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Tuer
!Shingo est marqué par le sceau du destin. Alors que sa mère vient d’être exécutée pour meurtre, il est confié au Samouraï Takakura qui lui cache son origine et l’élève comme son propre fils. Après être parti durant trois années en apprentissage à travers le Japon, il revient au clan. Rapidement, son passé va le rattraper tandis que la jalousie naît d’un nouveau savoir martial qui lui promet un brillant avenir.
Le Sabre |
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Le
coffret édité par Wild Side est l’occasion de découvrir
plus avant l’étendue du talent de Kenji Misumi, principalement
connu en France pour ses épisodes de la saga Zatoichi et quatre
des six volets constituant la série Baby Cart.
Après avoir fait ses armes à la Nikkatsu (où il
entre en 1941), Kenji Misumi entre à la Daiei qui lui offre son
premier grand succès en 1960 avec Le Passage du grand
Bouddha, adaptation d’une partie du roman fleuve (30
tomes !) de Kaizan Nakazato. Le héros Ryuonosuke Tsukue, ronin
devenu aveugle, est pris d’une rage meurtrière qui va ensanglanter
le film et le faire crouler sous un déluge de violence et de
folie. On retrouvera cette figure de samouraï solitaire, sombre
et impitoyable, dans la saga Baby Cart que Misumi réalisera
dans les années 70, alors même que le Chambara est tombé
en désuétude. Cinq ans plus tard, Kihachi Okamoto réalisera
une nouvelle adaptation du roman de Nakazato, Sword of Doom,
également éditée par Wild Side, véritable
chef d’oeuvre du genre.
Il convient de saluer le choix éditorial qui a guidé
Wild Side dans l’élaboration de ce coffret. Tout en offrant
un aperçu du talent protéiforme de Misumi, c’est
l’occasion de constater la cohérence et le constant renouvellement
d’une œuvre, qui de Zatoichi à Baby Cart, est l’une
des plus passionnantes du cinéma japonais de ces décennies.
La présence de Raizo Ichikawa dans les rôles principaux
est un autre fil conducteur, tant le talent et le charisme de l’acteur
resplendissent dans chacun de ces trois films et en conditionne la réussite. |
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![]() Image : Les trois films sont proposés dans leur format scope d’origine. Les trois films ont une excellente définition, les copies sont quasiment exemptes de défauts et la restauration est à saluer. La compression est de très bonne tenue, même si elle n’évite pas par moments quelques fourmillements. Si Tuer ! a une colorimétrie un peu fade par moments, La Lame diabolique est absolument splendide de ce point de vue. Le noir et blanc sur Le Sabre est magnifique , les contrastes saisissants donnent la pleine mesure du travail du chef opérateur et de Misumi. Son : Chaque film est proposé en
VO avec des sous-titres incrustés. Les pistes sonores restaurées
sont en Dolby mono, claires et idéalement mixées. Un sans-faute
complet. |
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Chaque
film est proposé avec sa bande annonce d’origine (en VO stf).
Celles-ci sont soignées et rythmées, présentées
dans une très bonne image en 2.35.
Le disque de Tuer ! contient un documentaire de 31 minutes, Kenji Misumi et Raizo Ichikawa, au fil du sabre. Mitsuaki Tsuji (assistant réalisateur) et Akira Naito (chef décorateur sur Tuer ! et Le Sabre) partagent leurs expériences avec Kenji Misumi, tandis que Shiho Fujimura (actrice dans Tuer !) et Masako Miwa (présidente du fan club de Raizo Ichikawa) se concentrent sur l’acteur. Essentiellement composées d’anecdotes, le documentaire propose cependant quelques enseignements intéressants sur la méthode de travail du réalisateur et le parcours au sein du Kabuki de l’acteur. Un livret signé Denis Brusseaux et Fabrice Arduini accompagne
le coffret. L’iconographie et la mise en page magnifiques sont
à saluer, même si c’est une habitude chez Wild Side
! Douze pages retracent le parcours de Misumi, de sa naissance adultérine
dans le quartier des plaisirs de Kyoto à son parcours au sein
des studios Nikkatsu puis Daiei. Soit une petite biographie qui éclaire
pertinemment l’œuvre du cinéaste. Les huit pages suivantes
sont consacrées à la thématique du sabre qui parcourt
la trilogie proposée. Les auteurs mettent en exergue cette figure
développée différemment chez Renzaburo Shibata
(Tuer ! et La lame diabolique) et Mishima (Le Sabre). Si la vision des
deux écrivains s’opposent, elles offrent en se complétant
une facette de la mythologie de la violence et de la mort dans la culture
japonaise brillamment mise en avant par les deux auteurs du livret. |
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