Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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lucFou2Film
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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar lucFou2Film » 30 juil. 15, 23:28

Salut,

Pour moi, le mot “impressionnant” résume parfaitement le long-métrage Interstellar. Je n’ai jamais douté du talent de Christopher Nolan, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que ce long-métrage soit aussi percutant. Le scénario est bien écrit et le concept est génial ! J’ai revu le film avec des amis lors d’une soirée cinéma à la maison. Bref, il faut avouer qu’Interstellar est un chef-d’œuvre.

Au revoir !

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Beck
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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Beck » 31 juil. 15, 11:24

J'ai aimé "globalement" ( :mrgreen: ) mais j'ai trouvé que Nolan usait beaucoup trop de la corde "rebondissement/retournement" de situation.
A certains moments j'étais complètement dedans, me prenant de plein fouet les plans spaciaux (de vraies sensations de vertige devant le grand écran), à d'autres je déccrochais total, avec le recul de trouver vraiment ridicule certaines scènes (y en a un bon paquet vers la fin).
Les thèmes de fond (les relations intra-familliales, père/fille, être sur le point de perdre ceux que l'on aime pour prendre conscience à quel point on les aime...) ne sont pas ce qu'il y a de plus novateurs, même dans le genre space-movie.
C'est surtout dans la mise en scène de certains passages et la qualité des images que j'ai pris plaisir à regarder Interstellar.
Bizarrement, je me le suis quand même pris en dvd, sentant qu'il fallait que je le revois pour peut être m'en faire un avis différent.... plus positif.
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Beck
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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Beck » 8 août 15, 23:13

Et que j'ai bien fais de me le prendre ! :D
Le fait de le voir une seconde fois, et de connaître d'avance le dénouement de l'histoire offre réellement la possibilité d'une autre lecture/analyse.
La "première partie", pré-décollage, plante le décors magistralement. L'environnement de nos personnages, isolé, poussièreux, nous place d'emblée dans une atmosphère étrange. Le temps semble s'effriter.
En une quarantaine de minutes, Nolan réussit a donner suffisament de matière dans la "présentation" de ses personnages et des relations qui les lient pour que l'on puisse s'y attacher. Une scène que j'ai trouvé particulièrement forte est celle où Coop' "bloque" devant les traces de poussière laissées par l'énigme gravitationnelle et où sa fille s'occupe de ramener le cahier de notes de son père, puis plus tard un casse croûte, le tout dans un "silence sacré". Egalement la poursuite du drone à travers les champs de maïs qui met en interraction le noyau de la famille au travers d'une organisation "fourmilièsque".
Cette passion partagée entre père et fille est touchance, ce qui m'a rappelé la relation entre Britt Robertson et Tim McGraw dans A la poursuite de demain de Brad Bird.
La scène du départ de Cooper après les derniers mots échangés avec Murph est magnifiquement mise en scène, soutenue par l'orchestration de Hans Zimmer qui rajoute juste ce qu'il faut pour alimenter la dimension dramatique: probable non-retour de notre héros, et à la fois épique car début d'une aventure cosmique avec possible "sauvetage de l'humanité" à la clé.
Cette scène réussit à créer chez le spectateur, en tout cas pour ma part, un sentiment de contradiction intérieure. On se retrouve partagé entre ces deux enjeux sans trop savoir sur lequel placer son espérance. Vu la teneur de l'ambiance, on comprend que Coop est d'ores et déjà confronté à un choix, Murph l'a bien comprit aussi, unit à son père par un amour éternel. Prévôt pour lui la deuxième option, poussé par l'envie de se réaliser en tant que pionnier plus qu'en tant que père au sein d'une humanité qui ne le comprend pas et qui l'étiquette comme "marginal" (la scène de l'entretien scolaire).
M'est venu à ce moment un parallèle avec Le convoi sauvage de Richard C. Sarafian. La transposition des rôles Matthew McConaughey-Richard Harris: le "héros" qui se perd dans une immensité (l'espace pour l'un, les plaines de l'Amérique du nord pour l'autre) en quête de "rédemption" afin de prendre conscience de l'essentiel (à savoir rester auprès de son/ses enfants), et Michael Caine-John Huston (le "mauvais père") m'a sauté aux yeux. Et dans l'ensemble de la trame scénaristique, je retrouve beaucoup de points communs.
Bref. S'engage après ce douloureux départ la longue errance parsemée d'embuches spatiales de notre "héros".
Le passage avec Matt Damon s'étire un peu trop en longueur, et du coup le dernier acte, (traversée du trou-noir-explications-conclusion) paraît très compact (je me suis un peu lassé de la musique de Zimmer vers la fin, mais ça reste un détail).
Morale de l'histoire: l'amour, qui est tout sauf une science exacte, comme seule boussole digne de fiabilité. Cool ! :D
A part ça, prions pour que ce film ne soit pas concidéré dans un certain futur comme un film d'anticipation (non pas qu'il n'existe plus flippant comme scénario dont on pourrait craindre qu'il devienne réel, mais je trouve celui d'Interstellar assez "réaliste", dans une certaine mesure bien sûr....). :mrgreen:
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AtCloseRange
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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar AtCloseRange » 2 nov. 15, 19:37

