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Test blu-ray

L'Enfer des Zombies

BLU-RAY - Région 2
Artus
Parution : 2 / 5 / 2018

Image

Lors de sa sortie il y a trois semaines, ce Blu-ray de L'Enfer des zombies a suscité bon nombre de réactions enflammées sur Internet, des plus dithyrambiques aux plus agressives. Notre forum DVDClassik a même été le théâtre de critiques véhémentes de la part de certains de ses participants au point que le responsable d'Artus Films s'est senti obligé de défendre bec et ongles son édition sur sa page Facebook via un long message. Le principal grief concernait un fort lissage effectué par l'éditeur sur son master, et l'accusation était facilement étayée par le fait qu'un Blu-ray plus ancien sorti par Arrow en Angleterre ne présentait pas cette déconvenue. Maintenant que les esprits se sont calmés, il est temps d'aborder cette question avec un recul sain et un esprit posé et de livrer notre point de vue, en toute indépendance vis-à-vis de l'éditeur et de nos lecteurs.

En préambule, on voudrait rappeler que nombreux sont les cinéphiles d'un certain âge à avoir découvert et redécouvert les films d'exploitation italiens dans des conditions diverses - via plusieurs copies internationales, étalonnées différemment voire même à la va-comme-je-te-pousse - et très souvent abominables. Ce qui ne n'empêchait pas d'ailleurs d'apprécier ces films. Evidemment, l'état d'esprit alors n'était pas le même du tout et l'amateur aujourd'hui, grâce aux progrès technologique de la vidéo numérique, est devenu bien plus pointilleux sur le plan technique. Cependant, il est conseillé de ne jamais oublier de quel type d'œuvre on parle, et l'on peut ainsi se permettre d'affirmer que jamais n'avions-nous vu L'Enfer des zombies dans des conditions aussi attrayantes. Notre jugement technique est donc globalement très positif. Artus Films propose un master restauré 2K qui s'avère exemplaire pour la propreté et la stabilité (du cadre, de la luminosité). La colorimétrie est belle et naturelle, sans saturations ni interférences - et ce même si la scène d'attaque sous-marine resplendit un peu trop et paraît un poil artificielle. Les contrastes sont correctement gérés avec des noirs profonds et des arrière-plans détaillés, sauf dans des séquences très sombres aux noirs bouchés mais celles-ci sont rares. Autre point fort de cette édition : la définition. Au niveau des textures, des étoffes et des cheveux, les plans rapprochés et les gros plans proposent un piqué très séduisant avec force détails, la HD est incontestablement au rendez-vous. Enfin, l'encodage ne présente aucun gros défaut notable susceptible de gâcher la vision du film. NB : si la texture de l'image de la dernière séquence sur le pont de Brooklyn diffère assez de l'ensemble du film, c'est qu'elle a été réalisée à la-va-vite dans l'illégalité puisque les producteurs n'avaient pas obtenu l'autorisation de tourner.

Il faut maintenant en venir au gros bémol de ce master, à savoir l'usage du DNR (Digital Noise Reduction) - soit la réduction numérique de bruit - et à son abus. Il est évident qu'un trop grand lissage a été effectué, ce qui pour nous qui sommes attentifs au respect de l'aspect argentique des films que permet la haute définition, constitue une déception. Mais force est aussi de constater que ce lissage ne s'applique pas de manière régulière selon les scènes : certains plans sont plus marqués (le début aux Etats-Unis par exemple) alors que d'autres sont moins impactés. Nous nous devons aussi de donner la parole à l'éditeur Artus Films qui apportait dans sa mise au point quelques précisions concernant son travail : "Les ayants droits nous ont fourni un master mal restauré (avec artefacts et DNR abusif) qui a été refusé par Eclair, le labo qui a géré l’authoring pour ce projet. Les Italiens nous ont donc envoyé une série de tests, qui n’ont pas plus été concluants. Nous avons donc demandé un master étalonné, mais non restauré. Là, ils me disent que leur fichier d’origine (non restauré donc) n’existe plus. Je fais alors le forcing pour qu’ils réalisent un nouveau transfert 2K. Cela a pris du temps (L’Enfer des zombies était prévu pour septembre 2017) car ils ne voulaient pas le financer, mais ils ont fini par céder. Nouveau transfert 2K donc. Nous avons fait restaurer ce master en France, il a fallu tout nettoyer, fixer quelques plans instables, ou régler un effet de pompage qui revenait de manière récurrente. Nouvelle restauration donc. Le grain d’origine est présent, mais beaucoup moins, effectivement, que sur le BD anglais." Dont acte. Enfin, même si nous n'avons pas pu analyser en profondeur le Blu-ray d'Arrow, et nous sommes basés sur quelques comparatifs sur le Net, il nous a paru juste de nous adresser également aux thuriféraires de l'éditeur britannique. Arrow n'a heureusement pas lissé sa copie, certes, mais celle-ci dévoile parfois du grain numérique disgracieux sur les plans sombres, ce qui donne une idée de l'équilibre parfois difficile à trouver dans ce domaine pour un éditeur. Ensuite le master Arrow présente un étalonnage plus froid et une luminosité plus accentuée, voire trop, ce qui peut conduire à donner un aspect laiteux et cafardeux à l'image (typiquement dans les intérieurs au laboratoire et dans l'église) et même à la surexposer sur certains plans (comme lors du combat dans l'église où les explosions "crament" certains détails). Le master d'Artus a été étalonné plus chaudement - au risque de créer une légère dominante vert-jaune notable sur certains plans - conférant ainsi un aspect plus plaisant et chaleureux (voire même dramatiquement plus juste dans les séquences aux Caraïbes) à l'image. De plus, ceux d'entre nous qui privilégient des contrastes poussés risquent même de préférer l'édition Artus à celle d'Arrow.

