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F.W. Murnau

F.W. Murnau

Biographie

Friedrich Wilhelm Plumpe nait le 28 décembre à Bielefeld, en Westphalie. Après des études classiques, un premier moment déterminant de sa vie sera la rencontre avec le théâtre auquel il se consacrera dès 1911. Aviateur durant le conflit mondial, il est fait prisonnier en 1917, et pourra rentrer chez lui en 1919. Comme d’autres anciens « élèves » de Max Reinhardt, il arrive au cinéma cette même année.

Sous le pseudonyme de Murnau (Du nom d’une ville où il avait eu une aventure amoureuse déterminante), il a tourné des œuvres d’abord en marge des studios, dans le grand chaos du cinéma Allemand d’après-guerre. Il tourne donc pour le compte de l’acteur Ernst Hoffmann (Der Knabe in blau), puis pour robert Wiene (Satanas), puis d’autres œuvres dont les plus anciennes sont aujourd’hui perdues. Ses films oscillent entre drame, mélodrame et fantastique ; un certain nombre de ses films sont inspirés de romans et récits déjà existants (Stoker, Mérimée, Stevenson) sans qu’elles soient mentionnées, ce qui aura d’ailleurs des répercussions sur le plus célèbre des films de cette première période de sa carrière : Nosferatu, adapté de Dracula.

Au milieu des années 20, à la U.F.A., Murnau devient l’un des plus importants réalisateurs Allemands notamment avec le film Der letzte Mann (Le Dernier des hommes). Il est respecté et suffisamment influent pour que le studio le suive dans ses projets artistiquement très ambitieux; il travaille avec les plus grands acteurs, décorateurs et techniciens du cinéma Allemand, et va tout naturellement être invité à se rendre aux Etats-Unis pour travailler à la Fox ; il y tournera trois films dont Sunrise (L’Aurore), avant de quitter Hollywood à l’aube du parlant pour tourner un film en Polynésie, Tabu. Ce sera le dernier, puisqu’il meurt le 11 mars 1931, d’un accident de la route à quelques jours de la première de son film.

Toute la carrière de Murnau sera donc circonscrite dans le muet, le metteur en scène ayant rejeté toute opportunité (Pour Four Devils en 1928, puis City Girl en 1929) de tourner des séquences dialoguées; celles-ci seront ajoutées par d’autres. A sa mort, Chaplin reconnaitra en Murnau un maître du cinéma, qu’il avait selon le grand comédien porté à son niveau de perfection absolue. Greta Garbo gardera son masque mortuaire chez elle, et de nombreux cinéastes se sont réclamé de son influence, et non des moindres : les premiers noms qui viennent à l’esprit sont John Ford et Frank Borzage, ses collègues à la Fox qui ont assisté fascinés au tournage de Sunrise. Ils s’en souviendront toute leur vie, comme du reste Hitchcock qui ne s’en est jamais caché…

Comme tant d’autres metteurs en scène de cette époque, on a perdu la trace d’un certain nombre de ses films, perdus ou du moins pas encore localisés : on possède assez peu d’informations sur les cinq premières œuvres de Murnau, toutes perdues à l’exception de quelques mètres, soit un fragment très court de son deuxième film Satanas. Des films Allemands qui suivent, Marizza est perdu lui aussi à l’exception de sa première bobine ; on n’a pas non plus retrouvé de copie de Die Austreibung (L’Expulsion), un film important selon l’historienne Lotte Eisner. Des quatre films Américains, seul Four Devils manque aujourd’hui à l’appel…

Un film de Murnau est avant tout une expérience visuelle, héritée des connaissances et de la fascination du jeune Friedrich pour l’art pictural, qu’il aimait à reproduire dans ses films, comme par exemple dans Faust ou Tartuffe. Comment s’étonner que ce qui définisse le mieux le cinéma de ce maître soit le plan, le cadre et la composition, bien plus que le montage?

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En savoir plus

Le Cinéma ruiné de F.W. Murnau

La fiche IMDb
Par François Massarelli - le 8 mars 2013

Informations

Naissance : 28 décembre 1888
Décès : 11 mars 1931
Pays : Allemagne
Métier : réalisateur

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