Révision un poil à la baisse.
Que dire devant ce film "monstre"?
Qu'il est très inégal: il y a des choses très belles et de moments presque embarrassants.
C'est en fait le "Contact" des années 2010 (en mieux).
La première heure est impeccable et la relation de McConnaughey avec sa fille vraiment touchante. Pour la première fois de sa carrière, Nolan fait à peu près tout bien pendant cette première partie.
Dès qu'on décolle, il faut bien dire que le choses seront plus problématiques. Les mauvais habitudes de Nolan reprennent le dessus avec beaucoup trop de dialogues pontifiants en plus d'être imbitables. il veut le beurre et l'argent de beurre et ça pose problème: le cœur du film, ce sont des choses toutes simples, l'amour d'un père pour sa fille (et inversement) et dans le même temps, on est obligé de se fader du charabia scientifique qui rend l'action globalement absconse. Nolan aurait dû simplifier les choses mais non, il a tenu à avoir une caution scientifique à son film. Quand il reste dans le visuel, il faut bien dire qu'il y a de quoi se régaler. Quand le film vire au film de genre avec "méchant", là aussi il se prend les pieds dans le tapis.
Quand Nolan laisse Romilly 23 ans seul, il trébuche aussi rendant la scène ridicule. On peut lui reconnaître le courage de ne pas la jouer safe, de pousser les potards au maximum au risque du kitsch et c'est aussi, ajouté à la force de conviction de l'ensemble, ce qui en fait un film pas comme les autres.
Enfin, voilà, Nolan prend des risques et même s'il fait de nombreux choix délicats, difficile de nier l'impact du film (bien aidé par la BO de Zimmer).
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Thaddeus
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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Thaddeus » 2 nov. 15, 20:22

Je savais bien qu'on finirait par se retrouver sur la même longueur d'ondes concernant un film. Tu l'as revu un peu à la baisse, pour ma part il a plutôt bien vieilli dans mon souvenir depuis un an, et voilà : on est raccord.

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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Jeremy Fox » 2 nov. 15, 20:34

Revu en DVD six mois après sa découverte en salles ; il reste définitivement dans mon Top 100.

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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Jihl » 2 nov. 15, 20:49

Jeremy Fox a écrit :Revu en DVD six mois après sa découverte en salles ; il reste définitivement dans mon Top 100.


Revu 2 fois à une semaine d'intervalle en blu-ray. Vraie grosse révélation aussi pour moi qui n'avait jamais accroché au cinéma de Nolan (j'ai d'ailleurs revu depuis Inception que j'ai réévalué quelque peu enfin c'était pas très dur on partait de très bas...).
Peut être pas top 100, mais top 200 à coup sûr, et sur mon podium d'une très belle année 2014.

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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Max Schreck » 18 juil. 16, 16:24

Décidément, en dehors de ses Batman, je reste client du cinéma de Nolan et des scénarios aussi ambitieux que très originaux qu'il livre régulièrement avec frangin Jonathan. Ça ne touchera pas ici la perfection, mais la proposition est suffisamment forte pour que je ne boude pas mon plaisir. Au point de devoir me forcer à taire les inévitables recherches d'incohérences que suscite ce genre d'histoire (j'y reviendrai néanmoins).

J'aime l'ampleur que donne le cinéaste à son récit, qui aurait peut-être même gagné à durer davantage (non pour expliciter mais pour renforcer l'immersion). Formellement, si je partage toujours son goût pour le montage parallèle, je regrette que le film ne soit pas pleinement grandiose alors que c'est ce qu'il aurait pu promettre. Entre la peinture de cette Terre au bord de sa fin, l'exploration de l'espace et de planètes inconnues, il y avait de quoi nourrir la rétine, je n'ai pas eu suffisamment l'impression de plans ou d'enchaînements marquants. C'est propre, irréprochable, souvent élégant même, mais sans réel génie, voire un peu répétitif (au moins échappe-t-on au scènes d'action illisibles). Même la direction d'acteur semble un peu trop laissée en roue libre. Si je n'attendais rien de particulier d'Anne Hattaway, j'ai eu du mal à concevoir que Michael Caine apparaisse ici si peu expressif.