En résumé, ce Blu-ray de L'Enfer des zombies est - à notre humble avis - à conseiller sans hésitation aucune du fait de sa grande qualité technique. Il convient certes d'en nuancer la réussite, eu égard au véritable problème de lissage du grain, mais l'histoire récente nous apprend aussi à nous méfier des emportements (même s'ils sont aussi l'apanage du cinéphile exigeant) comme de nos réflexes grégaires. Puissent à l'avenir l'ensemble des éditeurs veiller plus scrupuleusement au respect de l'aspect argentique de leurs masters, et les vidéophiles se montrer plus équitables dans leurs jugements comparatifs d'un éditeur à un autre.

Son

Le disque propose deux pistes sonores au mixage équivalent en DTS-HD 2.0 : la version italienne et la version française. Il manque hélas la version anglaise, dont la présence se justifiait tout autant puisqu'une partie du casting s'exprime en anglais et que de toute manière tout est postsynchronisé. L'introduction du film dans laquelle tous les personnages américains parlent italien sonne bizarrement à l'oreille, mais l'honnêteté force à admettre qu'il devrait en être de même en français mais l'habitude du doublage dans notre langue fait que nous sommes conditionnés autrement. Cela dit, même si nous aurions aimé disposer d'un choix plus complet, rien ne nous empêche d'apprécier les bande-son présentes qui partagent plus ou moins les mêmes qualités. Clarté des dialogues, vraie présence des ambiances, équilibre satisfaisant entre les différents messages sonores, le rendu général est plutôt satisfaisant même si une dynamique générale plus prononcée n'aurait pas été de refus. La musique est mixée un peu trop haut, mais ce n'est qu'un détail. Certaines ambiances peuvent disparaître dans la version française (comme lors de la scène de la morgue) mais cela reste assez rare ; le doublage calamiteux de l'une des actrices, qui tire le film vers le nanar, est en revanche plus problématique. Enfin, comme c'est souvent le cas pour ce type de production italienne, il arrive que la VF se décale un peu de l'image mais cela n'est vraiment gênant que lors d'une scène. La version italienne, dotée d'un plus fort volume (attention donc aux fausses impressions), propose des voix un peu mieux fondues aux ambiances ainsi que moins étouffées, et le doublage s'avère meilleur dans l'ensemble ; ce sera donc la piste à privilégier.

Suppléments

Cette édition Artus Films est présentée sous la forme d'un très beau digibook contenant le film et ses suppléments sur un Blu-ray et sur un DVD, ainsi qu'un livret de 80 pages joliment illustré et aux textes instructifs. Le contenu éditorial s'avère très intéressant et propose des suppléments de qualité. On regrettera seulement que l'éditeur n'ait pas pu, pour des raisons financières, y faire figurer des interviews des comédiens présents sur d'autres éditions.

