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Test blu-ray

Elena et les hommes

BLU-RAY - Région A, B, C
Gaumont
Parution : 16 / 5 / 2012

Image

Après le très beau travail sur French Cancan, le laboratoire Eclair a récidivé en 2011 avec la restauration (filière HD) d'Elena et les hommes, à partir du négatif original 35mm. Le rendu est extrêmement convaincant, tant dans la précision de l'image (belle définition, niveau de détail soutenu) que dans la propreté, la stabilité et la colorimétrie. Celle-ci apparaît très soignée, surtout très naturelle, nuancée, avec une belle saturation. Les contrastes sont bien tenus, et même assez denses, au point de perdre souvent du détail dans les noirs. On notera de légers tremblements dans les aplats, infimes résidus d'une émulsion de pellicule encore un peu fragile. L'ensemble est accompagné d'un léger grain argentique. Une très belle présentation, tout simplement.

Son

La bande-son apparaît très fidèle aux conditions d'origine, complètement nettoyée, dénuée de souffle et de traces d'usure. Les dialogues sont très clairs (avec quelques légères sifflantes), les ambiances (mesurées) bien présentes.

Suppléments


Elena, le rêve américain de Jean Renoir (44 min - 1080i)
Comme pour French Cancan, Gaumont comble nos espérances avec ce documentaire de 44 minutes (à mon sens une durée idéale pour ce type d’exercice, ni trop courte, ni trop longue), toujours signé Pierre-Henri Gibert. Documentaire on ne peut plus complet sur ce film excentrique et méconnu, dernier coup d’éclat de Jean Renoir, qui ne connut pas hélas, à sa sortie, le succès mérité. Et c’est justement parce que le film est resté quelque peu oublié et « mystérieux » que ce bonus est passionnant. Pour raconter en détail la création du film, depuis ses origines (pour Renoir, offrir à son amie Ingrid Bergman, en pleine crise avec Rossellini, un film joyeux) jusqu’à sa réception critique très sévère, aussi bien en France qu’en Amérique, Gibert croise de manière très rythmée, à l’américaine, les interventions de deux spécialistes de Jean Renoir : Olivier Curchod et Pascal Mérigeau. Tous deux sont très précis et très à l’aise sur le sujet, notamment sur l’affaire du général Boulanger, les coulisses du tournage, les tensions de cette coproduction internationale tournée en deux langues, et surtout la psychologie particulière du cinéaste, entretenant une étonnante relation d’amour-haine avec la France et cherchant paradoxalement, avec ce sujet Belle Epoque, à séduire avant tout le public américain. Renoir sera d’autant plus dévasté par la dénaturation de son film par les monteurs américains et par son échec au box-office, au point, nous apprend Mérigeau, de songer à vendre un tableau de son père pour arrêter le cinéma ! Les analyses de Curchod et Mérigeau, agrémentées de nombreuses photographies de plateau, sont complétées par les témoignages de Guy Cavagnac, assistant de Renoir entre 1962 et 1968, qui insiste avec émotion sur la richesse humaine du film, de Claude de Givray (critique et scénariste), qui s’intéresse à la portée politique du film, et enfin de Claude Gauteur, spécialiste du cinéma français, qui pour sa part évoque l’après Elena et le choix de Renoir de privilégier une carrière de biographe (de son père) et de romancier. Ouf ! Que demander de plus ?


Bande-annonce de French Cancan (3 min 55 - 1080p) sans intertitres

En savoir plus

Taille du Disque : 32 276 958 419 bytes
Taille du Film : 23 462 879 232 bytes
Durée : 1:38:23.083
Total Bitrate: 31,80 Mbps
Bitrate Vidéo Moyen : 28,51 Mbps
Video: MPEG-4 AVC Video / 28514 kbps / 1080p / 24 fps / 16:9 / High Profile 4.1
Audio: French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1567 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
Subtitle: French / 36,847 kbps
Subtitle: English / 34,155 kbps

Par Stéphane Beauchet (technique) et Claude Monnier (suppléments) - le 29 août 2019