Un peu entre deux eaux, le film semble hésiter entre la carte du merveilleux et le réalisme scientifique. On est fasciné ce qu'il faut par le voyage, et en même temps laissé sur notre faim quant à certains aspects techniques. Mais rien que pour avoir laissé l'espace dans le silence total, respect. Et j'ai adoré les robots, leur look super original et finalement crédible, et le fait qu'on échappe au cliché de la machine qui pête les plombs. J'ai aimé l'exposition, tout en nuances et non-dits, préférant se concentrer sur l'essentiel, ses personnages et leurs espoirs, en nous laissant déduire comme on veut le contexte et comment on en est arrivé là. Restent quelques raccourcis un peu bizarres (Cooper immédiatement enrolé pour une mission censée être aussi secrète qu'ultra-ambitieuse), ou des mystères cousus de fil blanc : le film s'ouvrant sur le visage d'Ellen Burstyn, j'ai vite compris qu'on la reverrait plus tard, et dans quel rôle. De même, à partir du moment où ça traite de relativité et d'espace-temps, on se doute vite que Cooper va a à un moment où un autre profiter du trou noir pour créer quelques paradoxes. J'ai été très tôt tenté de croire que tout le film n'est qu'un rêve de plus pour Cooper (puisque ça démarre par un réveil), ce qui serait bien commode, mais zéro élément pour soutenir ça.

Les dialogues eux-aussi manquent un peu de génie, soit trop lourdement explicatifs (en mode l'astrophysique pour les nuls), soit pas assez lyriques pour soutenir pleinement l'émotion que le film appelle, ou tenant trop de la sentence. Ça doit encore plus mal passer en VF... J'ai été touché ce qu'il faut, parce que le film met en scène des idées très fortes, sur le temps et sur la force de ce qui nous lie aux autres. Malgré toutes ces réserves, encore une fois, c'est un film suffisamment à part et audacieux qui m'aura fait passer un très chouette moment. Le tout raconté avec une totale sincérité, un premier degré qui à défaut d'être niais m'est même apparu rafraîchissant dans l'univers formaté du blockbuster hollywoodien. Et j'ai bien conscience que la bonne foi du conteur ne suffit pas toujours pour convaincre, à l'image d'After earth où Shyamalan proposait lui aussi un dispositif original, mais échouait à mes yeux à l'exploiter.

Musicalement, j'ai apprécié pendant tout le film le choix de ces sonorités très épurées, cet espèce d'orgue aux accents mystiques et ses développements planants, prêt à découvrir lors du générique qu'ils étaiens signés Cliff Martinez (j'ai souvent pensé au splendide Solaris de Soderbergh). Et ça m'a plutôt fait plaisir de découvrir à la place le nom de Hans Zimmer, dont je n'espérais plus la résurrection, après tant de scores impersonnels.
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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Flol » 18 juil. 16, 17:36

Max Schreck a écrit :Et ça m'a plutôt fait plaisir de découvrir à la place le nom de Hans Zimmer, dont je n'espérais plus la résurrection, après tant de scores impersonnels.

Son meilleur boulot des 10 dernières années, largement.

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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Zelda Zonk » 17 janv. 17, 11:06

Enfin découvert hier soir.

Je ferai plutôt partie de la minorité sur ce forum, car le film ne m'a pas vraiment emballé. Disons qu'il m'a même déçu par rapport aux attentes et au buzz (une des raisons pour lesquelles j'ai tant tardé à le voir, j'ai tendance à fuir les "grosses sorties").

Je reprends ici le dernier message de AtCloseRange, car après avoir lu les 15 pages de ce topic, c'est l'avis auquel je me range le plus, avec celui de Demi-lune aussi :

Film très inégal: il y a des choses très belles et des moments presque embarrassants.
C'est en fait le "Contact" des années 2010 (en mieux).
La première heure est impeccable et la relation de McConnaughey avec sa fille vraiment touchante (...) Dès qu'on décolle, il faut bien dire que le choses seront plus problématiques. Les mauvais habitudes de Nolan reprennent le dessus avec beaucoup trop de dialogues pontifiants en plus d'être imbitables. il veut le beurre et l'argent de beurre et ça pose problème: le cœur du film, ce sont des choses toutes simples, l'amour d'un père pour sa fille (et inversement) et dans le même temps, on est obligé de se fader du charabia scientifique qui rend l'action globalement absconse. Nolan aurait dû simplifier les choses mais non, il a tenu à avoir une caution scientifique à son film. Quand il reste dans le visuel, il faut bien dire qu'il y a de quoi se régaler. Quand le film vire au film de genre avec "méchant", là aussi il se prend les pieds dans le tapis.