Quand les morts sortiront de leurs tombes par Lionel Grenier (19 min - 16/9 - DTS-HD 2.0 - HD - 2017)
Pour ce documentaire, Artus Films s'est associé avec Lionel Grenier, spécialiste du cinéma de Lucio Fulci et fondateur du site luciofulci.fr (dont la consultation est vivement conseillée). Il s'agit ici, comme l'indique le sous-titre, d'une présentation et analyse de L'Enfer des zombies. Grenier nous entretient d'abord de l'historique du film, la volonté originale des producteurs ayant été de tourner un film d'horreur qui mélange les genres (comédie, érotisme, aventure, giallo, western) en voulant surfer sur le succès de Dawn of the Dead (1978) de George A. Romero. Sont abordés le choix du réalisateur et les circonstances qui ont abouti à l'engagement de Fulci, qui restait sur des échecs au box-office, le tournage de huit semaines, les différences entre le scénario et le film terminé, le succès public, l'accusation de plagiat par Dario Argento (qui avait fourni un montage européen du film de Romero). Grenier développe aussi un aspect intéressant : l'influence des fumetti (les bandes dessinées italiennes) sur L'Enfer des zombies, en particulier Tex Willer et surtout Zagor (plusieurs analogies avec ce dernier sont analysées en split-screen). L'influence forte du western (genre prisé par le cinéaste) est également mise en valeur, ainsi que les différences de sous-texte politique avec Dawn of the Dead (société de consommation pour Romero contre colonisation pour Fulci qui se placerait du côté des créatures). Enfin, Grenier analyse brièvement une séquence pour montrer comment le réalisateur "triche" à l'image avec le budget qui lui est alloué. L'Enfer des zombies, qui contient certains éléments qu'on retrouvera dans d'autres de ses films plus connus, s'avère « un tournant la carrière de Lucio Fulci », une remarque qui conclue logiquement cette présentation du film par une personne qui maîtrise parfaitement son sujet.


De sang et d'encre, entretien avec Dardano Sacchetti (42 min 58 - 16/9 - DTS-HD 2.0 - VOST - HD - 2017)
Cet entretien à deux caméras a été réalisé pour Artus Films par les Italiens de Freak-O-Rama, société de production spécialisée dans la fabrication de suppléments pour les éditions vidéo des films d'exploitation transalpins. Le personnage pittoresque interviewé est le scénariste Dardano Sacchetti, collaborateur à huit reprises de Lucio Fulci dès L'Emmurée vivante (1977). Il signera entre autres pour ce dernier les scripts de L'Enfer des zombies (1979) - même si c'est son épouse qui est créditée au générique-, Frayeurs (1980), L'Au-delà (1981), La Maison près du cimetière (1981), L'Eventreur de New York (1982), Manhattan Baby (1982) ou encore 2072, les mercenaires du futur (1984). Nous avons affaire à un facétieux bonhomme de 73 ans, drôle, espiègle et surtout très disert. Un vieux routier du cinéma bis qui n'a pas du tout la langue dans sa poche, et qui n'évite pas une certaine propension à tirer la couverture à lui. Sacchetti, qui jeune s'amusait à manier les explosifs quand il était militaire dans le génie, raconte avec force détails la production du film qui nous intéresse ici (Gianfranco Couyoumdjian voulait faire un western avec des zombies inspirée de la BD Tex Willer), les raisons de l'engagement de Lucio Fulci et le tournage de L'Enfer des zombies.


Il évoque à sa manière les producteurs et leurs personnalités, surtout Fabrizio De Angelis avec lequel Fulci et lui-même formeront un « triangle » créatif durant un certain nombres d'années dans le but de tourner des films d'horreur. De Angelis, copieur invétéré, est présenté comme un sacré filou avec ses ficelles marketing pour pré-vendre ses films avant de les mettre en chantier puis ses magouilles financières visant à empocher une partie de l'argent collecté en privant de moyens les tournages et leurs équipes. Dardano Sacchetti aborde également le jackpot de la vente de L'Enfer des zombies aux Américains et son succès considérable à l'international. Il raconte la colère de Dario Argento devant la distribution du film juste avant la sortie de son remontage de Dawn of the Dead mais renvoie celui-ci sans ménagement dans les cordes face à son accusation de plagiat, qu'il démonte. L'opinion de Sacchetti sur Fulci est assez partagée : il admire ses grandes qualités de technicien et sa réactivité devant les problèmes rencontrés, mais il déplore sa lâcheté face aux producteurs. Surtout, il remet en cause la maîtrise de ce dernier dans le genre horrifique en raison du fait que Fulci avait débuté sa carrière avec des comédies et tenait le comédien Sténo « pour son père spirituel ». Cette petite attaque, qu'on est en droit de contester d'autant que le scénariste en profite pour placer son travail en priorité devant celui du réalisateur, s'articule autour de L'Au-delà car Sacchetti estime que Fulci avait été trop exalté - et selon sa logique abusé - par l'accueil dithyrambique que cette œuvre et lui-même reçurent de la part du public du Festival de Paris. Pour le scénariste, L'Au-delà est « un film fauché tourné dans une cave », de plus victime d'un script « massacré » par son producteur ! Sacchetti évoque aussi la production de Frayeurs, qu'il ne tient pas en haute estime, et exprime des regrets pour La Malédiction du Pharaon (Manhattan Baby) qui mit fin au trio. Au-delà des nombreuses anecdotes relatées et de la truculence dont fait preuve Dardano Sacchetti, on assiste tout de même à une forme de démystification de cinéma d'horreur italien dont les réalisateurs, d'après lui, ne peuvent être en aucun cas comparés et associés aux grands noms du cinéma classique. En résumé, il s'agit donc d'une interview passionnante, riche en informations et apte à générer de nombreuses critiques et réflexions.

