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Au
manoir de Totleigh, les paris sur le nom du futur époux
de Lady Alice Mashmorton (Joan Fontaine) vont bon train au sein du personnel
de maison. Le jeune domestique Albert, au courant de certains secrets,
souhaite miser sur un outsider au nom inconnu, un américain qu’Alice
aurait rencontré lors d’un séjour à la montagne.
Au cours d’un voyage à Londres pour le retrouver, Alice rencontre
Jerry Halliday (Fred Astaire), célèbre vedette de Broadway
en tournée dans la capitale qui tombe aussitôt amoureux de
la jeune femme. Mais sa réputation de bourreau des cœurs qu’entretient
son agent (George Burns) s’avère plutôt encombrante
lorsqu’il s’agit de prouver ses sentiments sincères
et profonds. Souhaitant ardemment gagner son pari et pensant que Fred
est l’américain sur lequel il a misé, Albert met tout
en oeuvre pour favoriser la cour de Jerry, allant même jusqu’à
lui faciliter son entrée au manoir des Mashmorton. C’est
le début d’une série de chassés-croisés
et de quiproquos... |
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L’idée de remplacer Ginger Rogers par Joan Fontaine
était vouée à l’échec surtout
que le script s’évertue malgré tout à
faire faire à l’actrice quelques pas de danse bien
maladroits qu’arrive à peine à cacher la discrète
mise en scène de Stevens lors de la séquence Things
Are Looking Up pourtant filmée d’assez loin. Mais
même en tant qu’actrice, la débutante n’est
pas encore bien au point, très peu à son aise dans
la comédie ; le duo qu’elle forme avec Fred Astaire
ne provoque aucune émotion et la complicité que l’on
sentait prégnante entre Fred Astaire et Ginger Rogers est
ici totalement absente. Nous sommes encore très éloignés
de la Joan Fontaine qui se révèlera dans toute sa
splendeur dans le Rebecca d’Alfred Hitchcock.
Le duo comique formé par George Burns et Gracie Allen, s’il
fait rire au départ, finit bien vite par lasser et devenir
indigeste. |
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Image : Une copie non restaurée, bourrée de griffures, lignes et autres taches mais dont les contrastes et la définition s’avèrent plutôt correctes. Cependant, une nouvelle fois, la compression ne tient pas vraiment la route et le Fog londonien la supporte très mal. Quand à la plus belle séquence du film, elle en pâtit aussi fortement ; si je vous dis que son titre en est A Foggy Day, vous aurez certainement deviné de quoi il en retourne, les scènes de brume étant les plus difficiles à gérer en ce qui concerne la compression. Mais pourquoi donc ce sympathique éditeur (qui aime bien châtie bien !) ne prend-il pas comme modèle ses plus belles réussites dans ce domaine (L’Avventura, La Charge héroïque, Fort Apache, Iwo Jima…) pour appliquer le même travail de numérisation à l’ensemble de son catalogue ? Son : Une unique piste mono anglaise qui n’accomplit pas des miracles mais qui n’est pas non plus désastreuse. Ca grésille, ça crépite, ça souffle mais ça reste assez clair. L’intégralité des chansons n’est pas sous-titrée mais ces dernières ne servant pas vraiment à faire avancer l’intrigue, rien de dommageable en l’occurrence. |
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| Pour
seul supplément,
la désormais traditionnelle et sympathique introduction
de Serge Bromberg revenant sur le début de carrière de Fred
Astaire. |
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