
Réalisé
par Albert Rogell
Avec John Wayne, Martha Scott, Albert
Dekker
Scénario : Eleanore Griffith,
Ethel Hill et Thomson Burtis d’après la nouvelle ‘War
of the Wildcats’ de Thomson Burtis
Musique : Walter Scharf
Photographie : Jack Marta
Un film Republic
Usa – 97 ' - 1943 |

Editions
Atlas / les plus grands westerns John Wayne
97 mn pour la VO / 92 mn pour la VF
Zone 2
Format cinéma : 1.33
Format vidéo : 4/3
Noir et blanc
Langues : Anglais / Français
Sous titres : Français
Mono d’origine
Chapitrage animé |


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Chroniqués
par DvdClassik :
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1906.
En Oklahoma, c’est la ruée vers l’or
noir : c’est à l’intérieur des arides
réserves indiennes que l’on trouve le plus de
ce pétrole. L’exploitant millionnaire Gardner
propose donc aux Indiens de forer leurs terres mais ces derniers
n’ont pas confiance en lui. Dan Sommers, un cow-boy,
est décidé à protéger les droits
des Indiens et ira jusqu’à trouver le président
des Etats-Unis pour obtenir l’autorisation de superviser
lui-même l’exploitation afin que les propriétaires
des terres ne soient pas floués. Se dressant contre
le magnat du pétrole, Sommers n’est alors qu’au
début de ses problèmes, Gardner allant essayer
par tous les moyens de lui mettre des bâtons dans les
roues. Pour compliquer le tout, les deux ennemis vont se disputer
les faveurs d’une même femme : Cathy Allen, une
jeune institutrice, romancière à temps perdu. |
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"Il
se passe tellement de choses qu’on dirait une parade
de cirque"
dit le personnage de Martha Scott à mi-film. Nous
assistons en effet à un grand nombre d’évènements
au cours de La ruée sanglante (un numéro
de music-hall, l’explosion d’un puit de pétrole,
une rencontre avec le président des USA, une bagarre
homérique, une ruée de chariots transformés
en citernes…), mais tout ceci est filmé tellement
platement et paresseusement que nous avons du mal à
nous rendre vraiment compte que le scénario nous
offre tant de rebondissements. D’emblée, il
est clair que ce western de série ne pourra plaire
qu’aux inconditionnels purs et durs du genre. Tout
y est conventionnel, que ce soit le scénario, l’intrigue
et la mise en scène. Mais c’est peut-être
aussi grâce à ces conventions que les fanatiques
se retrouveront en terrain connu et pourront passer malgré
tout un agréable moment. Car si l’ensemble
est effectivement terne et assez mollasson, tout n’est
pas à jeter dans ce film.
Et c’est une nouvelle fois grâce
à John Wayne qu’il arrivera à tenir
en éveil certains qui savent très bien à
l’avance à quoi ils vont assister. En effet
l’acteur se révèle une fois de plus
très à son aise lorsqu’il s’agit
de jouer la comédie, et ici, son personnage plein
d’humour le lui permet. Il prend un plaisir fou à
se faire ridiculiser par le personnage féminin principal,
à faire le fanfaron et le roublard. "Ma grand-mère
dit toujours… " n’arrête pas de dire
John Wayne à tout bout de champ, le personnage n’en
ayant pourtant jamais eu ! "C’était une
licence poétique" avouera t-il à la fin,
s’étant fait prendre à se trahir lui-même.
Voir aussi l’acteur se plonger avec délice
dans un roman à l’eau de rose, arriver dans
le train par la fenêtre, s’interposer et s’imposer
par jalousie entre les amoureux lors d’une soirée,
etc., sont des moments assez savoureux. D’ailleurs
le premier quart d’heure du film qui voit la présentation
des personnages à l’intérieur du train
est assez bien enlevée et se rapproche plus de la
comédie américaine que du western. Les scènes
d’actions réglées par l’habituel
Yakima Canutt, et entre autre la fameuse ruée du
titre, sont très efficaces. Ce sera d’ailleurs
la dernière cascade de Canutt qui se contentera par
la suite de les régler (il est surtout connu pour
avoir mis en place la course de chars dans Ben-Hur),
après avoir failli perdre une jambe au cours de ce
tournage.
Western assez plaisant grâce
surtout à son humour non dénué de verve
et à des dialogues assez réussis, mais qui
ne laissera pas un grand souvenir : on se demande même
aujourd’hui comment un tel film a pu rencontrer autant
de succès. Il aura cependant permis d’aider
à la lutte contre un certain crime organisé.
En effet, La ruée sanglante s’inspirant
d’une réalité encore quotidienne en
Oklahoma, le film est une bombe faisant connaître
au grand public du reste des Etats-Unis comment des prospecteurs
sans scrupules spolient les Indiens de leurs terres et de
leurs droits. A ce propos, le film est bien gentillet puisque
‘le méchant’ utilise le discours pour
parvenir à ses fins alors que la vérité
était autrement plus rude : les Indiens étaient
abattus et peu après, quelqu’un arrivait avec
un testament le rendant propriétaire de ses terres.
Hoover, patron du FBI, voyant que le film faisait réagir,
prend les taureaux par les cornes et met fin aux agissements
d’un réseau de faussaires qui, après
avoir établis des testaments, en faisaient abattre
les auteurs présumés pour hériter de
leurs terres. A signaler aussi que, une fois encore, John
Wayne prend avec véhémence la défense
des Indiens dans une scène à la Maison Blanche,
son discours étant étonnamment absent dans
la version française !
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