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Test blu-ray

Le Cerveau

BLU-RAY - Région A, B, C
Gaumont
Parution : 24 / 4 / 2013

Image

Le film de Gérard Oury est depuis quelques années dans la prestigieuse collection Gaumont Classiques. Il s'agit d'une édition soignée, avec une image de bonne qualité, restaurée en 2012 en "simple" HD, stable et totalement nettoyé. Le rendu est plutôt agréable, avec une bonne qualité de définition, un trait fin et un niveau de détail appréciable. Les contrastes sont équilibrés, la colorimétrie apparaît assez naturelle et, en prime, le grain est conservé.

Son

Peu de choses à reprocher à cette bande-son mono d'excellente qualité, sans souffle ou dommages apparents. Elle évolue beaucoup dans les aigus, tandis que les basses fréquences sont surtout mises à contribution pendant les morceaux musicaux : le rendu semble en tout cas très fidèle aux intentions d'origine.

Suppléments

Comme c’est le cas de la majorité des rééditions au sein de la collection Gaumont Classiques, l’éditeur propose de nouveaux et passionnants documentaires réalisés par Pierre-Henri Gibert.

De Belmondo à Bébel (19 min - HD) donne la parole à Philippe Durant, qui apparaît cette fois en tant qu’auteur d’une biographie de l’acteur. Intarissable sur le sujet, Durant revient sur la fin des années 60, période où l’acteur revenait au cinéma après quelques échecs au box-office. Il analyse ce que Belmondo a apporté à l’univers de Gérard Oury (jeunesse, énergie et rythme) par rapport aux films du duo Bourvil / De Funès. Il explique que l’acteur, qui participe ici au plus gros budget de l’époque pour un film français, prit énormément de plaisir à retravailler avec Bourvil mais ressortit frustré du lourd mécanisme de fabrication d’un projet de cette envergure.


Gérard Oury : la politesse du rire (20 min - HD) est un portrait-hommage au réalisateur, avec les témoignages de sa fille Danièle Thompson, de son petit-fils Christopher Thompson, du réalisateur Bernard Stora (qui était alors l’un de ses assistants) ou de Pierre Richard. Pierre-Henri Gibert revient autant sur la personnalité de Gérard Oury que sur son travail. Celui qui se considérait « homme de spectacle » avant d’être un réalisateur de comédies cultivait l’aspect artisanal de ses gags et ne sacrifiait pas ses films à la seule technique. Il recherchait longtemps « le naturel du gag » et se soumettait à une discipline de travail sévère pendant la phase d’écriture. Gérard Oury « savait susciter des moments de magie », aimait « fabriquer de la joie » et permit à la comédie française de garder une certaine qualité face à l’abondance de films plus médiocres qui apparurent dans les années 70.

On trouve enfin la bande-annonce (4 min) en HD.

Le Cerveau était déjà sorti en DVD en 2007. Gaumont en a repris les suppléments sur un DVD disponible avec le Blu-ray :

Un cerveau en or (36 min) est un bon documentaire façon "making of" de Philippe Durant qui raconte dans les grandes lignes l’histoire du film, de sa conception à sa sortie. Illustré de nombreuses archives et des interventions de Danièle Thompson (co-scénariste), Jean-Claude Sussfeld ou Jean-Marie Poiré (assistants) - ce dernier racontant quelques anecdotes particulièrement savoureuses -, l’ensemble se révèle assez complet, abordant notamment les évènements de Mai-68 qui retardèrent le début du tournage et l’ampleur inattendue que prit le projet, la dimension internationale dont pensait profiter le réalisateur avec l’arrivée de la Paramount. Il fallut étoffer le scénario pour que la star David Niven ait un temps de présence suffisant : les auteurs perdirent ainsi un peu le contrôle de leur histoire, sacrifiant le comique aux impératifs économiques.

Le cerveau à la loupe est une série de 7 modules courts (pour un total d’une douzaine de minutes environ) qui rappellent ces petites pastilles consacrées au vocabulaire utilisé par Michel Audiard que l’on trouvait sur certains DVD Gaumont. On aborde ici de façon légère et ludique des sujets aussi différents que le poids d’un cerveau, le déménagement de l’O.T.A.N., la réplique de la statue de la Liberté (qui se trouve aujourd’hui exposée dans la ville de Barentin) ou la scène de la DS coupée en deux.

Par Stéphane Beauchet - le 17 février 2020