Et surtout, toujours le même "problème" de Nolan : son obsession de tout rationaliser. Ça marche sur certains de ses films mais pas ici pour moi, sur un sujet qui appelle une ampleur de regard. L'infini, le continuum espace-temps, ça ne peut pas rester pour lui à l'état d'indicible, il faut qu'il les rationalise, qu'il les rende concrets. (...) Nolan m'apparaît incapable de transmettre ses idées, de figurer leur absolu tétanisant, sans les vider de leur mystère et du coup les appauvrir, en les ramenant à quelque chose de purement illustratif, sans fascination possible. Voilà : Interstellar est un film illustratif, qui donne tout clés en main. Un faux film profond, régulièrement pompier dans son exécution, insignifiant par rapport aux considérations métaphysiques qu'il aimerait mettre en exergue, tout simplement parce que l'inconnu est étranger à Nolan. Quelques moments d'émotion toutefois avec les messages vidéo... c'est bien peu.


Pour moi aussi, le plus beau moment d'émotion du film reste sans doute les messages vidéos découverts après 27 ans. Ca aurait pu être gnan gnan et larmoyant, mais ça marche parfaitement.
Pour le reste, hormis quelques prouesses visuelles, le film traîne en longueur et est constamment sur la corde raide pour ne pas sombrer dans le ridicule. Et là on adhère (Jeremy, par exemple) ou pas. Tout ce fatras pseudo-scientifique, cette métaphysique new age, ce bavardage sur-explicatif, viennent plomber l'œuvre et désamorcer tout affect, tout lyrisme, tout mystère, toute poésie. C'est d'ailleurs là la différence majeure avec le Kubrick ou le Tarkovski, auxquels on a comparé ce film, de manière abusive à mon sens.
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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Bogus » 25 sept. 17, 18:25

Grosse surprise que ce film qui m'a complètement cueilli!
Certes le charabia scientifique est totalement abscons mais c'est à chaque fois vite expédié et de manière efficace pour ne pas non plus larguer le spectateur et laisser place à des moments de bravoure spectaculaires.
Mais au delà de ça quelle émotion avec cette relation hyper touchante entre McConaughey et sa fille (géniale gamine) au coeur de cette intrigue vertigineuse.
Et puis ces robots étrangement cool!

Le seul accro pour moi c'est Matt Damon. J'ai marché à fond dans les péripéties autour de son personnage mais Matt Damon... non. C'est physique.

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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Alexandre Angel » 25 sept. 17, 22:50

Aïe, aïe, aïe : Nolan, c'est vraiment pas mon truc (sauf Dunkerque et peut-être un autre). Il y a du bon travail technique et de la proposition SF vertigineuse qui pourrait stimuler si le réalisateur n'avait pas la main aussi lourde et si le film n'était pas aussi interminable. L'ensemble parait fumeux, boursouflé, un peu prétentieux. J'aime infiniment mieux Gravity.

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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Strum » 26 sept. 17, 14:49

Alexandre Angel a écrit :Aïe, aïe, aïe : Nolan, c'est vraiment pas mon truc (sauf Dunkerque et peut-être un autre). Il y a du bon travail technique et de la proposition SF vertigineuse qui pourrait stimuler si le réalisateur n'avait pas la main aussi lourde et si le film n'était pas aussi interminable. L'ensemble parait fumeux, boursouflé, un peu prétentieux. J'aime infiniment mieux Gravity.


Derrière les discours scientifiques et le couvert de la théorie de la relativité, c'est pourtant une histoire assez simple, l'histoire d'un grand amour entre un père et une fille. Et ce lien simple entre eux, cet amour très grand entre eux, qui apparait dans le prologue, avant donc la construction du récit qu'il va ensuite nourrir, en fait pour moi d'assez loin le plus beau film de Nolan et un film plus émouvant que Gravity où nul lien humain solide n'est construit avant la mise en place de l'intrigue.

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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Demi-Lune » 26 sept. 17, 15:02

Perso, je ne me fais pas de nœuds au cerveau : je trouve les deux films nuls. :mrgreen:

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Re: Interstellar (Christopher Nolan - 2014)

Messagepar Strum » 26 sept. 17, 15:04

Demi-Lune a écrit :Perso, je ne me fais pas de nœuds au cerveau : je trouve les deux films nuls. :mrgreen:


Effectivement, cela règle la question. :mrgreen: Je n'aime pas beaucoup Gravity, mais j'aime Interstellar, en tout cas les deux premiers tiers avant que ne resurgissent dans le dernier tiers quelques défauts du réalisateur (montage alterné forcé, volonté de rationaliser l'indicible, etc.)