloppant quand il faut, notamment pendant les matches ou les premières minutes avec la Toccata de Bach. Les dialogues sont clairs, l'ensemble est très propre, on ne relève aucun souffle ou saturation.

Suppléments

L'Atelier d'images reprend une partie des suppléments produits pour l'édition Arrow.

Un sport sanglant (11 min - 1080p)
Un entretien bien sage avec l'acteur James Caan qui parle de son personnage, un endoctriné qui "remet les choses en question", un de ces héros qui peut faire naître une révolution. Il raconte ses souvenirs d'entrainement, en patins, parmi trois équipes qui étaient vraiment en compétition ("on se prenait pour des experts, prêts pour les J.O."), ou le tournage à Munich dans des décors futuristes qui "collaient parfaitement". Il évoque aussi le caractère prémonitoire du scénario, avec les multinationales qui ont fini par émerger, et la suite du film qui ne s'est jamais concrétisée.

Le travail à moto (18 min - 1080i)
Craig Baxley se souvient des quatre mois de tournage à Munich, parmi "la crème de la crème" des cascadeurs, joueurs de roller derby ou de hockey sur patin. Il raconte le danger de la piste, les impacts, les blessures, les protections corporelles "primitives", mais en même temps "l'impression de travailler au paradis". Il raconte avoir été déçu par le film à sa sortie, il ne retrouvait pas ce qu'il avait vécu, ni par le remake qu'il qualifie de "risible"...


La 4e ville (19 min - 1080i)
Une visite du lieu où se sont disputés les matchs de Rollerball, une salle de basket construite pour les Jeux Olympiques de Munich en 1972, au design très moderne. Des membres de l'équipe du film et l'actuel directeur de la salle évoquent la construction du décor, les efforts pour simuler les matches dans trois villes différentes ou la gestion des nombreux figurants. 

On trouve également certains suppléments de l'édition DVD collector MGM, sortie en 2002.

Commentaire audio de Norman Jewison (VOSTF)
Le réalisateur s'attelle à l'exercice de manière plutôt convaincante, même s'il suit sans doute un peu trop les images : parfois lancé dans des explications, il peut s'arrêter brusquement et passer à autre chose lorsque débute la scène suivante. Il donne néanmoins pas mal de détails sur sa vision du futur, ses idées de scénario ou de mise en scène, ou des anecdotes de tournage - comme le travail "remarquable" des cameramen lancés sur la piste.


Retour dans l'arène (25 min - SD upscalé en 1080i)
Un making-of plutôt riche en anecdotes et informations autour du film, qui réunit Norman Jewison et certains membres de l'équipe (à l'exception notable de James Caan). Le réalisateur insiste pas mal sur l'aspect politique de son oeuvre, mise en garde futuriste sur les dérives du sport et un retour de notre société aux jeux du cirque ("la violence comme divertissement du peuple"). Il explique les fondements de cette société inventée (mais terriblement actuelle) où les multinationales peuvent prendre le contrôle de nos vies. On évoque également l'aspect "totalement expérimental" d'un film qui a créé son propre genre, notamment par le Rollerball, jeu inventé de A à Z dont les règles se sont mises en place au fur et à mesure des prises de vues.


De Rome à Rollerball : la boucle est bouclée (8 min - 1080p)
Une featurette d'époque qui vaut surtout pour les nombreuses images du tournage. Norman Jewison et James Caan évoquent les sources d'inspiration du scénario ("l'absurdité de la violence et des sports violents") et la mise en oeuvre d'images de vitesse et de danger (le Rollerball est un sport de gladiateurs !).


Matériel promotionnel d'époque
Outre la bande-annonce et des teasers de Rollerball (2 min 56 + 1 min 34 - SD upscalé en 1080p - VOSTF), L'Atelier d'images (sans doute via l'ami Jérôme Wybon) a dégoté une rareté : la bande-annonce originale française du film (3 min 03 - 1080p - VF) non restaurée, aux couleurs dérivées.

L'éditeur propose également les bandes-annonces de ses récentes sorties : Darkman (1 min 43 - SD upscalé en 1080i), Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (3 min 41 - SD) et Les Faucons de la nuit (1 min 44 - SD upscalé en 1080p).

En savoir plus

Taille du Disque : 48 748 953 317 bytes
Taille du Film : 31 524 544 512 bytes
Durée : 2:05:03.913
Total Bitrate: 33,61 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 27,70 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 27709 kbps / 1080p / 23,976 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 1828 kbps / 16-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Audio: English / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 1791 kbps / 16-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Audio: English / Dolby Digital Audio / 2.0 / 48 kHz / 192 kbps / DN -4dB
Subtitle: French / 0,076 kbps
Subtitle: French / 48,107 kbps
Subtitle: French / 71,728 kbps

Par Stéphane Beauchet - le 5 décembre 2018