L'île des morts vivants, entretien avec Maurizio Trani (20 min 42 - 16/9 - DTS-HD 2.0 - VOST - HD - 2017)
Autre production Freak-O-Rama, cette interview convie Maurizio Trani, chef maquilleur issu d'une famille de maquilleurs, qui a grandi dans le milieu du cinéma avant d'exercer le poste d'assistant pendant vingt ans. C'est sur le tournage de 1900 (1976) de Bernardo Bertolucci qu'il rencontre Giannetto De Rossi, avec qui il formera une duo dans ce département. Trani tresse des louanges à ce dernier pour son talent et sa créativité. Il parle de la différence entre les tournages aux États-Unis, où tout est compartimenté, et l'Italie, où la même personne peut pratiquer du maquillage classique et du maquillage d'effets spéciaux. Au milieu de cet entretien intervient de façon succincte Rosario Prestopino, le 3e maquilleur de L'Enfer des zombies, qui y faisait presque ses débuts. Maurizio Trani livre des anecdotes amusantes sur le tournage, dont l'incroyable série de catastrophes ayant accompagné la plongée en mer de l'actrice Auretta Gay, aborde les techniques et les contraintes pour fabriquer un zombie et élaborer des faux cous, et bien sûr en vient au fameux maquillage gore de l'œil transpercé de l'actrice OIga Karlatos (avec l'obligation de n'utiliser qu'une partie de la tête factice pour finalement aboutir à un effet beaucoup plus choquant en gros plan). Il conclut son entretien par l'impact qu'a eu le film de Lucio Fulci sur sa carrière avant qu'il décide d'abandonner l'horreur après Troll 2.


Quartier interdit, L'Enfer des zombies, par Alain Petit (11 min 09 - 16/9 - DTS 2.0 - HD - 2017)
Lionel Grenier, du site luciofulci.fr, interviewe Alain Petit qui fut dès 1998 le programmateur de l'émission Quartier interdit produite par Jean-Pierre Jeunet pour Canal+ à la fin des années 90 (et qui disparut en 2002). Quartier interdit était l'émission cousine de Cinéma de quartier, elle fut créée afin de diffuser des films interdits aux moins de 13 ou 18 ans. Alain Petit raconte ainsi brièvement l'aventure de cette émission, évoque le légendaire Festival du Film Fantastique de Paris avec ses débordements, présente L'Enfer des zombies comme l'exemple parfait du film recherché et aborde la problématique de la censure face aux contraintes de la chaîne qui fut momentanément résolue en diffusant la version italienne complète en pleine nuit. Il conclut par les audaces de sa programmation qui, de polémiques en refus, finit par se heurter à la direction de Canal+.

Film-annonce original anglais (1min 23 - 1.78 - DTS 2.0)
Cette bande-annonce, même si elle est recadrée en 16/9, est d'une qualité technique très satisfaisante et constitue un document intéressant concernant la relation au film de Romero. Et le carton final d'avertissement se révèle assez drôle.

Film-annonce français d'époque (2 min 37 - 2.00 - DTS 2.0)
Cette bande-annonce française, si au contraire de la précédente se montre plus respectueuse du cadre original du film, est considérablement abimée, constellée de rayures et de scratches. De plus, peu définie, elle présente une luminosité excessive et des couleurs totalement délavées.

Fulci, zombies et opportunisme : quand les morts-vivants ont envahi le cinéma italien est le titre du livret de 80 pages, conçu par Artus Films en association avec le site luciofulci.fr et rédigé sous la direction de Lionel Grenier. Cet ouvrage, auquel ont collaboré David Didelot, Didier Lefèvre et Gilles Vannier, propose un nombre d'articles conséquents couvrant différents domaines centrés autour de L'Enfer des zombies et en périphérie. On y trouve une brève présentation de la carrière de Lucio Fulci, des extraits d'interviews du réalisateur, une prise de position sur le rôle du scénariste narcissique Dardano Sacchetti, une explication des différents titres du film, une analyse des figures de la mort et des zombies chez Fulci, une étude détaillée et pertinente des zombies dans le cinéma italien et enfin une filmographie non exhaustive concernant les œuvres citées. Richement illustré par des photos et des affiches de bonne qualité, cet ouvrage représente une vraie plus-value de cette édition Blu-ray / DVD.

En savoir plus

Taille du disque : 39,437,596,672 bytes
Taille du film : 27,060,541,440
Durée : 1:31:13.375
Total Bitrate : 39,55 Mbps
Bitrate vidéo moyen : 34,94 Mbps
Video : MPEG-4 AVC Video / 34941 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio : French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1290 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Audio : Italian / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1310 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
Subtitle : French / 13.829 kbps

Par Ronny Chester - le 22 mai 2018